:: D'un vaisseau à l'autre ::

 
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Andreï Avilov
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Vaisseau: Pegasus
Niveau de pilote: 1
Appareil actuel: Klein Neue Ziel
Poste: Chef d'escadron/Mécanicien
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Posté le: Jeu 27 Fév 2014 - 21:53
Sujet du message: D'un vaisseau à l'autre
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[Sujet précédent: http://gundamneogeneration.vraiforum.com/t1387-Entre-deux-feux.htm?start=45#p29148 ]

[2 jours plus tard, hôpital militaire de Volgograd]

Quand Andreï ouvrit les yeux, la première chose qu’il vit fut le blanc.

*Du blanc ? Ce serait ça la mort ? Plutôt cliché tout de même*

Andreï revenait à lui par échelon. Très vite il récupéra son audition, et avec entendit le petit « bip » très régulier. Dans le même temps il reprit lentement ses esprits. Le souvenir de la dernière bataille lui revenait par à-coup, sous forme de flash. Il lui fallu 10 minutes supplémentaires pour associer le bip au bruit d’un électrocardiogramme.

*Électrocardiogramme… hôpital, donc le blanc c’est le plafond en fait*

A ce moment, un visage, féminin, vint remplir son champ de vision. Une infirmière sans doute, vu l’uniforme.

« Ha vous êtes réveillé, enfin. Ne bougez pas, le médecin arrive »

Bien évidement, dites à une personne de ne pas bouger alors qu’elle n’est pas parfaitement réveillée, et la première chose qu’elle fera sera de bouger. Dans son cas, Andreï tenta de se lever, en commençant par son buste. Il ressenti tout de suite une douleur sur tout son flanc gauche. Immédiatement, il fut rallongé dans son lit, doucement mais ferment par l’infirmière, qui avait bien pris soin de le prendre uniquement par l’épaule droit. Infirmière qui cette, fois, pris un ton plus sévère, presque militaire.

« On ne bouge pas j’ai dis, sergent, attendez le médecin »

La douleur avait au moins eu un avantage : éclaircir définitivement l’esprit du pilote de MA, et lui faire revenir en mémoire les derniers instants précédant sa perte de conscience.

*Oui, la jambe du Dagger qui lâche, les missiles qui arrivent, les explosions… J’ai bien cru que j’allais y passer pour le coup… d’ailleurs dans quel état je suis là*

Sans bouger trop visiblement, histoire de ne pas s’attirer les foudres de l’infirmière, Andreï porta son regard sur son corps. A l’exception de son bras gauche, d’où sortait un cathéter qu’alimentaient 2 poches d’un liquide ressemblant un peu à de l’eau, tout son corps était sous une couverture. Aucun plâtre ne semblait dépasser. Très doucement, Andreï tenta alors de bouger ses membres, un à un. Aucun problème au niveau de ses pieds, en revanche il ressenti une légère douleur en voulant bouger sa cuisse droite. Il tenta ensuite de bouger les doigts de sa main gauche, puis son poignet gauche. La gène ressentie pouvait être mise sur le compte de la perfusion. En revanche, quand il tenta de bouger son poignet droit, il n’y arriva que très peu, et au prix d’une forte douleur qui le fit grimacer un instant. De toute évidence, son poignet avait bien souffert, et était à présent coincé dans une sorte d’attelle semi-flexible. Andreï ressentait en outre autour de son front un bandage.
Mais l’infirmière l’interrompit alors dans son diagnostic en parlant à une autre personne, qui venait d’entrer dans la pièce. La cinquantaine, cheveux noirs grisonnant, une veste blanche de médecin passée par-dessus un uniforme d’officier eurasien, il devait s’agir du fameux médecin, et en effet.


« Bonjour docteur Natsekvo »

Ignorant complètement l’infirmière, de même que le salut militaire qu’Andreï tenta de faire, le médecin sorti une petite lampe de sa poche et la pointa vers les yeux d’Andreï, l’un après l’autre, afin de s’assurer qu’ils réagissaient bien. Il jeta ensuite un œil rapide à l’électrocardiogramme, puis seulement ouvrit la bouche, pour parler d’un ton dépourvu d’émotion, comme un automate.

« Votre nom, grade et matricule ? »

*Test pour voir si j’ai toute ma tête, il faut croire que j’ai eu une commotion ou un truc du genre*

Andreï Avilov, sergent, matricule 02587754612 »

Sans même sembler se soucier réellement de la réponse d’Andreï, le médecin poursuivit

« 3 fois 4 égal ?»

Andreï manqua de soupirer. Inutile de discuter, il suffisait de répondre aux questions, histoire d’être quitte.

12 »

« Quel est le nom du président de la fédération eurasienne ? »

Nikolaïov Drakovshki »

« La dernière chose dont vous vous souvenez ? »

Andreï hésita un instant. La base qu’il avait défendue était visiblement un complexe classé secret, et il ignorait le degré d’habilitation du docteur. Mieux valait donc rester vague.

La jambe de mon Dagger qui lâche, les missiles qui explosent, puis le trou noir… »

Le médecin sembla se satisfaire de cette réponse. Il hésita un instant, puis repris de sa voie tellement monocorde

« Bien, vous semblez ne pas garder trop de séquelles. Si vous vous posez la question, nous sommes à Volgograd, à l’hôpital militaire. On vous a extrait il y a 2 jours de ça de la carcasse de votre MS. Vous vous en sortez bien, votre boite crânienne n’est même pas fêlée, et vous n’avez que 3 côtes froissées. En fait mis à part votre méchante coupure à la cuisse droite et votre petite foulure au poignet droit, vous pourriez retourner au service actif immédiatement. »

Andreï grimaça. Ce médecin était visiblement du genre à raisonner en termes de soldats opérationnels plutôt qu’en termes de patient à soigner.

*Pour les jours de repos, ça semble grillé, tant pi. Et pour le Girty Lue en fait ? Ils ont oublié de me ramassé ou ils ne savaient pas que j’étais là ?*

Sur le temps qu’Andreï se faisait ces réflexions, le docteur Natsekvo avait eu le temps de réfléchir à bien autre chose, et il reprit de sa voix monocorde.

« Bon en fait, rien ne justifie que vous occupiez plus longtemps cette chambre, vous devriez être en état de marcher, et j’ai des vrais blessés qui attendent moi. »

Ce fut l’infirmière qui soupira alors. De toute évidence, elle était habituée à ce genre de décision de la part du docteur, qui pour sa part quittait déjà la pièce.

Cependant, alors qu’il allait fermer la porte, il sembla se rappeler de quelque chose.


« J’allais oublier. Un certain commandant Kroutchev voulait vous voir à votre réveil. Je vous laisse la chambre jusqu’à son passage »

Il parti ensuite. L’infirmière sourit alors à Andreï.

« Nous vous vexez pas, il est comme ça avec tout le monde. »

L’infirmière pris alors le bras gauche d’Andreï, et retira doucement la transfusion qui y était plantée, puis tira sèchement les électrodes posé sur sa poitrine. Andreï retira ensuite la couverture qui le couvrait, et sous laquelle il ne portait qu’un caleçon et une mince chemise dont tous les boutons étaient défaits. Sa cuisse droite était enroulée d’un épais bandage, et tout son coté droit, du bassin à la cage thoracique, affichait une magnifique couleur bleu-mauve. Andreï pu en outre remarqué que, comme il l’avait deviné, une attelle immobilisait son poignet droit, sans toutefois l’empêcher de bouger ses doigts.

« Ça va, vous aller arrivez à vous lever ? »

Andreï tenta justement de se lever. Il grimaça en bougeant son torse, puis ressenti un élancement douloureux dans la cuisse droite comme il posait la jambe correspondante au sol. Après un instant d’hésitation, il se leva, prenant bien soin de porter au maximum son poids sur sa jambe gauche. Un vertige le pris l’espace d’un instant, avant de se calmer tout aussi vite. Le pilote tenta ensuite de faire quelques pas.

*Bon, tant que je ne tente pas de forcer sur la jambe droite, ça devrait aller*

L’infirmière observa les test d’Andreï sans intervenir. Après quelques instants de flotement, il pris alors un sac de voyage, qui gisait dans un coin de la pièce et qu’Andreï n’avait pas encore remarqué. Et pourtant, il s’agissait du sien, apparemment il était intact. Andreï pris un instant pour bénir l’idée qu’il avait eu de le caser dans le Dagger L. Si il l’avait laissé dans le hangar à MS… mieux valait ne pas réfléchir à l’état dans lequel se trouvait le bâtiment à l’heure actuelle.
Andreï retira du sac un de ses uniformes, puis rejoignit la très petite salle de bain de la chambre pour se rafraichir et enfiler l’uniforme. Comme il sortait de la pièce, il vit la porte s’ouvrir et un officier y entrer, un commandant d’après ses épaulières. Andreï se mit immédiatement au garde à vous


*Sans doute le commandant Kroutchev*

Le commandant rendit son salut à Andreï, puis fit signe à l’infirmière de sortir, sans piper un mot.

*Depuis quand mes compatriotes sont si avare de mots ? C’est la guerre guerre qui leur a fait ça ?*

Cependant, une fois la porte refermée derrière l’infirmière, le commandant s’assit sans plus de cérémonie sur l’une des 2 chaises que comptait la chambre et plaça l’autre chaise en face de lui.

« Rompez sergent, installez-vous »

De manière étonnante, sa voix était calme, amicale, presque joyeuse. Une fois Andreï installé, le commandant le fixa, un mince sourire aux lèvres.

« Premièrement, je crois que vous méritez des félicitations pour votre promotion, bravo sous-lieutenant. »

Andreï voulu se lever pour refaire un salut militaire en guise de remerciement, mais Kroutchev lui fit signe de rester assis, tandis qu’il sortait d’un attachez-caisse le document officialisant la promotion. Cependant, cette promotion amenait énormément de question, dont la plus évidente était « pourquoi ? ».

Le commandant devina sans doute les questions d’Andreï, car il reprit immédiatement, coupant court le pilote dans ses réflexions.

« Je devine que vous vous demandez pourquoi une telle promotion, ou peut-être où est le piège. »

C’était en effet ce qu’Andreï commençait à se demander.

« Pour faire simple, vous avez été laissé sur place par le vaisseau censé vous accueillir, le Girty Lue, et votre transfert annulé, quel que puisse en être la raison. A l’heure actuelle, vous êtes donc privé d’affectation »

Andreï eu un air maussade. Oui, abandonner sur place un vulgaire eurasien était typiquement le genre de chose que ces fichus américains feraient sans grande hésitation, surtout quand des rampants, autrement dis de l’infanterie, pouvait passer derrière pour ramasser les blessés et les débris.

« Malgré tout, cette mauvaise nouvelle semble conduire sur de bonnes choses, pour nous comme pour vous. »

Oui, un passage instantané de sergent à sous-lieutenant, c’était ce qu’on pouvait appeler une bonne nouvelle… en fonction de l’affectation du moins.

« Vous voyez, l’attention de certains nos officiers ont, il y a quelques mois de là, été attirée par les travaux d’un jeune docteur en histoire, une sorte de théoricien de la question militaire. Ses travaux portaient sur l’exploitation possible des très nombreuses épaves s’accumulant en orbite. Après diverses études et analyse, il a été décidé d’allouer un budget à ces recherches. Ou plus précisément, de restaurer un vieux vaisseau prototype, et de le confier à cet historien. Bien sûr, il est encadré par une équipe complète de militaire, avec toutefois un autre élément civil, une pilote de MS nommée Maria Lesca. Cependant, il nous manquait au sein de cette équipe un pilote de talent et d’expérience, un soldat habitué aux réalités et aux spécificités du combat spatial. Et vous voilà justement, avec vos 15 victoires aux commandes d’un MA léger, et ce MA en test, ce Ziel »

Andreï avait besoin de quelques secondes instants pour avaler tout ça. Malgré tout, un détail le fit sourire.

*A peine 15 victoires et il parle de moi comme si j’étais un héros. A ma connaissance, Richtoffen a depuis longtemps dépassé les 150 victoires, et il est loin d’être le seul à la course au titre d’As des As de l’alliance.*

D’un autre coté, au vu du ratio mort/tué des pilotes de Moebius, qui était d’environ 6 pour 1, on pouvait considérer le score d’Andreï comme plutôt honorable.
Sans suivre le raisonnement d’Andreï, le commandant continua.


« Votre fonction à bord de ce vaisseau sera celle de chef de l’unité MS, ainsi, plus officieusement, d’apporter tout votre soutien et votre expérience à votre capitaine »

Andreï sourit encore. Un pilote de MA qui allait commander des pilotes de MS, ça allait faire grincer des dents, mais bon, qui sais. Malgré tout…

*Diriger des hommes, c’est être responsable d’eux, d’arriver à les ramener en vie plutôt que de s’en servir comme atout ou comme bouclier… ça ne me plait pas, ça ne me colle pas, mais bon… je savais que ça finirait par arriver*

Andreï devrait aller contre une partie de ses instincts, et acquérir de nouveaux reflexes, de nouvelles habitudes. Pour lui aussi, ça ressemblait fort à un nouveau départ.

Le commandant Kroutchev tendit alors à Andreï une tablette tactile


« Bon, voici toutes les données dont vous aurez besoin pour votre nouvelle affectation. Votre vaisseau est basé à Vladivostok, où il n’attend que vous et vos pilotes. Votre transport est déjà prévu, une jeep vous attend en bas, et nous veillerons à ce que votre MA vous rejoigne là-bas. »

Et sans plus de cérémonies, le commandant Kroutchev quitta la chambre d’hôpital. Andreï soupira, se leva et agrippa son sac de voyage. La terre était décidément une planète bien vaste…

[La suite ici http://gundamneogeneration.vraiforum.com/t1411-Le-r-veil-du-P-gasus.htm?start=30#p29212 ]
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Posté le: Jeu 27 Fév 2014 - 21:53
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