:: Le désaveu du Général Güter ::
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Daniel Fellini
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Posté le: Mar 29 Avr 2014 - 14:02
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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[HRP : Précédemment sur le Pégasus : Les fantômes du Secteur 9]



Après plusieurs années d'absence, le Pégasus revenait au bercail. Il revenait à la base de Ptolémaios qui l'avait vu naître, la base lunaire. D'aucun sauf les anciens de ce statioport devait se souvenir de ce vaisseau qui avait livré brillamment ou tristement selon l'occasion des batailles pour la Coalition. Aujourd'hui il n'avait plus rien à voir, son équipement ayant fondamentalement changé ainsi que la composition même de son équipage, mais il gardait une certaine aura, c'était un vaisseau de très haute technologique. Cependant, ce retour aurait pu se faire dans de bien meilleurs circonstances car c'est endommagé fortement sur son flanc Bâbord qu'il se présentait. Les opérateurs de la base accompagnèrent l'entrée du Pégasus jusqu'au quai numéro neuf. Dès qu'il en fut rattaché, on ouvrit les portes et on laissa arriver les équipes se secours pour récupérer les blessés les plus graves, et des techniciens pour accompagner les réparations. Au même moment, Daniel donna ses dernières instructions à son personnel du pont :

- Bon, nous allons sûrement passer du temps dans la base. Faîtes transmettre un ordre de permission pour le personnel non mobilisé pour les réparations, mais ne les autorisez pas à sortir de la base.
- Capitaine, le Général Güter souhaiterait vous voir pour débriefing.
- Dîtes au Général que je serais disponible lorsque j'aurais terminé mon rapport. Matevsti, je te laisse le commandement.
- D'accord Capitaine.


Daniel prit congé pour rejoindre son bureau. A dire vrai il n'avait pas envie pour le moment d'aller se confronter à un officier général, il sortait à peine de mission et il avait pas mal de choses à clarifier dans son propre vaisseau pour assurer le bon fonctionnement des réparations. Dans le couloir il croisa Maria, elle était raccompagnée vers l'extérieur sur brancard, toujours inconsciente ou alors simplement endormi. Daniel interpella les aides-soignants, leur demandant un petit instant durant lequel il gribouilla un mot qu’il glissa dans la main de la jeune femme. Il les remercia finalement et rejoignit son quartier. Le statioport étant sécurisé, il abandonna sa tenue spatiale pour préférer celle en habits légers terrestres, c'était beaucoup trop gênant sinon pour taper à l'ordinateur. Puisque ça allait être long, autant se mettre à l'aise.

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Posté le: Mar 29 Avr 2014 - 14:02
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Andreï Avilov
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Posté le: Mar 29 Avr 2014 - 20:56
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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[RP fait du point de vue de mon PNJ, François Reynders]

François n’avait eu guère de mal, sitôt le regard du capitaine posé ailleurs, d’éviter ce stupide contrôle médical. De toute façon, vu le chaos à bord du vaisseau, il était douteux que quiconque lui fasse une remarque. Au lieu de ça, le pilote de MS alla à sa cabine prendre un repos bien mérité. C’est ainsi que, plusieurs heures plus tard, quand le vaisseau arriva à la base lunaire, François était frais et dispo, contrairement à la plupart des membres d’équipages.

Tout de suite après l’arrivée à la base lunaire, François se dépêcha de quitter le vaisseau pour découvrir la base lunaire de Ptolémaios. Il avait abondamment entendu parler de cette gigantesque base et port spatial qui servait de QG spatial à l’alliance, mais il n’avait pas eu l’occasion de bien l’explorer lors de son cours séjour.

*Les insectes n’ont qu’à bosser, j’ai déjà bien assez fait en les défendant lors de l’affrontement.*

François quitta rapidement les docks spatiaux, puis commença à déambuler, à pied, au milieu des bâtiments de la base. Il ne doutait pas de rapidement trouver un bar ou un petit resto où il pourrait se mettre une bonne cuite, comme il le faisait souvent lors de sa formation. Cependant, alors qu’il s’apprêtait à rentrer dans un bar qu’il avait repéré, il fut attrapé à la gorge par un inconnu qui à vois haute, comme s’il parlait à un ami.

« François, tu va pas aller dans ce bouge pourri quand même, la bière y est même pas bonne Attend, on va te montrer un bar sympa ».

La personne qui venait de l’agripper se tenait de manière à donner l’impression de s’appuyer sur le dos et l’épaule de François tout en mettant un bras autour de son cou. Mais celui-ci sentait parfaitement les solides muscles et la prise que l’inconnu avait placé. Celui-ci se pencha à son oreille et lui souffla

« Tu bouge, je te brise la nuque. Suis nous sans faire d’histoire et aucun mal ne te sera fait, au contraire. »

Au même moment, 2 énormes brutes, portant l’uniforme des sous-officiers de la fédération, arrivèrent pour Entouré François et son agresseur. Celui-ci n’avait pas le choix, il se laissa guider. Le quatuor monta rapidement dans une jeep militaire, qui les conduisit devant un bar au nom évocateur, puisqu’il s’appelait « la bleue planète ».A l’intérieur, les signes de l’appartenance de ce bar étaient multiples : étoiles, sphère terrestre bleutés entre autre, il n’y avait guère moyen de se tromper.

*Un repère de gars du Blue, mais pourquoi ils m’ont amené là eux ?*

A peine entré, un officier, capitaine de vaisseau à en croire son uniforme, leur fit signe d’approcher. François regarda à gauche et à droite, mais les 2 brutes étaient toujours à coté de lui, ne lui laissant guère le choix. François s’assit donc sur la chaise qu’on lui désignait. Le capitaine commença tout de suite à parler sur un ton amical.

« Te voilà en fin mon cher François. Tu voudra bien excuser mes hommes de leurs manières, ils sont d’excellent éléments, mais pas vraiment des tendres. Comme nous tous ici bien sûr. »

Le capitaine laissa un instant à François pour répondre au compliment, mais celui-ci resta de marbre, encore trop énervé d’avoir été forcé ainsi. L’air faussement déçu, le capitaine continua.

« Mais j’oublie toutes les politesses. Je suis le capitaine Hockman, mais tu a pu entendre parler de moi sous mon surnom, la brume noire. »

François écarquilla les yeux : il était resté assez longtemps sur la lune pour entendre parler de ce redoutable capitaine qui, avec un simple Nelson, courait de victoires en victoires depuis maintenant plusieurs années, sans que ZAFT ai pu le stopper. Hockman eu un sourire satisfait.

« Bien, je vois que tu me connais, tant mieux. Mais tu te demande certainement pourquoi je t’ai fait venir ici n’est-ce pas. »

Question purement rhétorique, Hockman enchaina immédiatement.

« Et bien tu vois, depuis un certain temps, je me pose des questions quand à certaines décisions des eurasiens et de leurs officiers. Et plus particulièrement depuis que j’ai vu le Pegasus. »

Fançois, qui était sincèrement intrigué, se pencha en avant sur la table. Hockman fit de même et poursuivit d’un ton un peu plus bas.

« Regarde, honnêtement, ne serait-ce qu’un instant, l’équipage du Pegasus et ses officiers. Rien ne te semble bizarre ? »

François ne comprenait pas exactement où le capitaine voulait en venir, mais il acquiesça. Hockman poursuivit en commençant à énumérer tout en levant les doigts de sa main un à un comme pour compter.

« Ton capitaine : un mec sans aucune expérience du front, un historien sans formation au management ou autre, à qui ont confie un croiseur de pointe pour jouer aux éboueurs de l’espace, tu m’explique ? »

François n’avait aucune idée à amener, il laissa Hockman enchainer. Celui-ci leva un 2éme doigt.

« Ton second : Matevski, un gosse, à peine sorti de l’école militaire, aucune expérience sur le front lui non plus. Tu trouve ça normal sur un croiseur de laisser un amateur chapeauter un bleu ? »

François comprenait les arguments de Hockman, il le laissa enchainer. Le capitaine leva un 3éme doigt.

« Ton chef d’escadrille : Avilov. Un boulet qui a raté ses études et s’est fait engager comme pilote de Moebius, jusqu’à ce que tout à coup on lui donne un prototype et un poste d’officier. Bien sur il a quelques victoires, mais combien qu’il mérite réellement ? Tu noteras qu’à ce niveau on a pas encore une seule personne ayant une expérience de commandement. »

François comprenait d’autant plus ce dernier point.

*Si cet idiot d’Avilov m’avait laissé faire, je mettais en pièces ce stupide Strike et je démembrais l’autre en moins de 2, mais il a fallu qu’il veuille s’imposer. Résultat, il est à l’hosto maintenant, qu’il y reste longtemps.*

Hockman sentait qu’il était sur la bonne voix, mais n’en laissait rien paraitre. Il leva un 4éme doigt.

« Les 2 autres pilotes : Lesca : une scientifique, une snob bien née. Avec une formation de fossoyeuse mais rien de militaire. Son but c’est de piloter ou de tous vous enterrer ? Quand l’autre, Zacharias la tarée : une mercenaire, absolument pas fiable, rendue folle par la guerre, et on lui laisse un MS avec autant d’armes anti-vaisseau ? Avoue que ça fait peur tout de même.»

François hocha la tête, Hockman faisait échos aux inquiétudes de François, qui avait de plus vu dans quel état était revenue Maria. Hockman leva son 5éme doigt.

« Pour finir : l’équipage. Tout les bons éléments ont été réaffecté il y a bien longtemps, je te laisse deviner qui est resté tenir le vaisseau en état. »

François ignorait ce détail, mais c’était parfaitement logique. Et ça expliquait pourquoi ces bons à rien avaient mis si longtemps à réparer son MS, empêchant François d’éliminer rapidement le MS aux réflecteurs.

Hockman, qui sentait qu’il tenait François, se rapprocha de lui et lui parla sur le ton de la confidence.


« Bien sur, je te laisse deviner quel genre de contacts je peu avoir pour avoir récupéré autant d’info si exactes. Et ce qu’elles peuvent faire de plus si je leur demande. Tu ne le sais sans doute pas, mais une place vient de se libérer sur mon vaisseau. Une place de pilote, avec de vrais officiers capable de reconnaitre ton talent, et des ailiers sur qui tu peu vraiment compter. »

François sourit largement. Une telle offre, c’était presque trop beau pour être vrai.

*C’est certainement pas gratuit, mais qui sais, ça vaut peut-être le coup malgré tout.*

François recula alors, et croisa ses bras devant lui.

Et tu va me dire que tu m’offrirais ça pour mes beaux yeux? »

Hockman paru un instant outré, avant d’éclater de rire.

« Réaliste, j’aime ça. »

Il repris tout de suite son ton sérieux.

« Oui, il y a un prix, pas cher toutefois. Je voudrais que tu surveille l’équipage du Pegasus pour moi, et que tu me signale s’il se passe quelque chose d’inhabituel. »

François continua à craner, l’aire de dire qu’il lui faudrait une explication. Hockman pris un air faussement ennuyé.

« Certains de mes amis s’intéressent à ce vaisseau, tu comprend pourquoi je suppose. Ils finiront par l’avoir c’est évident, mais en attendant, ils aimeraient savoir ce qui se passe à l’intérieur. Vu le prix de ce monstre pour l’alliance, tu peu comprendre ça. Et une fois les boulets dégagés de ce vaisseau, mon vaisseau sera ravi de t’accueillir.»

L’explication semblait convaincante à François, qui avait bien du mal à rater le paiement final de cet arrangement. Ce qu’il pourrait arriver des autres une fois «dégagés » du vaisseau le gênait bien peu à vrai dire. Après un instant de réflexion, il sourit et tendit la main en guise d’accord. Souriant lui aussi, Hockman pris la main qui lui était tendue et la sera, scellant leur accord. Moins de 5 minutes plus tard, le pilote de MS se faisait reconduire à proximité de son point de départ par 2 membres d’équipages de Hockman, un micro-communicateur en poche et des instructions précises en poche. Au même moment, au « bleue planète », Hockman et ses hommes échangeaient des sourires de fort mauvaise augure, tant pour François que pour le Pegasus.
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Daniel Fellini
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Posté le: Mer 30 Avr 2014 - 09:32
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Écrire le rapport de la mission était quelque chose d'ennuyeux, ou alors Daniel accusait la fatigue accumulée durant la journée. Il fallait dire qu'à heure de Vladivostok ils approchaient de la soirée, alors que sur la Lune c'était à peine le matin puisque celle-ci se basait sur Greenwich. Le décalage horaire était quelque chose de courant dans l'espace, il se demandait bien comment tout ce monde faisait pour ne pas perdre la boule. Il n'avait en définitif rédigé qu'une esquisse de son rapport, il devait attendre ceux des cadres du vaisseau pour le compléter, à savoir celui de son Second, de Tchen, de Park, de Bentner et d'Avilov. Quelque chose lui disait que ça n'était pas prêt d'arriver... Il finit par enregistrer le fichier sur plusieurs supports selon les normes de sécurité habituelles puis quitta les lieux pour rejoindre Matevsti resté au poste.

- Bonsoir Matevsti, comment se passe les réparations ?
- Ah, c'est vous Docteur. Hé bien le Quartier-Maître Park nous a rapporté qu'ils en étaient encore à faire un diagnostique complet pour savoir quoi et comment réparer.
- D'accord. Je passais pour qu'on règle les équipes de veille. Neuf heure de recul c'est assez brutal.
- C'est vrai, mais d'un côté c'est un avantage dans la mesure où les équipes habituellement de nuit passent de jour et inversement.
- Faîtes moi voir les dossiers du personnel de bord.
- Tout de suite. Par contre, je me suis permis d'autoriser la sortie de toutes les personnes qui n'étaient pas mobilisées pour les réparations, comme vous l'aviez ordonné.
- Il nous reste suffisamment de soldats à bord pour veiller sur le vaisseau quand même ?
- J'ai bien peur que non... Je ne pensais pas que vous feriez appel à nos gars, on aurait pu demander à la base de nous mettre quelques hommes en soutien.
- Matevsti, la dernière fois qu'on a laissé du personnel étranger à l'équipage s'infiltrer à bord, de surcroit venant de l'armée atlantiste, ils ont tenté de saboter le Pégasus. Je ne suis guère plus rassuré ici dans la mesure où Plotémaios...
- Ptolémaios, Docteur.
- Oui, Ptolémaios, merci, est une base tenue majoritairement par la Fédération Atlantique.
- Je comprends Docteur, mais en temps que membre de la Coalition nous nous devons de faire confiance à nos alliés...
- Matevsti, avant de décider quoique ce soit je vais aller voir le Général Güter. Apparemment il a été chargé de la responsabilité de notre vaisseau. Puisqu'il est eurasien, je vais tâcher de régler ce problème avec lui. En attendant, je vous laisse de garde.
- A vos ordres, Capitaine.


Daniel salua son Second puis pris congé de la passerelle. Il se dirigea d'abord vers le poste principal de sécurité. Il y trouva Bentner en discussion avec un collègue. Le Quartier-Maître le salua sobrement et lui demanda s'il pouvait l'aider à quelque chose, ce à quoi Daniel répondit positivement.

- J'ai besoin que vous m'accompagnez, Bentner.
- Bien, Capitaine. Où doit-on aller ?
- Nous allons voir le Général pour un débriefing. Matevsti, Park, Tchen et Avilov étant occupé, je voulais au moins pouvoir compter sur vous.
- Aucun problème.


C'est ça qui était bien avec Alfred, il est serviable et ne posait pas trop de question. Au départ Daniel n'aimait pas trop les gens comme ça puisqu'il les considérait à tord comme servile. C'était en réalité une attitude respectueuse qui était très confortable pour appliquer la hiérarchie, tant qu'il faisait preuve de responsabilité et d'attention en retour envers ses hommes bien sûr. Ils sortirent ensemble du Pégasus pour emprunter le chemin des quais et rejoindre le cœur des installations de la statioport, où se situaient les bureaux. Il y avait beaucoup de monde, surtout des civils ou des soldats non armés. Bentner s'amusa à dire qu'il assurerait sa sécurité si jamais un d'entre eux se jetait sur lui, Daniel était d'accord mais il le pensait bien plus sérieusement. Il finit par lui avouer qu'il n'était pas à l'aise depuis la tentative de sabotage, sur quoi Alfred le rejoignit. Quand ils se présentèrent au bureau du Général Güter, le Quartier-Maître fut contraint d'attendre à la porte. Daniel s'en excusa mais Alfred comprenait, il allait monter la garde en attendant. Le général était un homme prudent ; frottant sa moustache et installé confortablement au fond de son fauteuil, il demanda tout de suite s'ils avaient été suivi. Obtenant une réponse satisfaisante, il invita le Capitaine à prendre un siège.

- Capitaine Fellini, j'ai été contacté par mon ami le Général Scalief. Il m'a dit du plus grand bien de vous mais aussi m'a fait part de ses inquiétudes et de sa volonté que je vous vienne en aide. Il marqua une pause en fixant droitement Daniel dans les yeux. Il leva sa main pour l'interrompre lorsqu'il voulut répondre. Contrairement à lui, je ne suis pas aussi patriote. Je connais les atlantistes, je connais leurs méthodes parfois douteuses mais sachez aussi que je ne veux pas prendre de risques inutiles.
- Sauf votre respect, Général... Je ne sais pas si le Général Scalief vous a prévenu que...
- Oui, je suis au courant. Quelqu'un a essayé de faire exploser le Pégasus mais jusqu'à enquête approfondie, nous n'avons aucune preuve. Vous comprenez ?
- Oui, mon Général...


A dire vrai Daniel était plutôt désabusé. Il s'attendait à ce qu'il rencontre un Général tout aussi attentif que Scalief. D'un côté, il n'avait pas tord : s'il voulait attaquer les atlantistes autant le faire correctement et ce de manière imparable. C'était tout à son honneur mais Daniel doutait que cela suffirait, c'est pourquoi il approfondit le sujet.

- Jusqu'à qu'enquête il y est, le personnel de mon vaisseau a identifié l'auteur présumé, qui serait le Capitaine Hockmann.
A ce nom le Général Güter gloussa, il avait visiblement très bien conscience de qui était le personnage.
- Si ce que vous dîtes est vrai, vous avez donc tout intérêt à suivre mes conseils. Pour coincer un pion si important des atlantistes, il faudra être irréprochable Capitaine.

C'est avec grande attention que Daniel écouta Güter. Il lui demanda de lui expliquer en détails comment s'était déroulé le sabotage selon eux, les preuves sur lesquels il s'appuyait et divers autres éléments. Pour que le Général puisse l'aider, il fallait qu'il lui transmettre tout cela dans les plus brefs délais, ce que le Capitaine accepta.

- Bien. Passons à la mission que vous avez effectué, puisque c'était l'objet de votre convocation. Racontez moi un peu ce qu'il s'est passé.
- Nous avons décollé à l'aube de Vladivostok, je suis heureux de vous annoncer que la sortie atmosphérique que nous avons effectué est un franc succès.
- Excellent, cela fera une bonne nouvelle à annoncer à Moscou. Continuez mais faites très court s'il vous plait. Vous me transmettrez les détails par écrit plus tard.
- A vos ordres. Nous nous sommes rendus au Secteur 9 comme convenu. Malheureusement, nous avons été attaqué par des Mobile Suit sans pilote. Une équipe de terrain a su s'infiltrer jusqu'au cœur des installations ennemies, qui ont été détruites par un processus d'auto-destruction. Ayant subit trop de dégâts, nous nous sommes donc rendu ici pour des réparations.
- Des MS sans pilotes...
- Vous en aviez déjà entendu parler ?
- Non, je vais me renseigner là-dessus.
- De mes observations, je crois que nous avons eu affaire à la Faction Libre.
- Merci pour ces renseignements, Capitaine.


Le Général l'invita alors à disposer, comme s'il tenait à ce que cet entrevu reste bref. Cependant Daniel avait aussi d'autres interrogations dont il voulait lui faire part. Avant de quitter la salle, il lui révéla que Scalief lui avait demandé de tenir à l’œil ses pilotes, dont il soupçonnait avoir été choisi par le Blue Cosmos dans le but de nuire au Pégasus. C'était des accusations d'une extrême gravité que Güter voulut calmer.

- Comme je vous l'ai informé précédemment, nous ne pouvons rien affirmer tant qu'il n'y a pas eu enquête officielle approfondie, Capitaine.
- Oui... A ce propos, le Général Scalief m'avait dit qu'il en ferait mener une à propos d'un agent nommé Lebinski. Ça vous dit quelque chose ?
- Non.
- Cet homme m'a contacté avec un sceau identifié comme étant celui-ci du Blue Cosmos pour me tenir informé du potentiel danger que représenterait le Caporal Zacharias. Il m'a à ce propos était fourni avec la lettre une télécommande qui suppose devoir la contrôler.
- Et... Vous l'avez avec vous ?
- Non, je l'ai rangé précieusement et j'en ai informé personne d'autre.
- Vous avez bien fait. Si ce que vous dîtes est vrai, nous avons peut-être les moyens de prouver vos accusations irréfutablement devant la Coalition. Je ne vous cache pas que ça serait une première et surtout une véritable victoire pour l'Eurasie. Je vais avoir besoin de votre pleine coopération pour faire avancer l'enquête, Capitaine.
- Je vous informerai de tout ce que je pourrais recueillir, mon Général.
- Ça je le sais déjà, Capitaine. Si cet agent vous a contacté, c'est qu'il doit vous suivre de près, croyez-en mon expérience. Il serait trop dangereux d'approcher vos pilotes sur ce sujet, en particulier le Caporal...
- Zacharias.
- Voila. Par contre, vous devez rentrer en contact avec cet agent afin d'en apprendre plus.
- Comment suis-je sensé procéder, mon Général ?
- Ne cherchez pas à le trouver, c'est lui qui vous trouvera. Contentez-vous de vous mettre dans un lieu fréquenté avec la lettre sur vous. Je pense que ça devrait suffire. Bien, maintenant Capitaine veuillez disposer. Cet entrevue n'a que trop durer. Revenez me voir lorsque vous aurez du nouveau. Bonne chance.
- A vos ordres, merci Général.


Finalement il n'eut pas eu le temps de lui demander un soutien pour la garde du Pégasus. Tant pis, lui et Matevsti se débrouillerait. A la sortie, Daniel retrouva Bentner pour rentrer au Pégasus. Il sentait qu'il voulait savoir comment ça s'était passé mais il n'osait rien dire. Daniel prit les devants en disant que faute de rapport écrit, il avait dû être un peu plus long pour décrire les détails en sa possession. A ce propos, son Quartier-Maître l'informa que son équipe avait ramené un échantillon d'un des drones qu'ils avaient combattu. En temps normal Daniel aurait été ravi de le voir et de l'étudier mais les circonstances ne s'y prêtaient pas vraiment.

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Posté le: Mer 30 Avr 2014 - 17:20
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Une lumière aveugla Maria qui sortait à peine d'une profonde torpeur. Tout était immaculé de blanc autour d'elle, puis des formes grisâtres se formèrent sur les murs. Essayant de remuer, elle comprit qu'elle était allongée dans un lit et surtout, qu'elle était saine et sauve. Serait-elle revenue dans le Pégasus ? Non, elle ne reconnaissait pas la pièce. D'ailleurs, il n'y avait personne dans cette pièce. A entendre l'agitation dans le couloir, elle se trouvait dans une chambre d’hôpital, ce qui voulait dire qu'ils étaient rentrés à la base lunaire, probablement. Après quelques minutes, ses yeux s'habituèrent à l'éclairage, son corps se fit moins pesant, elle se redressa. Un chiffonnement attira son attention, il y avait quelque chose dans sa main. Elle ouvrit sa paume et défit le bout de papier.

-"Contacte moi dès ton réveil à ce numéro... Daniel."

Maria sourit, c'était très gentil de sa part, pensait-elle. Comme ça elle pourrait rejoindre le Pégasus sans difficulté et puis ça lui donnerait l'occasion de le voir directement. Elle se laissa retomber en arrière, satisfaite de cette perspective. Un léger picotement à son bras lui fit remarquer qu'on lui avait fait une prise de sang. Ce n'était pas bon signe, si les médecins s'amusaient à analyser son contenu il risquerait d'apprendre que... Un battement de porte interrompit sa réflexion, un homme de taille moyenne recouvert d'une blouse mais équipé d'une épaisse paire de lunette noire entra dans la pièce et referma soigneusement la porte derrière lui. D'abord suspicieuse, Maria se crispa d'effroi lorsqu'elle reconnut le visage de celui qui l'avait embarqué dans tout ça. Pourquoi n'était-il pas sur Terre ? Il se rapprocha d'elle calmement et lui chuchota :

- Nous sommes très déçu, Mademoiselle Lesca. Nous attentions mieux de votre part.
- Qu'est-ce que vous faîtes ici...?
- Allons, Mademoiselle Lesca. Nous sommes toujours là, vous observant, surveillant vos faits et gestes... Nous savons que vous avez échoué et que le Professeur Rossi est mort. Nous sommes vraiment très déçu, Mademoiselle Lesca, très déçu...
- Qu... Qu'est-ce que vous allez faire...?
- Nous ? Oh, rien, nous n'allons rien faire. Nous nous contenterons de vous regarder souffrir et puis, lorsque cela sera devenu intenable pour vous... Nous reviendrons vous voir.
- Me regarder... Souffrir ?...
- Oui, Mademoiselle Lesca... Au plaisir de vous revoir bientôt.


L'homme aux lunettes noires quitta alors la pièce. Maria se doutait de quelle souffrance il voulait parler, mais peut-être avait-il en tête autre chose ? Venant de cet homme et de cette organisation, elle n'en doutait pas une seule seconde. Au moins sa présence la rassurait sur une chose : sa prise de sang était directement pris en charge par leurs soins... Enfin, rassurant... Terrifiant était plutôt le mot juste. Se recroquevillant sur elle même en entourant ses jambes avec ses bras, elle lâcha une larme, puis une autre. Elle pleura pendant une minute sans un mot, le souffle lent, ressassant le souvenir douloureux de la séparation d'elle et de son père. Elle s'y attendait, ça devait arriver, mais c'était beaucoup plus difficile à encaisser qu'elle ne le pensait. Combien de temps devrait-elle encore endurer cette situation ? Séchant ses joues, elle récupéra le bout de papier qui venait de rouler à côté d'elle.

- Daniel... Aide-moi...

Un nouveau sanglot lui échappa. Se reprenant, elle quitta le lit pour regarder si ses affaires avaient été déposées dans l'armoire, c'était bien le cas. Elle en profita pour quitter la blouse d’hôpital et se rhabiller puis elle saisit son téléphone de service. L'allumant, elle eut soudain le sentiment qu'on l'épiait. Se retournant, elle ne remarquait rien d'anormal. Si cela se trouvait, ce téléphone était sous écoute. Ce n'était donc pas prudent de s'en servir... Finalement Maria le reposa et quitta la chambre, à la stupéfaction d'une infirmière qui venait pour un diagnostique.

- Ce n'est pas raisonnable, veuillez retourner dans votre chambre !
- Je vais juste aux toilettes.
- Ne vous moquez pas de moi !
- Je suis pudique, je ne pouvais pas sortir en blouse.


L'infirmière finit par renoncer, elle lui autorisa d'y aller à condition de vite revenir dans sa chambre, ce que Maria ne comptait pas faire. Elle se faufila dans un local pour récupérer une veste d'infirmier, ainsi qu'une casquette. C'était plus discret, si on la prenait en filature elle serait moins reconnaissable de loin. Elle se dirigea vers le hall puis sortit de l’hôpital militaire qui se situait dans une vaste installation sécurisée. Marchant un peu, elle abandonna la veste dans une poubelle puis elle aborda le premier venu pour lui demander son téléphone. Le soldat semblait peu enclin à répondre à l'exigence de la jeune femme qui refusait de décliner son identité mais il finit par accepter. Maria composa le numéro de Daniel mais il ne répondait pas. Elle retenta une seconde fois, toujours pas de réponse. Le soldat s'énerva et finit par lui chiper l'appareil des mains. Maria reprit alors sa route, elle ne connaissait pas du tout les lieux et n'osait pas demander son chemin de peur qu'un des agents ne la coince.

- Daniel... Ne m'abandonne pas !...
- Hey, je ne connais pas de Daniel mais en tout cas moi, je n'aurai jamais abandonné une poupée comme toi !


Un inconnu semblait vouloir engager la conversation. Elle n'avait pas remarqué qu'elle avait pensé à voix haute. Il fallait qu'elle se montre plus prudente. Sans se retourner, elle accéléra le pas et s'échappa dans une ruelle avant de revenir vers la voie principale. Elle redressa sa casquette correctement. La base était vraiment très grande, elle ignorait combien de temps cela lui prendrait pour trouver le bon dock.

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Danaé Zacharias
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Posté le: Mer 30 Avr 2014 - 17:26
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Après être rentrée au Pegasus, Danaé ne put que constater que son absence de l'équipe des pilotes de MS a presque été fatal à plusieurs. En effet, il ne lui fallut que quelques coups d’œil pour voir à quel point étaient endommagés les véhicules de combat du Pegasus Albion II, surtout le Mobile Armor d'Andreï, qui était dans un état proche de la mise hors service. De plus, Maria et Andreï avaient été transporté d'urgence à l'infirmerie suite à leur combat contre leurs adversaires, il était clair que l'absence d’appui-feu de la part de son Buster Dagger s'était fait cruellement sentir. Mais d'après ce qu'on lui avait raconté, Andreï, à bord de son Ziel, avait réalisé de véritables prouesses. D'un autre coté, la trentenaire ne regrettait pas d'être partie avec l'escouade de Bentner, vu toute l'adversité qui s'était montrée. Sans les talents de Danaé, ils n'auraient peut-être pas réussi à revenir vivants de cette colonie abandonnée. Mais mieux valait se concentrer sur l'instant présent, il n'y avait pas eu de décès dans l'équipage du vaisseau, et c'était le plus important.
Après avoir confié le drone qu'elle avait ramassé à un ingénieur, s'être rendue à l'armurerie pour rendre les armes qu'elle avait emprunté, avoir troqué sa tenue de combat contre un uniforme au vestiaire, se rendit à sa cabine pour s'écrouler comme une masse sur son lit. Elle n'avait pas prit la peine de se faire examiner médicalement, elle n'avait pas été blessée durant ses combats, et elle n'avait pas envie de déranger Tchen, qui devait être débordé. Elle s'endormi rapidement, s’abîmant dans un sommeil sans rêve.

Durant le voyage entre le secteur 9 et la Lune, Danaé ne fit pas grand chose d'exceptionnel, elle ne fit que prendre une douche à son réveil, aller se restaurer au mess en compagnie de membres de l'équipage, elle profita d'ailleurs pour raconter comment s'était déroulée son aventure dans la colonie fantôme. Elle n'omit aucun détail, et ne chercha pas à se glorifier, toute l'équipe avait fait de son mieux. Certains soldats restèrent tout de même dubitatifs sur certains points, mais Anstild et Jacobsen vinrent la soutenir en confirmant que les affirmations de la trentenaire étaient toutes vraies.
Mis à part cela, elle fit un petit tour au hangar pour inspecter son MS, qui n'avait reçu que quelques égratignures en comparaison avec le reste des véhicules. Les munitions avaient été rechargées et tous les systèmes avaient été vérifiés. En regardant l'imposant Mobile Suit blanc et vert, elle songea qu'il était sans doute possible d'y ajouter quelques améliorations, elle toucha deux mots aux techniciens. Ces derniers lui promirent d'y songer quand ils en auront le temps.

Quand le vaisseau arrima au spatioport de Ptolémaïos, Danaé fut informée qu'elle avait quartier libre mais avec l'interdiction de sortir de la base. Mais la pilote était peu intéressée par une éventuelle sortie dans la base. A la place, elle vint plutôt apporter son aide au quartier maître Bentner, qui apparemment n'avait pas assez d'hommes pour surveiller le vaisseau. Danaé savait exactement que c'était le moment le plus propice aux agents du Blue Cosmos pour s'infiltrer, la sécurité étant moindre. Elle connaissait bien leurs modes opératoires, elle a tout de même du leur obéir pendant près de quatre ans.
Elle rejoignit donc Alfred pour savoir où est-ce qu'elle pourrait patrouiller, ou quelle zone elle devrait surveiller. Le quartier maître fut ravi d'avoir à nouveau l'aide de l'ancienne mercenaire.


- Pour commencer vous devriez vous rendre à l'armurerie prendre un gilet pare balles et une armet, je ne pense pas que cela servira vraiment, mais cela dissuadera toute tentative d'intrusion. Ensuite, je pense que vous devriez m'aider à surveiller les ouvertures du hangar, vu le nombre de personnes et de matériel qui y transitent, c'est la zone la plus susceptible d'une infiltration. J'ai déjà posté des hommes aux endroits clés et aux issues.
- Ok, j'te r'joins au hangar dans cinq minutes.

Comme le conseilla Bentner, Danaé se rendit à l'armurerie pour s'équipier d'un gilet pare balles et se munir d'un fusil d'assaut. Elle se dirigea ensuite vers le hangar pour rejoindre le quartier maître. Une fois ceci fait, ils se rendirent à une des sorties par lesquelles transitaient des hommes et du matériel, où un des hommes de Bentner s'occupait déjà des inspections. Le quartier maître le congédia, lui conseillant d'aller surveiller une autre zone. Suite à cela, le duo entreprit de surveiller l'endroit. Bentner profita d'un moment calme pour questionner sa coéquipière.

- Dites moi caporale, je m'immisce peut-être un peu dans votre vie privée, mais... Il baissa le ton de sa voix. Vous avez des prothèses cybernétiques n'est-ce pas? Pour avoir arraché une plaque de métal à main nue, déformée par la crosse de votre arme avant ou pas.
- Et oui, on m'a rafistolée suite à une amputation. C'était sans mon consentement, mais au final ça m'aide bien.
- Je vois... ça a pas dû être facile vous.
- Comme tu dis, j'ai pas seulement perdu une partie de mon corps à ce moment là. Répondit-elle, une pointe d'amertume dans la voix. Et tutoies moi s'il te plait, j'ai l'impression que tu t'adresse à une quinquagénaire là.
- Si vous... si tu insistes. Merci d'avoir répondu à mes questions. Après notre surveillance, j'aimerais bien que nous discutions un peu plus autours d'un verre.
- Ça me va, ça nous changera les idées.

Le duo continua à surveiller l'entrée du hangar. Quelques dizaines de minutes plus tard, le quartier maître, qui discutait avec un ingénieur, fut sollicité par le capitaine. Danaé les vire partir tous deux. Dommage, elle allait devoir se farcir le boulot toute seule, mais c'était une grande fille, elle saurait surveiller la zone sans l'aide d'Alfred.

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Posté le: Jeu 1 Mai 2014 - 07:54
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Sur le chemin du retour, Daniel repensait à ce que le Général lui avait dit. En somme il lui demandait de récolter un maximum de preuves des activités étranges des atlantistes voir du Blue Cosmos qu'il y aurait à bord du Pégasus. Ça ne serait pas très difficile concernant l'acte de sabotage car ils avaient déjà constitué un début de dossier à ce sujet, mais pour ce qui était de l'agent Lebinski, jusqu'à présent il avait préféré penser que cette histoire n'était qu'une blague. S'il devait réellement chercher à rentrer en contact avec ce personnage, c'est que c'était vraiment sérieux... En plus de cela, s'il devait passer ses pilotes au peigne fin, il aurait besoin d'enquêter discrètement auprès de ses quartiers-maîtres. Sans oublier qu'en définitif il devait terminer le rapport de mission, et superviser les réparations ainsi que le ravitaillement. Daniel soupirait, tout ceci était bien loin de ses objectifs de recherche pour l'armée.

- Ça va aller, Capitaine ? Vous avez l'air soucieux.
- Ce n'est rien Bentner, c'est juste... Enfin, ce n'est pas si facile d'être à la charge d'un vaisseau, ah ah !
- J'imagine ! Pour ma part je me contente bien de mon poste. Y a suffisamment de quoi faire. Surtout en ce moment puisque la sécurité à bord n'est pas vraiment garanti faute de personnels, mais ça vous le savez déjà.
- Oui, vous m'en aviez parler à Vladivostok. Je n'y pensai plus !... Je suis désolé mais j'avoue ne pas être confiant concernant le personnel de la Fédération Atlantique, je préfère que ça reste des gars du Pégasus uniquement qui surveille le vaisseau.
- Non mais je vous comprends, Capitaine. On a beau dire qu'on est une Coalition, on défend d'abord notre bout de gras si j'ose dire.
- Tout à fait.
- D'ailleurs, je voulais vous demander un truc...
- Allez-y Bentner, qu'est-ce que c'est ?
- Bah... Le Caporal, la pilote... Zacharias, elle est sacrément douée vous savez. Vous auriez vu ce qu'elle a fait durant la mission dans le labo ennemi ! Bon on en a pas mal parlé durant le trajet du retour, y en a pas des masses qui nous croit... Sinon là elle nous aide aussi à patrouiller, elle s'est proposée spontanément. Elle est sympa vous savez.


Ils s'arrêtèrent un instant. Daniel ne connaissait pas Zacharias, il ne l'avait que brièvement vu lors d'une visite guidée et d'un briefing. Il ne put s'empêcher de repenser à la télécommande... Sans vouloir aborder ce sujet, il profita de l'instant pour tenter d'en savoir plus sur son pilote.

- Vous voulez l'intégrer à votre service ?
- Oh ! Euh... Ça serait cool mais j'voudrais pas abuser, elle est d'abord une pilote ! Hé hé !


Ils échangèrent un sourire. Alfred avait répondu tout seule à sa question et semblait un peu déçu. Ils reprirent leur marche, approchant lentement mais sûrement du vaisseau.

- Entre nous Alfred, vous en pensez quoi d'elle ?
- Du Caporale ? Bah comme je vous ai dit elle est... Douée, elle sait manier les armes et ne recule pas devant le danger, c'est une sacrée bout de femme.
- Euhm, elle parait impulsive, voir violente, non ?
- Qu'est-ce qui vous fait penser ça, Docteur ?
- De ce que vous m'en dîtes, de ce qu'elle a fait dans la mission.
- D'accord. Hé bien, elle est tête brûlée oui c'est vrai, mais impulsive et violente je ne pense pas. Elle a su parfaitement faire face aux dangers. Et puis, si c'est le fait qu'elle soit une ancienne mercenaire qui vous tracasse, je peux vous assurer qu'elle n'a pas hésité à risquer sa peau pour le bien de l'équipe. C'est une femme valeureuse et extraordinaire, Capitaine.
- Bon, vous m'avez convaincu Alfred ! Ah ah ! Mais dîtes-moi... Vous n'auriez pas un faible pour...?
- Vous connaissez le règlement Docteur, je n'oserai pas voyons ! Enfin... Bref, nous approchons.


Ils arrivèrent par l'entrée du hangar, ou passait de temps à autre quelques marchandises. Il y avait quelques soldats qui surveillaient les allés et venues, Bentner leur fit signe avec le Capitaine et vinrent à leur rencontre pour un bref échange. Daniel allait repartir vers son bureau mais parmi eux il y avait Danaé, Bentner insista pour aller lui parler brièvement afin que le Capitaine puisse se faire une meilleur idée de son pilote, selon ses propres dires.

- Alors Caporale, rien à signaler ? Le Capitaine voudrait entendre un peu vos exploits lors de la dernière mission, il a dû mal à croire les rumeurs.
- Bentner, vous...


Alfred lui fit une grande tape dans le dos avec un sourire. Finalement Daniel se prêta au jeu et confirma la demande du Quartier-Maître. C'était une bonne occasion pour récolter des informations de manière anodine. A prime abord, elle n'avait vraiment pas l'air de correspondre à la description de la lettre, ni à une agent secrète envoyée par les atlantistes.

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Posté le: Jeu 1 Mai 2014 - 16:10
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Quand Andreï ouvrit les yeux, il vit une lumière sur fond blanc. Sauf que, cette fois, parfaitement conscient, il ne mit qu’un instant à en déduire sa localisation actuelle.

*Un hôpital. La lune ? *

Avant de rentrer à bord du Pegasus, Andreï avait constaté l’état du vaisseau eurasien. Sans être un expert dans le domaine, il doutait que les dégâts aient pu être réparés sur place. Et dans un espace largement contrôlé ou contesté par ZAFT, les rades spatiales étaient rares en dehors du la forteresse lune. Andreï ouvrit entièrement les yeux, puis tenta de bouger. Il se sentait courbaturé de partout, et le moindre de ses mouvements était lent et douloureux, comme si il se réveillait au lendemain d’un marathon.

*Non, pas un marathon, juste un combat passé à encaisser trop de G sans porter de combinaison adaptée.*

Andreï se serait frappé s’il était arrivé à bouger correctement.

*J’ai étudié cette machine dans tout ses détails, j’ai déterminé quel était sa vélocité maximale, jusqu’où je pouvais la pousser sans qu’elle casse, ce qui pouvait ou devait être déconnecté en cas de défaillance, tout. Mais à aucun moment je ne me suis demandé jusqu’où moi je pourrais suivre cette machine, à quel moment moi je risquais de lâcher. Décidément comme pilote je ne vaux pas mieux que comme étudiant ingénieur… *

Andreï se secoua la tête afin de chasser toutes ces idées noires. Il était en vie, c’est tout ce qui comptait pour l’instant. Et comme pour lui signaler de passer à autre chose, un médecin entra à ce moment dans la chambre.

« Ha, vous êtes réveillé sous-lieutenant, tant mieux. »

Andreï soupira. Il était curieux de savoir où il était, et n’avait pas envie de lambiner, chose rare chez lui.

Docteur, vous pourriez me dire où je suis exactement, depuis combien de temps je suis là et quand je pourrai sortir ? »

Le médecin inclina la tête, apparemment en signe de surprise et d’amusement.

« Il vous est arrivé quoi pour que vous vouliez retourner au hachoir à peine arrivé à l’hosto ? D’après votre dossier médical c’est la 2éme fois que vous fréquentez un hôpital en peu de temps, alors qu’auparavant vous n’aviez jamais été blessé et pour ainsi dire jamais malade. »

Andreï haussa les épaules, ou tout du moins fit comme si vu ses courbatures. La première fois il n’avait eu aucune chance d’éviter ses blessures, et avait par la suite éjecté de l’hôpital sans avoir tout compris. Cette fois-ci il comprenait parfaitement là où se trouvait son erreur, et pour son désir de retourner à bord du Pegasus…

*Le Ziel est une machine redoutable, optimisée au possible. Avec de flagrants défauts certes, mais aussi un potentiel immense et d’étonnantes qualités. Pour quelqu’un comme moi, assurer le suivit et le test d’une machine pareille, c’est idéal.*

Et Andreï devait bien reconnaitre que l’équipage du vaisseau, à l’exception notable de Maria et François, lui était plutôt sympathique, même si il lui faudrait bien plus que ça pour leur faire totalement confiance.

Et pour revenir à la remarque du docteur, Andreï préféra botter en touche.


On va dire que je traverse une période de malchance, mais ça finira bien par passer. »

Ou du moins Andreï espérait très fort limiter là les blessures. Le médecin n’eu pas l’air très convaincu, mais il s’abstint de poursuivre dans cette direction, et répondis plutôt aux questions du pilote de MA tout en regardant sa montre.

« Vous vous trouvez sur la base lunaire de Ptolémaios, dans l’hôpital militaire. On vous a amenés ici y a quelques heures. Quant à quand vous pourrez sortir… »

Le médecin se donna quelques instants plus réfléchir.

« On vous a donné quelque chose pour calmer un peu les crampes mais c’est loin d’être un produit miracle. Quand vous saurez vous marcher tout seul allez-y. En revanche interdiction de bouger la main droite pendant une semaine. Et évitez d’abuser sur votre jambe droite, on a du refaire vos sutures qui menaçaient de lâcher. »

Andreï ouvrit grand les yeux de surprise. Pris par le combat, il ne s’en était même pas rendu compte. Sauf que si sa plaie s’était rouverte en plein combat, il serait dans un sale état à présent. A condition tout du moins qu’il ai survécu. Conscient de sa chance, il acquiesça, sur quoi le médecin parti sans plus de cérémonie voir d’autres patients.

Il fallu une bonne heure de plus à Andreï avant d’arriver à se déplacer, même si sa démarche faisait penser à celle d’un vieillard. Comme il l’avait constaté, son poignet et sa main étaient figés dans une solide attelle qui lui permettait à peine de bouger le bout des doigts. Un uniforme l’attendait sur une chaise, mais avant cela il pris une longue douche qui fit du bien à ses muscles. Le temps de retrouver la sortie de l’hôpital, et il était dehors.


*Me voici de retour à la maison si je peu dire. Voyons, si ce bâtiment administratif se trouve là… Cet entrepôt au toit bizarre se trouve à sa gauche… les docks spatiaux sont donc par là.*

Son année en tant que militaire s’étant déroulée entre des vaisseaux de guerre et cette base, il en possédait une connaissance globale. Rejoindre la zone des docks, et de là retrouver son vaisseau d’attache ne devrais pas être un énorme problème. Il monta dans un genre de bus qui partait dans cette direction, et se laisser conduire.

20 minutes, une question à un membre du personnel et un peu de marche plus tard, il arriva à bord du Pegasus, dont il entra par l’accès du personnel. Les soldats qu’il croisait semblaient impressionnés et surpris de le voir déjà sur pied. Apparemment, les rumeurs avaient déjà bien circulé dans le vaisseau. Marchant toujours aussi lentement et curieusement du fait des crampes, il rejoignit bien vite le hangar, où il constata qu’on n’avait pas encore commencé la réparation des MS.


*De toute évidence, les mécaniciens aident le personnel de support de la base pour le Pegasus. On est pas prêt de repartir, tant mieux.*

Park, qui était l’un des rares mécaniciens dans le hangar, salua Andreï dès qu’il le vit, et constatant sa démarche difficile, lui montra une caisse sur laquelle il pourrait s’assoir. Andreï le remercia et s’y assis avec plaisir, le peu de marche qu’il avait eu à faire l’avait mis au supplice. Park entama immédiatement la conversation.

« Déjà sorti ? Le Pegasus te manquait ? »

Andreï eu un sourire amusé, puis répondis d’un signe de tête en direction du Ziel.

Ce sera plus simple pour tes hommes si j’aide à le réparer, j’ai les qualifications pour ça. »

Park approuva d’un mouvement de tête.

« Oui, Petr m’a dis pour ta formation et ton expérience. D’ailleurs le caporal Danaé a rapporté un truc de la colonie, tu pourrais y jeter un œil »

Andreï devina que ça devait avoir un rapport avec la mécanique, mais ignorant ce qui s’était passé là-bas, il ne pouvait que deviner.

D’ailleurs, en parlant de ça, tu a entendu sur qui ou quoi sont tombés Danaé et Betner ? »

Park sembla alors se rappeler qu’Andreï revenait tout juste de l’hôpital, et lui raconta tout ce qu’il avait entendu à ce propos.
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Posté le: Jeu 1 Mai 2014 - 17:07
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Pour Danaé, surveiller des allers et venus n'était pas très passionnant, mais elle savait à quel point ne pas le faire était dangereux, donc elle s'appliquait à contrôler le matériel et les hommes qui transitaient entre la base et le hangar du Pégasus. Pour l'instant, elle n'avait décelé rien de suspect. Heureusement que quelques soldats l'aider dans sa tâche, sinon cette tâche aurait finit par venir à bout de sa patience. Puis, elle vit le capitaine Fellini et le quartier-maître Bentner de retour, elle et les autres soldats en faction les saluèrent donc de la main. Ils vinrent jusqu'à leur rencontre pour un bref échange, Alfred engagea même la discussion entre le capitaine et la caporale.

- Alors Caporale, rien à signaler ? Le Capitaine voudrait entendre un peu vos exploits lors de la dernière mission, il a dû mal à croire les rumeurs.
- Bentner, vous...

Alfred lui fit une grande tape dans le dos avec un sourire. Suite à cela le docteur Fellini confirma la demande du quartier-maître. Non que Danaé aimait se vanter, mais raconter ses péripéties était quelque chose qu'elle adorait faire. Donc elle ne se fit pas prier, mais elle se contentera de lui faire un résumé, elle savait le temps du capitaine limité donc précieux. Elle commença d'abord par faire un rapport de la situation.

- Rien de suspect à signaler, le personnel et le matériel sont clean. Même si je pense qu'on devrait installer des lampes à UV sur cette base, ils sont presque tous blancs comme des culs! Ajouta t-elle sans cacher son sourire.

Au vu de la tête que faisaient ses deux interlocuteurs, elle comprit qu'ils ne s'attendaient pas un commentaire pareil. Elle enchaîna donc sur sur ses exploits, qu'elle se mit à énumérer sur ses doigts.

- Alors, pour commencer j'ai aveuglé des tourelles en flinguant les caméras qui leur servait d’œil ; ensuite j'ai envoyé à la casse, à coup de grenade et de revolver, près de huit drones tueurs équipés de mitrailleuses, dont un que j'ai dû me faire à main nue ; j'ai dégommé des mini drones capables de prendre contrôle de cadavres pour en faire des zombis, d'ailleurs j'ai dû dégommer une bonne dizaines de ces saloperies ; j'ai défoncé un géant métallique composé de tout plein de ces foutus robots tueurs ; j'ai empêché un sas de se fermer pour permettre à l'escouade sortir du dôme sur le point d'exploser...

Elle marqua une pause, afficha un grand sourire, puis posa un poing sur sa hanche.

- En somme, c'était une bonne journée pour moi. Evidemment, certaines de ces actions n'ont été possibles que grâce à la coopération de mes camarades et à la direction d'Alfred. J'ai d'ailleurs put ramener un de ces mini drones, ça pourra surement servir. Ajouta t-elle. Par contre, j'ai trouvé ça.

Elle sortit d'une poche de la chemise de son uniforme la photo qui appartenait à Rossi, sur laquelle figuraient différentes personnes, Rossi y compris. Puis elle posa son index sur la représentation du scientifique figurant sur la photo.

- C'était c'type là qu'on à vu dans la base, mort. P't'être qu'il est connu? Faudra montrer une photocopie à quelqu'un qu'y a une base de données.

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Posté le: Jeu 1 Mai 2014 - 18:13
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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La caporale semblait pleine d'humour, Daniel ne manqua pas de sourire à sa blague concernant le "bronzage" des lunaires. Il écouta ensuite l'énumération de ses actions lors de sa dernière mission. Il était stupéfait, d'autant plus que Bentner ne manquait pas de confirmer chacun des faits. C'était une femme vraiment très forte ; et si c'était la peur de cette force qui avait poussé à faire cette télécommande ? Cela confortait Daniel dans sa pensé que l'organisation derrière tout ça ne devait pas être très saine. Contrairement à ce qu'on voulait lui faire croire, il n'avait aucun vice à reprocher à sa pilote, elle semblait tout à fait normale. Même, elle se permettait des traits d'humours plutôt sympathiques. C'était peut-être ça d'ailleurs qui plaisait à Alfred. Outre cela, Daniel ne manqua pas de noter un détails : ainsi eux aussi n'ont pas été en reste de machines... Des robots prenant possession de cadavres, quelle lugubre pensée. Pourtant, mis bout à bout, ces technologies lui rappelaient quelque chose, où avait-il pu en entendre parler ? D'après Danaé, il y avait un de ces drones possesseurs de corps ici, ramené par leur soin ; il faudrait qu'il l'examine. Avant que Daniel ne lui réponde, la Caporale finit en lui montrant une photo récupérée sur le corps du scientifique qu'ils avaient découvert avant de fuir.

- C'était c'type là qu'on a vu dans la base, mort. P't'être qu'il est connu? Faudra montrer une photocopie à quelqu'un qu'y a une base de données.
- Vous permettez, Caporale ?


Daniel se saisit de la photo, ce visage lui disait quelque chose. Plissant des yeux comme pour mieux analyser ses traits, il se souvint l'avoir vu durant ses études à Moscou. C'était celui d'un ingénieur de renom, réputé pour ses prouesses robotiques, mais qui avait soudainement disparu. Ce pourrait-il qu'il se cachait dans le Secteur 9 ? Mais pour quelle raison ? Ce nouveau mystère n'était pas pour arranger Daniel, il soupira.

- Si je ne me trompe pas, cet homme est le Professeur Marco Rossi. J'ai étudié un bout de ses travaux quand j'étais à Moscou. Il me parait évident qu'il n'y a que lui pour avoir conçu ces machines qui nous ont attaqué... Caporale, si vous me le permettez, je vais vous emprunter cette photo. Bentner, il faudrait que vous me récupériez le mini-drone pour l'amener au laboratoire. Prenez soin de le mettre sous scellé. Personne, je dis bien Personne, ne doit s'en approcher sans mon autorisation.
- Euh... Oui, à vos ordres, Capitaine. Danaé, tu viens m'aider ?


Rangeant la photo dans sa poche, Daniel laissa ses subalternes à leur tâche pour rejoindre son bureau. Bon, il n'avait pas écarté tout soupçon concernant Danaé, il faudra sans doute qu'il rende une petite visite à Tchen. Il ferait ça plus tard, d'abord il avait des tâches plus urgentes à faire et surtout, il commençait à accuser le coup du décalage horaire.

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Posté le: Ven 2 Mai 2014 - 00:12
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Apparemment, le capitaine connaissait l'homme qui se trouvait au cœur de cette colonie fantôme, c'était même un très grand savant. Le mystère était surtout la raison pour laquelle il se trouvait au secteur 9, qu'y faisait-il réellement? On ne le saura peut-être jamais. En tout cas, le docteur Fellini confia à Bentner la tâche de mettre sous scellé le drone qu'avait récupéré Danaé au cours de la mission, et la directive que personne, absolument personne, ne devait y avoir accès.

- Euh... Oui, à vos ordres, capitaine. Danaé, tu viens m'aider?
- Putain ouais! J'commençais à en avoir marre de surveiller tout c'petit monde.

Sur ce, ils s'enfoncèrent dans le hangar, laissant le capitaine se rendre à son bureau en toute quiétude. Ensembles, ils vinrent voir l'ingénieur à qui Danaé avait confié le petit robot lors du retour du Mako. Le drone n'avait pas bougé de sa place, heureusement d'ailleurs. Cependant, il avait intrigué les techniciens qui avaient eut le temps de s'attarder sur lieu. En effet, si un tel robot pouvait être fabriqué en série, ils seraient très utiles pour procéder à des réparations sur toutes les surfaces, et ce même dans l'espace. Sa forme et ses membres lui donnaient la capacité de pouvoir pratiquer tous les terrains. Mais pour l'instant, il allait devoir patienter en laboratoire et se faire décortiquer quand cela sera possible.
Sur le chemin, Alfred et Danaé avaient parlé de leurs impressions sur la mission, de la relative ambiguïté des relations entre les membre de la Coalition, et de la bizarrerie de toute cette histoire autour de Rossi. Quand ils arrivèrent au laboratoire, ils placèrent le drone dans un coffre-fort, Alfred se promettant de mettre la combinaison du coffre à disposition du capitaine. Considérant leur travail terminé, ils décidèrent qu'il était temps d'aller boire un verre, pour décompresser. Ils se rendirent donc à la salle de détente du vaisseau, où il y avait quelques membres de l'équipage qui prenaient du bon temps. Ils s'assirent donc au bar et récupérèrent des boissons qui n'étaient, au grand dam de la trentenaire, pas alcoolisées, mais avaient le mérite d'avoir bon goût. Ce fut Danaé qui amorça la discussion.


- Alors, "quartier-maître", t'étais déjà allé sur la lune?
- Jamais, en tant que membre de la marine j'avais plus d'utilité sur Terre, l'utilisation de l'infanterie est assez limitée dans l'espace d'après ce que j'ai compris. Et toi? Tu es déjà allé sur la lune?
- Pareil, j'avais même jamais foutu les pieds dans l'espace jusqu'à ma mutation sur le Pégasus.
- Sacré vaisseau hein?
- Pour sûr! Il en a sous l'capot c'vaisseau.
- Par rapport au fait que tu n'étais jamais allée dans l'espace, t'as trouvé ça comment? C'est un monde à part pas vrai?
- C'est... différent. C'est superbe à regarder, mais cette immensité et le silence qui l'accompagnent sont... oppressants.

La pilote marqua une pause. Il était difficile pour elle de parler sur ce sujet. A dire vrai, l'espace la terrifiait, mais se gardait bien d'avouer une telle faille en elle, pour l'instant du moins. Elle ne sentait pas de lui avouer sa peur, surtout en présence d'autres personnes. Elle ne tenait à ce que cela s'ébruite.

- Je comprend, le vide spatial est assez impressionnant, on se sent écrasé.

Alfred devinait bien que Danaé était mal à l'aise avec ce sujet, donc il essaya de diriger la conversation sur un sujet plus anodin. La guerre, même si c'était techniquement leur quotidien.

- Qu'est-ce que tu penses de cette guerre?
- C'est la pire chose qui soit arrivé, depuis le début de cette guerre j'en ai pris plein la gueule. Cracha t-elle, pleine d'amertume. Au début, j'm'en foutais, c'était ma source principale de revenus, sans guerre le mercenariat est moins lucratif. Mais bordel, c'est allé trop loin, beaucoup trop même.
- Ouais, on en voit pas la fin, la CTA et ZAFT piétinent, chaque victoire est contrebalancée par une défaite.
- Surtout qu'ces connards d'la FFCE, ils s'évertuent à maint'nir un équilibre! Ils ont rien compris à une guerre, pour qu'ça s'arrête définitivement, il faut qu'un camp gagne! La paix, surtout quand elle est forcée, finit toujours par être violée.
- C'est vrai que la faction libre, du fait qu'elle s'attaque aux deux camps, participe à l'enlisement du conflit.
- Plus que ça, ils ont formé un camp à part entière. Vu qu'ils sont soutenus ou alliés aux nations "neutres", ils ont créé une troisième faction, qui a presque autant de poids que les deux autres. Ils veulent autant une part du gâteau que la CTA ou ZAFT, c'est juste des putains d'hypocrytes!
- Danaé, calmes toi, rien ne sert de t'énerver. Mais tu as raison, ce n'est plus guerre entre deux blocs, mais bien trois.
- Je sais que j'devrais pas m'énerver, mais cette guerre m'a tellement pris...

La discussion dura encore un moment, Danaé s'étant calmée, Bentner changeant habilement la nature des propos pour désamorcer la colère de sa camarade, elle passa d'un sujet à un autre avec Alfred. Ils parlèrent de tout et de rien, reprirent à boire pour se désaltérer, à défaut de se saouler. Ils se racontèrent quelques plaisanteries, dont certaines qui les firent éclater de rire. Ils se narrèrent aussi des épisodes de leur carrière militaire, ceux de Danaé étant toujours les plus riches en actions dignes de personnages de fiction. Le quartier-maître plaisanta à ce sujet en faisant remarquer que la trentenaire devrait écrire un roman d'action, à défaut d'un récit autobiographique qui ne serait pas prit au sérieux. Ils enchaînèrent par une petite partie de poker qu'ils disputèrent avec d'autres membres de l'équipage, où aucune monnaie ne fut mise en jeu, pas pour la première partie du moins, vu qu'une deuxième partie fut lancée après la première. Pour celle-ci, de l'argent fut mis en jeu, de petites sommes bien évidemment. Puis vint le moment de se séparer, vu qu'il commençait à se faire "tard", selon l'horaire standard de Greenwich, la caporale Zacharias et le quartier-maître Bentner s'échangèrent un sourire avant de se rendre chacun de leur coté.

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Daniel Fellini
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Posté le: Ven 2 Mai 2014 - 10:23
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Dimanche. Voila deux semaines jour pour jour que Daniel avait rejoint Vladivostok pour prendre en charge le Pégasus, et maintenant après une seule journée de mission il se retrouvait sur la base lunaire. Au réveil, il avait l'impression d'avoir pris un sacré coup sur la tête, elle lui paraissait si lourde qu'il mit quelques minutes à se raisonner. Il avait encore du mal à se faire à l'idée qu'il était sur la Lune. Un brin de toilette plus tard, le Capitaine se présenta en passerelle pour le rapport matinal. L'équipage au complet avait finalement choisi de passer la nuit à bord, il en était de même pour le Sous-lieutenant Avilov et le Docteur Lesca, qui avaient quitté l’hôpital hier dans l'après midi. Pour cette dernière, Daniel était plutôt rassuré bien que légèrement déçu qu'elle n'ait pas cherché à la joindre. Il avait pourtant pris connaissance des coups de fils qu'il avait manqué, mais il n'y avait pas prêté plus d'attention que cela, pensant à un faux numéro. Il ignorait qu'elle s'était enfuit et qu'elle était rentrée très tard après une errance longue dans Ptolémaios. L'équipe de nuit prenant congé, Daniel reprit les dossiers en cours. Il en profita pour récupérer une copie des données concernant le sabotage d'Hockmann. A ce moment, Petr entra à son tour.

- Comment ça va, Capitaine ? Bien dormi ?
- Assez difficile, j'ai du mal avec le décalage horaire, mais je m'y ferais. Et vous Lieutenant ?
- Oh, un peu comme vous. Quoi de neuf ce matin ?
- Pas grand chose, j'attends toujours le rapport concernant l'analyse des réparations à faire. Sinon j'ai appris que tout le monde a passé la nuit ici. Je comptais laisser une journée de permission restreinte supplémentaire, mais demain je pense mobiliser tout le monde pour que nous puissions repartir au plus vite.
- Oui, je suis d'accord. En espérant bien sûr que les réparations pourront débuter car sinon ça servira pas à grand chose. Au fait Capitaine, j'ai croisé Tchen en arrivant, il m'a dit qu'il voulait vous parler.
- Je suppose qu'il a dû finir son rapport médical. Merci Matevsti, je m'y rends de ce pas.


Encore un peu ensommeillé, Daniel se rendit à l'infirmerie, où il supposait y trouver le médecin de bord mais un infirmier le prévint qu'il était parti à son bureau en pensant le trouver. Il le remercia pour cette information et se dirigea à nouveau vers l'ascenseur. Il tomba nez à nez avec le Docteur Tchen, visiblement assez préoccupé. Au lieu de rejoindre l'infirmerie, il l'invita à monter.

- Où allons-nous ?
- Au réfectoire. Tenez Capitaine, vous devriez jeter un œil à ça.
- Qu'est-ce que c'est, votre rapport ?
- Non, ce sont les résultats d'analyses sanguines du Docteur Lesca, l’hôpital vient de me les envoyer.


Daniel feuilleta le dossier attentivement, il ne s'attendait à rien d'extraordinaire si ce n'est qu'elle était sûrement en bonne santé. Lorsqu'il en vint à la conclusion, il se statufia. Non, il devait y avoir une erreur, ce n'était pas possible ! Il se tourna vers Lio, mais celui-ci hocha la tête, navré. Dans le réfectoire, Maria, qui ne soupçonnait rien, prenait paisiblement un petit déjeuné. Elle mâcha lentement un pain au lait tandis qu'elle fixait sans le voir une table devant elle. Ses pensées se bousculaient sur ce qui s'était passé la veille. L'échec de la mission, la visite de cet homme, et puis sa déambulation dans la base qui n'a pris fin que grâce à la générosité d'un transporteur connaissant bien les lieux et l'ayant amené à bon port. Ici, elle se sentait un peu en sécurité même si la peur l'habitait constamment. Elle avait hâte de revoir Daniel, ne serait-ce que pour profiter de sa présence rassurante.

- Maria.

Se retournant, elle afficha un sourire à la reconnaissance de sa voix mais quelque chose n'allait pas. Daniel avait le visage fermé, il semblait triste. Il tenait un dossier dans ses mains, avec le médecin à ses côtés. Inquiète, elle se leva et le salua tout naturellement, mais il n'était pas enclin à bavarder. Il lui coupa sèchement la parole, elle eut comme un haut-le-cœur.

- Daniel... Qu'est-ce qui se passe...? Tu me fais peur...

Daniel grimaça, il se mordait les lèvres. Tchen se racla la gorge, signalant par ce geste qu'il attendait. S'il ne disait rien, il le ferait ; mais en temps que Capitaine Daniel ne pouvait s'échapper à cette obligation. C'est non sans un profond bouleversement dans la voix qu'il clama :

- Nous avons reçu tes résultats sanguins, je... Tu m'as bien eu, hein ? Garde, amenez le Docteur Lesca.
- Attends... Attends ! Qu'est-ce que tu racontes ?!


Elle lui arracha le dossier des mains, elle vérifia les conclusions, elle ne pouvait croire ce qu'elle voyait. Cet ordure... Non, il n'avait pas le droit de faire ça, pourquoi il faisait ça ?! C'était complètement stupide, non ce n'était pas vrai, pensait-elle. Maria clama son innocence mais rien n'y faisait, les gardes l'attrapèrent et l'embarquèrent. Daniel la supplia de se taire. Il n'y avait pas grand monde dans le mess, mais nulle doute que la rumeur allait se propager. Il valait mieux pour elle d'en faire le moins possible. Il accompagna l'escorte jusqu'à la sécurité du vaisseau où, stupéfait, Bentner assistait à son emprisonnement.

- Daniel, non... Crois-moi, ce n'est pas vrai !
- Oula, qu'est-ce qu'il se passe Capitaine ?!
- Tenez Bentner. Lisez-ça. Je... Je me charge de prévenir les autorités compétentes.
- Daniel, non !! NOON !!!...


Il ne se laissa pas intimider par ses cris de sanglots, se retenant de pleurer de peur de craquer. Il quitta rapidement la pièce pour revenir à son bureau. Il frappa alors le mur du poing à plusieurs reprises avant de passer sa main sur son visage et de s'écrouler sur son siège. Maria, une coordinatrice ? Tsseuh ! Il tombait vraiment de haut...

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Posté le: Ven 2 Mai 2014 - 17:54
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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La fin de la journée approchait, Daniel avait enfin reçu le rapport d'analyse pour les réparations à faire sur le Pégasus, avalisé par Park. Normalement, cela ne devait pas prendre plus d'une semaine selon son Quartier-Maître, c'était une bonne chose. Après la réception de celui de Tchen joignant les résultats de Maria, il ne restait plus qu'à recevoir le rapport de Bentner et d'Avilov. En attendant, il prévint le Général Güter de la situation concernant le Docteur Lesca avec une copie-jointe de ses données médicales. Ce n'était pas vraiment ce à quoi ils s'attendaient, mais si finalement c'était l'Alliance qui était impliqué, l'affaire devenait beaucoup plus grave. Il ne préférait toutefois pas faire de conclusions hâtives, lui demandant à la fin de son message un nouveau rendez-vous. Malgré tout, même si ça ne paraissait plus nécessaire, Daniel comptait continuer à enquêter discrètement sur les autres pilotes, ne serait que pour chasser ses doutes. A ce moment, ça ne lui aurait fait pas de mal. Il n'arrêtait pas de penser à Maria et ce qu'elle était, c'était comme un goût amer qui ne voulait pas partir, il n'arrivait pas à s'y faire. La paperasse qui s'ajoutait l'énervait plus qu'autre chose, il finit par tout envoyer bazarder. Il quitta son bureau pour rejoindre le pont extérieur. Il n'y avait pas d'air pur à respirer sous un ciel dégagé, juste une épaisse muraille de métal imbibée d'un mélange artificielle d'oxygène et d'azote. Daniel détestait déjà cet endroit, il avait envie que d'une chose : retourner sur Terre. Il s'appuya à la rambarde et expira. Son regard suivait les aléas des soldats autour du quai.

- Fuh... Comment font-ils pour réussir à vivre paisiblement dans un endroit pareil ?

Il resta là une bonne dizaine de minutes avant de se lasser et de retourner à l'intérieur. Encore pas mal de choses à régler l'attendait concernant le ravitaillement et d'autres broutilles administratives... Il leva un bras au dessus de sa tête en signe de mépris, il décida de reporter ça pour s'hasarder dans le vaisseau. Il arriva au bout d'un moment devant le poste central de la sécurité, là où il y avait les cellules. Ce n'était pas très bien éclairé, des ordinateurs clignotaient et affichaient le contenu de chacune d'elles, hermétiquement fermées. En s'approchant, il interrogea un jeune soldat montant la garde.

- Où est le Quartier-Maître Bentner, Soldat Anstild ?
- Il est sorti. Enfin, je crois... Mon Capitaine.
- D'accord. Vous pourriez aller le chercher pour moi ?
- Ah... Bah c'est que...
- Soldat.
- A... A vos ordres !


Le jeune soldat, plutôt tendu, se dépêcha de s'exécuter. Lorsqu'il eut franchi l'angle du couloir, Daniel jeta un œil dans le poste. Il n'y avait plus personne, c'était donc le moment. Il saisit un code d'accès, passa son badge et ouvrit la porte menant à une des cellules. Maria s'était allongée dans un coin sur un matelas qu'elle avait délogé de son lit. Elle ne s'attendait pas à recevoir de la visite, elle feignait de remarquer la présence de cette personne.

- Maria ?
- Daniel ?


Elle se retourna pour s'assurer que c'était lui. Elle essuya son visage encore recouvert de larmes mal séchées et s'assit, mais elle évitait de le regarder. Daniel referma la porte derrière lui et fit face à la jeune femme en s'adossant au mur. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était venu là, ni même ce qu'il allait lui dire. Il avait peut-être juste envie de la voir une dernière fois avant qu'elle ne soit transférée. Le silence pesa, jusqu'à qu'il se décide à dire un mot.

- Maria je...
- Non, Daniel, c'est...
- Suis navré, mais je n'ai...
- Moi qui m'excuse, je n'ai...
- Pas eu le choix.
Conclurent-ils à l'unisson. Ils échangèrent un premier sourire gêné, le silence retomba.
- Pourquoi me l'avoir caché ?
- Ce n'est pas ça...
- Les résultats le prouvent, tu es une c...!
- Non !! Je ne suis pas une coordinatrice !!

Ce bref crie les crispa, nouveau silence, regards fuyants.
- Je ne peux rien te dire, Daniel.
- Il faudra bien que tu m'expliques, Maria. Il n'est plus l'heure aux cachoteries. Si tu veux que je t'aide, il faut tout me dire !
- Je ne peux pas !
- Pourquoi ?!
- Parce que je ne veux pas qu'ils te tuent !!


Elle gloussa, les larmes lui montèrent. Daniel était estomaqué, qu'est-ce qui pourrait nécessiter un tel secret au point que tout témoin devrait en mourir ? Il sentait que ça ne servait pas à grand chose d'insister, il se rapprocha d'elle et lentement vint s'asseoir à ses côtés sur le matelas. Il l'enroula avec son bras et la pris contre lui puis lui chuchota :

- Tu te souviens de ce que j't'ai dit hier, pendant la mission ? Je t'ai dit... "Je pense que tu es quelqu'un de bien", et tu sais quoi ? Je le pense toujours.

Elle sourit, cela l'a rassurait un peu. Elle se laissa aller en le serrant contre elle. Tant de choses dans sa tête se bousculait, elle avait tant envie de les dire, de tout lui expliquer pour qu'il comprenne, mais il y avait cette peur, profonde et vivante, de perdre tout ceux qui seraient au courant. Pendant plusieurs heures elle avait mené des réflexions pour comprendre pourquoi on l'accusait d'une telle chose, ça ne pouvait être qu'une manipulation de ces monstres... "Nous nous contenterons de vous regarder souffrir" Cette voix la glaçait. Elle fixa d'un œil noir la caméra, Daniel la rassura en disant qu'il l'avait coupé le temps de cette visite, ce qui la surprit.

- En toute honnêteté, personne ne sait que je suis là, et...

Il s'interrompit, leurs visages étaient très proches, ils pouvaient mutuellement sentir le souffle chaud de l'autre. Loin de la repousser, Daniel se laissa faire. Durant quelques secondes ils communièrent ensemble dans un délicat baisé puis se séparèrent. Maria était confuse, elle ne voulait pas le brusquer, Daniel lui répondit que ce n'était rien.

- Maria, tu n'es pas une coordinatrice ?
- Non, Daniel.
- Tu es sûr ?
- Oui.

Il se laissa un instant de réflexion puis, se levant, il conclut :
- Très bien. Je vais t'accorder le bénéfice du doute et faire refaire les tests. En attendant, je veillerai à ce que tu sois bien traité. C'est tout ce que je peux faire.
- Merci beaucoup, Daniel. Euhm, est-ce que je peux te demander un service ?
- J'en fait déjà beaucoup tu sais... Bon, je t'écoute.
- Pourrais-tu me faire parvenir une dose d’élixir de fleur ? J'en ai fabriqué dans notre laboratoire, ça m'aide à me détendre.
- Je connais le règlement, tu vas pas tenter de te faire du mal quand même ?
- Daniel...
- Bon... C'est d'accord. Je te ferai parvenir ça avec le prochain plateau-repas. Au revoir Maria.
- Au revoir, Daniel...


Il rouvrit la porte et quitta la cellule en la refermant. Quelques instants plus tard, le soldat était de retour avec le Quartier-Maître Bentner. Daniel lui demanda brièvement l'heure à laquelle il apportait les plateaux repas puis demanda à y ajouter un flacon "alimentaire" qu'il lui apporterait. Après sa réponse, il reprit le chemin de l'ascenseur pour aller s'attaquer encore un peu à la paperasse.

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Andreï Avilov
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Posté le: Sam 3 Mai 2014 - 00:02
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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[HRP: post écrit en coordination avec Daniel, toutes ses répliques sont de lui sans modifications autres que de mise en page]

Après avoir échangé quelques mots de plus avec Park, Andreï du bien reconnaitre qu’il n’allait pas arriver à réparer le Ziel tout seul dans son état. Et avec tous les mécaniciens en permission, il ne restait pas grand monde pour l’aider. Malgré tout, Andreï savait pouvoir faire un certain nombre de chose depuis le cockpit de son MA, sans devoir vraiment forcer, et c’est ce à quoi il s’attela.

Bien des heures plus tard, Andreï se trouvait toujours dans son MA. Les plans du réseau d’alimentation et le manuel du Ziel se partageaient l’écran latéral gauche, les données fournies par le système d’autodiagnostic du MA occupaient l’écran de droite, et l’écran frontal était partagé entre des lignes de code informatique et un fichier texte. Détail étonnant, le système de diagnostic des dégâts du Ziel avait bien moins souffert que le MA en lui-même, fournissant à son pilote un très large panel d’informations. Autre élément totalement intact, l’ordinateur de bord du MA n’avait absolument pas souffert du combat. La combinaison de ces 2 éléments permettait à Andreï de déjà rédiger une bonne partie de son rapport à envoyer aux concepteurs du Ziel, et de repérer les points sur lesquels les mécaniciens devraient se concentrer en priorité lors de la réparation du MA. Le fait de ne pouvoir taper qu’à une main ralentissait sérieusement le sous-lieutenant, qui ne vit pas le temps passer, et fini par s’endormir sur place.

Andreï se réveilla de lui-même quelques heures plus tard, agacé mais pas vraiment surpris de s’être endormi ainsi.


*J’ai trop pris l’habitude de confondre mon MA et ma cabine sur mes précédentes affectations. Maintenant que j’ai une cabine uniquement pour moi, je n’arrive même pas à en profiter, c’est… navrant.*

Il suffit d’un coup d’œil à Andreï pour constater que son travail était presque fini, et qu’il était déjà milieu de matinée. Constante par rapport à son ancien vaisseau, personne n’avait remarqué qu’il était dans son MA, et personne n’avait donc cherché à le déranger ce qui était plutôt agréable, même si sur le Pegasus il n’avait plus à utiliser cette astuce pour éviter l’une ou l’autre corvée dont son statut d’officier le dispensait à présent. Andreï se permit un instant à réfléchir.

*Beaucoup de morts et de combats infernaux, et pourtant c’est la poignée de bon souvenirs qui remontent. L’esprit humain est vraiment une machine curieuse…*

Le lieutenant se reconcentra ensuite afin de finir son travail au plus vite. Il lui fallu malgré tout jusque midi passé pour finir son rapport ainsi qu’un certain nombre de travaux secondaires. Son estomac se chargea ensuite de rappeler à Andreï qu’il n’avait plus rien avalé depuis plus de 24 heures.

*Bon direction la cantine, ça me fera du bien de bouger un peu.*

Andreï eu malgré tout les pires difficultés du monde à quitter le cockpit de son MA. Ses muscles semblaient n’avoir pas trop apprécié cette nuit passée assis, et lui faisaient très cruellement payer. Finalement, il parvient à s’extraire, et à boiter misérablement jusqu’à la cantine. Ne reconnaissant personne et n’ayant pas envie de s’incruster dans un groupe, il mangea seul, mais ne pu s’empêcher d’entendre les conversations. Et le thème de conversation était des plus surprenants.

*Maria arrêté pour espionnage ? Identifiée comme étant une coordinatrice ? Fellini ne pourra pas dire que je ne l’avais pas prévenu pour le coup.*

Malgré tout, quelque chose dans cette nouvelle déplaisait à Andreï, même s’il ne parvint pas tout de suite à mettre le doigt dessus.

Ce n’est finalement que plusieurs heures plus tard, alors qu’il se décidait enfin à écrire son rapport pour la capitaine Fellini, qu’il parvint à poser des mots sur ce qui le dérangeait dans cette histoire.

*C’est trop évident, trop soudain. Je parle au capitaine de mes soupçons envers Maria, et moins de 48 heures plus tard on trouve une preuve accablante pour plomber Maria et donner raison à tous mes soupçons. Tout ça cache quelque chose d’autre, les explications les plus simple ne sont pas toujours les meilleures.*

Andreï ne s’en rendait qu’en partie compte, mais il établissait un parallèle entre les accusations pesant sur Maria et les accusations de tricherie dont il avait été victime et qui l’avait fait renvoyer de l’université d’Arzachel. A l’époque, tout le monde l’avait immédiatement vu comme coupable sans se poser la moindre question, et il sentait que c’était ce qui était en train de se passer avec Maria.

*Et pourtant, le fait est qu’elle est au trou, là où j’ai toujours voulu l’envoyer, et qu’elle n’est pas prête d’en ressortir, ce qui n’est pas plus mal pour ce vaisseau et pour mon unité. Mais malgré tout… pas comme ça, non.*

Pour Andreï, se découvrir une conscience et un semblant de sens de l’honneur était quelque chose de parfaitement étonnant et légèrement absurde, et pourtant…

*Je ne sais pas pourquoi, je sens que je vais être déçu d’une manière ou d’une autre par Maria, et pourtant…*

Malgré tout, la mauvaise foi d’Andreï, et ses sentiments très négatifs à l’égard de Maria, le firent encore hésiter, avant que finalement il prenne sa décision et prenne la direction du bureau du capitaine. Il tomba sur celui-ci alors qu’il allait rentrer dans son bureau, et il avait l’argument choc pour le convaincre de discuter.

Capitaine, j’aimerais vous parler. A propos de Maria. »

Le capitaine accepta, même si il semblait surpris.

« Ah, vous voulez réagir à propos du fait qu'elle soit... Enfin, vous avez dû entendre les rumeurs... »

Andreï ne pu s’empêcher de soupirer.

Oui, j'ai entendu les rumeurs, ça discute beaucoup à la cantine. Et justement... quelque chose me démange dans cette histoire, on pourrais en parler ? »

« D'accord. Suivez-moi jusqu'à mon bureau, Lieutenant. »

Daniel fit entrer Andreï dans son bureau et l’invita à s’assoir. Une fois tout les 2 installés, Daniel entama la conversation.

« Bien, je vous écoute Avilov. Qu'est-ce vous vouliez me dire à propos du Docteur Lesca ? »

Je n'ai pas de preuve réelle à apporter mais... le faisceau d'éléments indirects est trop important. Mais premièrement : avez vous parlé à quelqu'un de notre précédente discussion concernant Maria ? »

« Je l'ai évoqué à Matevsti et à Lesca, mais je n'ai pas abordé son contenu. Pourquoi ? »

Andreï hésita un instant, puis pris une grande inspiration et s'expliqua.

à ce moment là, même si je ne vous l'ai pas dis faute de preuve tangibles et pour éviter de paraitre fou, je me demandait si Maria n'était pas une coordinatrice. »

« Je comprends, j'en ai fait les frais avant votre arrivée... Mais c'est une longue histoire, passons. Donc, vous pensiez dès que c'était une coordinatrice, maintenant vous en avez la confirmation. Je ne comprends pas très bien en quoi je peux vous aider de plus, Avilov. »

Andreï se dit que son capitaine allait le prendre définitivement pour un fou mais bon... troip tard pour reculer.

Justement, la synchronisation des faits me laisse... douteux. Tout s'enchaine bien trop vite. Ella a dupé tout le monde jusque là, et moins de 48H après avoir eu des soupçons, on me donne toute les preuves que je voulais ? »

Andreï secoua la tête en signe d'incompréhension.

C'est pas logique, quelque chose de pas net passe la dessous, on ne donne pas assez le bénéfice du doute à Maria. Elle nie d'après ce que j'ai compris ? »

« Vous savez Lieutenant, en temps de guerre... Les évènements ont tendance à se bousculer. Vous ne devriez pas trop vous tracasser, mais ça je vous l'avais déjà dit, souvenez-vous. Plus sérieusement, elle a nié bien sûr les faits, même s'il est difficile de faire plus concret comme preuve que des analyses médicales. »

Andreï soupira : son capitaine était exaspérant à lui sortir les arguments cynique que lui même aurait du utiliser.

Niveau analyse médicale, parlons en : comment a-t-elle pu leurrer le test médical d'admission, et d'où viennent les résultats des test d'aujourd'hui? On ne devrait pas refaire une analyse de notre coté ? Je le répète, tout ça est trop facile, je suis trop bien placé pour savoir que la solution la plus simple n'est pas toujours la meilleure. »

« Écoutez Lieutenant, je comprends votre frustration. Je ne suis pas là pour remettre en cause quoique ce soit, juste constater un fait. Un fait qui, je l'admet, me laisse un goût amer. C'est pourquoi j'ai décidé, avec votre soutien, de faire refaire les analyses. »

Andreï inclina la tête en guise de remerciement.

Merci capitaine, je suis heureux que nous soyons sur la même longueur d'onde. »

Andrei hésita alors : sa requête suivante allait être délicate à faire passer.

Malgré tout capitaine... on ne prend pas par hasard quelqu'un comme cible pour une attaque pareille. J'aimerais avoir le droit de questionner maria, de lui mettre un peu la pression. Ce n'est peut-être pas une coordinatrice ni une espionne, mais elle a clairement des choses à cacher, et nous nous trouvons dans une position idéale pour en savoir plus. Afin d'éviter d'avoir d'autres mauvaises surprises plus tard. »

Daniel fut malheureusement catégorique.

« Refusé. Il n'y aura aucun interrogatoire tant que nous n'aurons confirmation de ce qu'elle est et que le Commandement Général n'en soit informé. »

Andreï se dit qu'au final, il préférait le capitaine quand il défendait Maria, c'était quand même plus facile à gérer... quoique...

Capitaine, le commandement de la base est majoritairement atlante, et largement cloisonné par le Blue, même moi je sais ça. Si nous les laissons l'avoir, ils risquent fort de jouer avec puis de constater à l'autopsie que c'est une naturelle, ou quoi qu'elle puisse être. Maria ne plait pas beaucoup, mais je refuse de laisser quelqu'un subir ça sans être sur qu'il est coupable »

Daniel tenta alors dévier du sujet initial.

« Qu'est-ce que vous savez sur la position du Blue Cosmos, Avilov ? »

Andreï haussa une nouvelle fois les épaules.

Ce qu'en disent les bruits de couloirs : les atlantistes sont très largement pro-génocide, et ce sont eux qui contrôlent ici. Pas mal d'officier, souvent en vue, ne s'en cachent même pas d'ailleurs. Les rumeurs sur des recherches pas très nettes sont légions ici, et qui financerait ça, sinon le Blue ?»

« Je vois. Vous avez passé un moment sur la Lune je crois, vous en pensez quoi de tout ça ? Ce sont sensés être nos alliés. »

Le Blue? Comme tout les fanatiques : utile à l'échelon local comme troupe de choc, mais dangereux à l'échelon supérieur parce qu'incapable de viser une victoire militaire propre. Si ZAFT pense que notre objectif est le génocide, ils se battront jusqu'au dernier, et auront recours à tous ce que leur arsenal pourrait compter d'horreur. »

« A vous écouter, vous ne semblez pas vraiment les aimer. Je me trompe ? »

Leur haine cache mal beaucoup de jalousie, et j'ai n'ai pas envie de mourir pour ça. Je n'ai pas vraiment envie de mourir tout court en fait... »

Daniel resta interdit, fronçant les sourcils.

« Pour revenir au Docteur Lesca. Je ne vous autorisai pas à l'interroger, tout simplement parce que je l'ai déjà fait et même moi je n'ai rien pu apprendre. Je ne sais pas qui est derrière tout ça, mais quoiqu'il en soit ce sont des gens extrêmement dangereux. Nous marchons sur des œufs, nous devons rester vigilants. Je compte donc sur votre discrétion, vous comprenez Avilov ? »

Andreï ne fut pas vraiment surpris par l’aveu du capitaine. Il en pinçait vraiment pour Maria, quoi qu'il puisse prétendre. malgré tout, les mots du capitaine l'inquiétèrent. Si Maria était liée au Blue, tout cela pourrait très vite devenir mortel. Et pourtant...

Capitaine, avec tout le respect que je vous dois, vous avez sans doute essayé avec la méthode douce. Laissez-moi tenter quelques mots avec la méthode dure. Je suis loin d'être aussi menaçant que le Blue, mais je peu peut-être obtenir quelque chose avec des menaces ciblées. Si au moins on arrivait à cerner un peu le problème... »

« Avilov, je vous le répète pour la deuxième et dernière fois : c'est non. Je dois d'abord en informer le Général Güter, le responsable de notre vaisseau pour la base lunaire, c'est un contact sûr appartenant à notre Fédération. Pour les méthodes brutes, nous verrons ça plus tard. »

Andreï haussa une dernière fois les épaules, en signe de résignation cette fois-ci.

Bon tant pi, j'aurai essayé. De toute façon je ne lui faisais pas confiance à la base, alors bon... je vous souhaite d'avoir placé votre confiance dans les bonnes personnes, sinon... tant pi. Voici mon rapport, vous aurez besoin d'autre chose ?»

« Merci Lieutenant. Je vais consulter ça. Vous pouvez disposer, bonne soirée. »

Andreï sorti alors du bureau, sans trop quoi savoir faire dans l'immédiat.
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Posté le: Sam 3 Mai 2014 - 16:16
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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La nouvelle de l'emprisonnement de Maria s'était répandu dans le vaisseau comme une traînée de poudre, et la rumeur selon laquelle la pilote Lesca était une coordinatrice arriva jusqu'aux oreilles de Danaé. La trentenaire n'en crut pas un mot, il lui fallait la confirmation de quelqu'un en qui elle avait confiance. Elle alla donc trouver le quartier-maître Bentner, qui était le responsable de la sécurité du vaisseau. Si il y avait bien quelqu'un au courant de tous les détails de cette histoire, c'était sans aucun doute lui. Alfred s'attendait apparemment à la voir apparaître, il ne devait sans doute pas douter sur les réactions de Danaé.

- Alfred, c'est vrai c'qu'on raconte? La gamine est une espionne coordinatrice? Elle avait du mal à croire ce qu'elle était en train de demander.
- D'après l'analyse médicale de l’hôpital de la base, c'est une coordinatrice. Confirma t-il. Mais pour l'instant on a pas de preuves que c'était une espionne.
- On s'attend p't'être à trouver du matériel d'espionnage dans le labo ou dans sa cabine, c'est ça? C'est des conn'ries tout ça.
- Écoutes Danaé, j'ai lu cette analyse, c'est marqué noir sur blanc qu'elle est une coordinatrice. Affirma le quartier-maître. A moins que ça soit truqué. Ajouta t-il.
- Et ça f'rait forcément d'elle une chienne à la solde de ZAFT?! Fulmina la pilote.
- Que je sache, la CTA n'a que des naturels dans son armée, et ZAFT n'a que des coordinateurs.

Argument techniquement implacable, mais Danaé ne l'entendait pas de cette oreille. Elle fit appel aux souvenirs de son ancienne vie pour trouver un exemple pouvant soutenir son avis.

- Quand j'étais mercenaire, j'ai majoritairement pris les armes contre ZAFT au cours de ce conflit, et j'avais des coordinateurs dans mes rangs. Déclara t-elle. Y a pas de gène pour déterminer les choix qu'on fait.
- Il y a quand même une différence entre le mercenariat et le service militaire. Rétorqua son interlocuteur.
- Oui, la paye. Se moqua t-elle.
- Quand même, à t'entendre, on pourrait croire que tu es pro FFCE. Annonça Alfred, sombre.
- Ah m'fais pas dire c'que j'ai pas dis! S'offusqua la trentenaire. J'suis pas d'leur bord!

Comment pouvait-il ne serait-ce qu’imaginer une chose pareille? Surtout après leur discussion d'hier soir. Cette histoire commençait à échauffer les esprits, et à les vicier aussi, vu comment comment se mettaient à tourner les choses.

- C'est quand même bizarre c't'histoire tu trouves pas? Si elle est vraiment une coordinatrice, qu'est-ce qu'elle fout là? Elle devait savoir dès le début qu'elle allait se retrouver dans une merde noire.
- Ce qui m'étonne le plus, c'est qu'elle soit passée aussi longtemps entre les mailles du filet sans jamais se faire pincer.
- Si c'est VRAIMENT une coordinatrice, et qu'elle a put rester aussi longtemps camouflée, ça veut dire qu'elle a des complices, et là, c'est vraiment la merde. Conclut-elle.
- Tu veux dire... qu'elle ne serait pas seule, qu'il y aurait d'être espions? Peut-être même des traîtres au sein de la Coalition?
- C'est potentiellement le cas si le fait qu'elle soit une espionne s'avère vrai...

Puis, une idée lui frappa l'esprit. Comment avait-elle put passer à coté de cela? ZAFT n'était pas la seule faction qui aurait put engager Maria comme espionne. Et si c'était quelqu'un d'autre qui était derrière tout ça? Si ce n'était pas l'Alliance Zodiacale qui avait infiltré le commandement de la Coalition Terrienne? Il fallait qu'elle fasse part de ses soupçons à Alfred, peut-être que lui aussi les partageait. Mais intérieurement, elle espérait que tout cela ne soit qu'une machination, et que la jeune Lesca n'était pas réellement une coordinatrice.

- Alfred?
- Oui?
- Et si ce n'était pas ZAFT qui était derrière tout ça? Mais la faction libre? Ce serait plus logique alors qu'il y ait des traîtres parmi les Naturels...
- Maintenant que le dis, ça a pas l'air si bête. Mais ça voudrait que n'importe qui pourrait être un traître en puissance...
- Ouais, espérons que tout ça ne soit qu'un ramassis d'conn'ries.

Quand soudain apparut un soldat, ce dernier affirma que le capitaine requérait la présence du quartier-maître. Ce dernier s'excusa auprès de la trentenaire et emboîta le pas du soldat. De toute façon, la discussion était plus ou moins terminée. Mais c'était dommage, Danaé aurait bien voulu continuer à parler avec Alfred, elle trouvait plaisant de débattre avec cet homme. C'était donc remis à une autre fois. Mais ce n'était que partie remise, elle le savait, Alfred reviendra à elle.
Pour se changer les idées, elle décida d'aller à la salle de sport du vaisseau, en faisant un détour par sa cabine pour se mettre une tenue adaptée au sport, constituée d'un short noir, d'un débardeur blanc, d'une paire de baskets rouges, et d'un bandeau rouge. Se muscler était quelque chose qu'elle avait apprit à faire durant sa jeunesse, elle appréciait fournir des efforts dans le but d'augmenter sa masse musculaire, et pour épater la galerie tant elle était une force de la nature.

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Posté le: Dim 4 Mai 2014 - 15:11
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter
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Lundi. La matinée avait été une vrai catastrophe. Tout d'abord le personnel en permission la veille n'était pas complètement revenu à son poste, ce qui posait problème pour les coordinations entre les équipes. Ensuite, le début des réparations de la partie bâbord du vaisseau ayant été perturbées en conséquence, une mésentente causa un court-circuitage qui entraina une panne d'électricité ayant manqué de faire rentrer en surchauffe l'un des réacteurs nucléaires du Pégasus. Heureusement Park avait réussi à mettre en route le système de secours pour procéder au refroidissement. Enfin, comme si ça ne suffisait pas, quelques soldats à bord lancèrent la rumeur comme quoi des traitres liés à la Faction Libre ou à Zaft selon les versions avaient tenté de saboter le vaisseau pour faire exploser le quai. Il y eut alors des accusations des uns et des autres sur leurs collègues qui installa une ambiance délétère et détériora l'efficacité du travail. Déjà le ravitaillement commençait à prendre du retard sur les horaires prévus. Entre deux problèmes, Daniel réussit enfin à se réunir avec son second dans son bureau pour une réunion de crise.

- Bon Matevsti, reprenons depuis le début. On a eu la confirmation que tout le monde était rentré ?
- Les quartiers-maîtres et le chef d'escadron m'ont confirmé que tout leurs hommes étaient présents.
- Bien. Pour les réacteurs, c'est réglé aussi, mais on devrait peut-être en arrêter un.
- Ça prendrait trop de temps, nous ne sommes ici que pour une semaine. On doit juste veiller à ce qu'ils ne s'emballent pas. Vu qu'on est à quai, une production minimale suffit.
- D'accord. Bon par contre, ces alertes au traitre, là... Ça m'échappe, il faut qu'on fasse quelque chose sinon on parviendra jamais à redécoller. Pire encore, si j'en crois la procédure le commandement de la base pourrait aller jusqu'à récupérer le contrôle du vaisseau ; tu sais tout aussi bien que moi que ça ne doit pas arriver.
- Ouais, tout le monde se méfie de tout le monde. Au moins problème, ça pète... On aurait peut-être dû attendre avant d'arrêter Lesca, histoire de la coincer loin du regard des autres...
- Ce qui est fait est fait. Nous devons nous efforcer de garder l'ordre à bord du vaisseau. D'ailleurs nous ne sommes pas sûr qu'elle soit une espionne de ZAFT. Le Général me soutient là-dessus, il a accordé l'autorisation de refaire les tests médicaux mais cette fois ils seront menés par notre équipe médicale, histoire d'en être certains.
- J'espère que les atlantistes vont pas râler, ils aiment pas qu'on fasse des choses dans leur dos.
- Bah, ils se privent pas pour le faire.


Un soldat vint frapper à la porte, il semblait y avoir une nouvelle urgence. La réunion fut donc de courte durée, mais cette fois le problème était beaucoup plus grave : deux soldats auraient forcé le poste de sécurité pour s'en prendre à la prisonnière, au mépris de l'ordre du Capitaine Fellini interdisant tout interrogatoire ou mal-traitement que ce soit. Les deux officiers se précipitèrent pour les arrêter, ils arrivèrent trop tard. Le jeune Anstild avait été envoyé à terre, inconscient. La porte de la cellule avait été forcé, mais il n'y avait personne à l'intérieur autre qu'un soldat inconscient, c'était Jacobsen. D'après le garde qui accompagnait Fellini et Matevsti, il aurait lancé l'alerte avant de tenter de s'interposer. Un peu plus loin des jurons se firent entendre, ils se rapprochèrent de la position en vitesse et trouvèrent les deux soldats suspectés à la lutte avec Bentner et un autre garde. Matevsti gueula aussitôt :

- C'est quoi ce bordel ?! Arrêtez-vos conneries !!
- C'est un ordre Soldats, obéissez !!
Renchérie Daniel.

Bentner parvint à les faire maitriser, leur coinçant les bras avec l'aide du soldat qui accompagnait Daniel et Petr lui prenait l'autre. Il prévint le Capitaine qu'ils auraient voulu faire parler Maria "à leur manière", car ils n'approuveraient pas ses méthodes. Daniel demanda confirmation aux insubordonnés qui se contentèrent de se taire. Ils étaient impulsifs mais pas bête au point d'aggraver leur cas. Daniel ordonna alors qu'on les mette à l'ombre quelque temps, histoire de les calmer. Il demanda ensuite à savoir où se trouvait Maria, ils répondirent qu'ils ne savaient pas, elle avait dû s'enfuir durant l'agression. Sans plus attendre, Daniel rejoignit en courant le hangar alors que Matevsti allait vers la passerelle. Au hangar, une des issues étaient occupées par la décharge d'un camion qui prenait plus de temps que prévu. Les soldats en garde s'étaient d'avantage occupés de ce problème plus que des entrants et sortants. Daniel vint les interpeller, à ce moment-là il aperçut une personne encapuchonnée courir sur le quai et s'éloigner. Il se rapprocha et une fois à la hauteur de la sortie du vaisseau, il reconnut la même silhouette qu'il avait croisé à Vladivostok. Se pourrait-ce que...? Il n'en savait rien, et même s'il avait voulu le vérifier, il la vit prendre une voiture et quitter les docks. A ce moment-là, Daniel eut comme un pincement au cœur, il avait juré que rien ne se passerait et il venait de faillir à sa tâche. C'était la mine sombre qu'il revint au hangar pour superviser la surveillance. Il rejoindrait Matevsti plus tard pour obtenir ses résultats sur les enregistrements vidéos des caméras de surveillance.

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Posté le: Aujourd’hui à 21:25
Sujet du message: Le désaveu du Général Güter

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