:: Quand la Dernière-Née ... ::

 
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Posté le: Mer 19 Déc 2012 - 20:08
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Quelque part sur une colonie, dans une ruelle obscure fut abandonnée une pauvre petite fille emballée légèrement dans des tissus pauvres. Plus personne ne passait par là pour éviter au maximum les bandes du crime organisé qui se construisait peu à peu en ces sombres lieux. A vrai dire, personne n'était réellement sûr qu'il en existait un mais les rumeurs et autres bruits qui s'étaient répandus dans l'agglomération étaient assez effrayants pour dissuader les habitants de s'y rendre. Il peut paraître improbable qu'une organisation criminelle se soit crée et continuait de croître dans un espace aussi restreint qu'une petite ruelle d'un petit village au sein d'une colonie mais le mystérieux gourou de ce cartel avait eu la brillante idée d'investir dans de petites installations primaires souterraines. Certes élémentaires mais suffisantes. La ruelle n'était qu'un lieu de rencontre pour que les membres chargés de petites besognes légales ou illégales transmettent leur rapport d'opération. Cette nouvelle organisation naissante avait commencé par de simples petites exécutions sur demande, du raquette, de l'extorsion d'informations mais plus ils avançaient, plus leur champs d'action s'élargissait. Ils faisaient aussi dans le deal de drogue, la trafique d'être humains.
Le jour où ses parents indignes l'avaient abandonnée dans cette ruelle, pour la simple raison qu'elle était naturelle et non coordinatrice, un des sbire de ce gourou vit en ce bébé une simple pochette à drogue, un simple corps à vider et à remplir de cocaïne. L'homme balafré prit cette pauvre petite chose au regard plein de vie, à la peau blanche reflétant la pureté de la fillette, dans ses mains crasseuse recouverte du sang de sa dernière victime. Il lui effleura la joue en laissant une fine trace pourpre. Après avoir pousser un rictus malsain, il s'enfonça dans la pénombre pour se rendre vers la bouche d'égouts qui menait vers les petites installations maintenant agrandies. Après avoir lever la plaque métallique, il laissa l'odeur fétide du lieu de la mort certaine de l'enfant remonter et envahir la ruelle et les narines saines de la nouvelle-née. Cette dernière se réveilla en sursaut et c'est non sans pleurer qu'il l'emmena dans les profondeurs de la colonie. Chaque échelon qu'il descendait rendait les cris de la petites filles plus intenses, cris qui passèrent au travers de la plaque métallique pour tomber dans les oreilles les plus proches. Oreilles se trouvant perchées sur le bord du toit de la maison juste au dessus de l'entrée du cartel.


-...

La personne sauta du toit pour retomber en silence sur une benne à ordure et finalement atterrir sur le sol. L'homme était vêtu de manière très ancienne, une longue tunique blanche, des ornements en cuir, et une capuche blanche en pointe qui cachait la moitié supérieure de son visage. Il essuya le sol en tâchant le bout de ses doigts du sang qu'avait laissé le membre du cartel. Il le porta sous son nez et fini par le gouter.

-Ah ah ah ah .... Vous voilà...

Il leva la plaque qui bouchait les égouts, sauta dedans et amortit la chute aussi silencieusement qu'un chat. Il pouvait entendre le claquement des chaussures de sa proie et les cris incessants du bébé. L'homme s'avança rapidement et silencieusement jusqu'à les rejoindre et lorsqu'il fut à sa hauteur, il lança un caillou à travers le couloir. Le bruit résonna suffisamment pour créer un stress assez grand dans l'esprit du criminel.

-Qui est là ?!

Le bandit sortit immédiatement son pistolet et fit volt-face en lâchant le bébé sans cesser de faire des allers-retours de droite à gauche avec son arme. Avant même que l'enfant ne touche le sol, l'homme glissa derrière lui en sortant de nul part. En même temps qu'il attrapa la petite fille il cassa le gainage de sa cible en tapant violemment dans le jarret le plus accessible. Le sale homme chuta en hurlant mais n'eut pas le temps de subir le choc qu'il put sentir une longue lame entrer profondément dans sa poitrine. Le mystérieux homme s'était lestement relever et l'avait transpercé. Il laissa le corps sans vie retomber mollement et rangea sa lame après l'avoir essuyée dans les vêtements crasseux du tueur. Il s'empressa de remonter à la surface et regarda attentivement le visage de la petite fille. Avec tendresse il essuya sa joue imprégnée de sang et disparut dans l'ombre.
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Posté le: Mer 19 Déc 2012 - 20:08
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Posté le: Ven 21 Déc 2012 - 23:56
Sujet du message: Quand la Dernière-Née ...
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L'homme était quelqu'un de très complexe, les rares personnes qui le connaissaient finissaient un jour où l'autre à se rendre compte qu'en vérité, ils ne le connaissaient pas. Ses origines étaient sans nul doute l'un des plus grands mystères qui l'entouraient. Personnes ne pouvait l'affilier à un pays, pourtant, aux premiers abords, son idiome paraissait énorme comme indice mais en faisant preuve d'un peu plus de réflexion, on pouvait conclure que cela ne faisait qu'agrandir le secret. Quand ceux qui le connaissaient de vue parlaient de sa langue, ils ne tombaient jamais d'accord. Certains prétendaient lui avoir parler en espagnol, d'autres affirmaient avoir dialogué en français alors que de tierces personnes juraient l'avoir entendu parler l'indien. Toutefois, un détail était commun aux diverses versions, il avait un petit accent anglais. Les plus perspicaces se disaient alors qu'il venait d'un pays où l'anglais était la première langue mais jamais ils n'osaient faire trop de recherches sur lui et ce pour deux bonnes raisons. La première était que le peu d'habitants l'ayant entre-aperçu le craignaient car là où ce mystérieux homme passait, il ne laissait qu'ombres et tâches de sang. La seconde est une suite logique à la première. Comme il ne dévoilait jamais son visage, sauf aux personnes sur le point d'être jetées dans la barque de Charon, les désireux de connaître la vérité n'avaient tout simplement aucun point de départ.

Dans cette colonie, une légende urbaine tournait autour de lui, il s'était par ses actes auto-gradé au rang de mythe. Beaucoup se demandaient comment faisait-il pour être au courant du moindre délit ayant fait couler le sang dans la cité spatiale. Quand un habitant avait besoin de lui pour rendre justice, il devait l'attendre. Aucun moyen était mis à votre disposition pour l'appeler, c'est lui qui venait à vous, se camouflant sans cesse dans l'ombre. On finissait même par dire de lui qu'il pouvait à lui seul immobiliser et mettre fin aux agissements de plusieurs commandos. C'est non sans rappeler la légende des célèbres moines de Shaolin du passé ancien de la Chine Impériale qui disait que treize moines pouvaient vaincre une armée entière.
Son histoire fut cependant bien vite oubliée après le tragique incident qui s'était produit dans un petit village reculé de l'agglomération principale de cette même colonie. L'ensemble des membres de sexe féminins de ce petit peuple, que ce soit les mères de familles, les adolescentes, les jeunes-filles et aussi les grand-mères, avaient été enlevées et les malheureux hommes ayant tenté de protester s'étaient faits massacrer. Un crime de cette ampleur l'aurait très certainement pousser à intervenir, ... mais rien. Les villageois qui espéraient le voir venir furent très vite arrachés à leur espoir. Pourquoi n'était-il pas allé les sauver ? Personne n'entendit le moindre bruit de réponse.
Depuis cette tragédie, plus aucun habitant n'entendit parler de lui, plus aucun vivant ne vit la moindre trace de son passage, jusqu'à ce que les cris d'un pauvre petit enfant tombèrent dans ses oreilles. Un meurtre, le seul qui pouvait témoigner de son existence persistante, s'était fait dans les sous-sols de la vie, dans les premiers mètres du crime organisé.

Depuis qu'il l'avait recueillie, il ne fit que prendre soin d'elle, il la vit grandir si rapidement, qu'il ne pensait jamais pouvoir tout lui enseigner à temps pour son initiation. Pour savoir ce que cela signifiait, il faut lever un autre voile de sa personnalité. Cet assassin n'était pas le seul dans son genre, il y en existait tout un groupe mais ce qui le distinguait était le fait qu'il soit l'unique à être parti en exile dans l'espace. Ce groupe n'acceptait que des personnes n'ayant aucune famille proche, le genre de personne pouvant se détacher de tout pour agir selon les désirs et les lois internes à ce qui s'apparentait à un ordre de guerriers moyenâgeux. Pourquoi ce qualificatif ? Ils n'acceptaient l'utilisation que d'armes blanches.
La jeune fille devait passer le teste final pour être initiée et pouvoir prendre quelqu'un sous sa tutelle. L'initiation se faisait à seize ans pour les membres féminins et dix-huit ans pour les masculin. C'est pour cela qu'elles étaient plus rares et craintes. Le maître devait l'accompagner durant toute la cérémonie, sans dire mots ni exprimer sentiments. L'épreuve n'était cependant jamais révélée à l'avance et tous ceux l'ayant tentée, réussite ou pas, n'avaient pas le droit d'en parler.
Alors qu'elle approchait doucement de ses seize printemps, un drame toucha la belle jeune-fille. Dans tout groupe criminel, la perte d'un membre n'est pas grave mais sans savoir, le bandit qu'avait froidement assassiné le maître de la fille laisser entendre que ce cartel allait avoir des ennuis, et de sérieux ennuis. Le chef de l'organisation avait très vite compris de qui il s'agissait. En effet, personne n'osait descendre dans les égouts et encore moins s'en prendre à un criminel. Depuis qu'il avait découvert le corps de son subalterne, il mit tout en oeuvre pour retrouver ce mythe qui s'était réveillé. Près de seize ans plus tard, il avait réussi à le retrouver. Ce « gourou » du crime avait alors envoyé tous ses hommes pour réclamer vengeance par le sang.
Ils mangeaient tous les deux, dans un calme absolu lorsqu'on enfonça la porte de l'appartement. Les bandits entrèrent en criant alors que les deux assassins se levèrent en dégainant leurs lames. Très vite, l'homme poignarda le premier venu tout en déviant l'arme que pointait un autre d'un habile coup de pied. La jeune fille plus rapide et véloce en avait déjà froidement tuer deux, une gorge tranchée et un coeur pourfendu. Les deux tueurs pensaient que cela allait vite être réglé mais soudain, le mur mitoyen céda sous l'effet d'explosif laissant une entrée béante à d'autres criminels. Ils étaient presque qu'encerclés lorsque son maître la prit à bras le corps vers la dernière chambre qui possédait deux fenêtre. En tant normal, il n'aurait pas stressé comme cela mais ils étaient au moins une trentaine avec des armes semi-automatiques alors que lui et la jeune fille n'avaient qu'un couteau de combat chacun. Il prit la chaise qui trainait là et la lança par la fenêtre la plus proche.
D'un signe de tête, il lui fit comprendre de s'enfuir mais elle savait ce que cela voulait aussi dire. Elle ne voulait pas abandonner son maître, c'était aussi simple que ça. Il serra de plus belle le manche de sa lame et repartit à l'encontre des criminels qui faisaient la vie dure au mythe de cette colonie mais à peine eut-elle rattrapé son maître qu'il lui cria :


- Go out  !
(Dehors !)



Elle s'arrêta net et pendant moins d'une seconde elle le regarda dans les yeux, seconde qu'il lui parut lente et interminable. Il la saisit par le col et la tira violemment pour la lancer contre la fenêtre. En faisant ce geste, il ne put éviter les quelques balles qui passaient par la portes. La jeune fille écarquilla les yeux peu avant de sauter par la fenêtre. Elle se rattrapa comme elle put et fini par retomber sans trop de dégâts dans la ruelle qui longeait les appartements. Elle releva la tête en espérant voir son maître la suivre mais au lieu de ça, une explosion retentit ce qui lui arracha un cri de surprise très vite teinté de tristesse. ...

...

Dans un jardin abandonné à l'extérieur de la ville, les quelques passants pouvaient voir une magnifique jeune fille, à la peau blanche et pure et au cheveux mi-long rose légèrement foncé, agenouillée sur une motte de terre devant laquelle était plantée une croix de bois solidement fabriquée. Elle apercevait la terre entre ses mains à plat posées s'humidifier doucement. Ses larmes coulaient en silence sur ce qui recouvrait le corps de son maître. Elle leva la tête pour lire une dernière fois le nom de quatre lettres gravé dans le bois massif... : Ezio. Elle se redressa quand la pluie se mit à tomber, déposant un petit bouquet de fleurs au pied de la croix, entouré d'une fine bande où était écrit en lettre dorée : Lightning.

Cette dernière quitta le cimetière de son maître et au lieu de rejoindre son groupe sur Terre pour passer l'initiation sans son maître, elle retourna dans sa ville, dans la petite ruelle sombre où elle avait été abandonnée il y a seize ans jour pour jour et descendit dans les profondeurs pour faire ce qu'elle avait à faire.



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Posté le: Mar 25 Déc 2012 - 23:44
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Comme seize ans auparavant, une fille aux cheveux roses descendait la petite échelle qui menait au couloir maître des infrastructures autrefois primaires mais maintenant évoluées de l'organisation criminelle qui avait grandi au sein de cette pauvre colonie. Chaque échelon étaient sales, certains tâchés par le sang, d'autres de l'huile ou de la graisse vraisemblablement de moteur, et d'autres simplement recouverts d'une fine mousse due à l'humidité. Une fois qu'elle eut posé le pied au sol, l'assassine put se rendre compte à quel point le lieu était peu accueillant, les murs recouverts d'un fin voile d'eau poisseuse, le sol carrelé absolument pas entretenu procurait une sensation désagréable quand on marchait dessus, comme s'il était mou, les pieds de la belle jeune femme s'enfoncèrent doucement à chaque pas. L'éclairage n'était pas là pour embellir les sous-sols, une faible lueur verdâtre clignotante toute les vingtaines de secondes rendait l'avancée dans les profondeurs plus lugubre encore. Le tout était agrémenté d'une fétide odeur de moisissure et de pourriture. Tout cela ne ressemblait guère au tableau qu'avait pu voir son maître des années plutôt. A cette époque, on pouvait entendre le claquement des semelles de chaussures sur le sol, les murs se laissaient toucher sans écoeurer la personne et la lumière permettait de se faire une plus claire idée des dimensions de l'endroit. Lightning grimaçait de dégoût plus elle avançait dans ce couloir qui devenait de de plus en plus étroit. Elle bifurqua d'abord une fois, suivie d'une seconde fois vingt-deux mètres plus loin, elle passa une porte, descendit des escaliers pour s'arrêter un plein milieu d'un couloir dans lequel elle venait de pénétrer. Pourquoi cet arrêt alors qu'elle était plus déterminée que jamais ? Simplement parce qu'elle ne confondait pas vitesse et précipitation. De ce couloir la belle meurtrière pouvait entendre les premiers rires gras de criminels ce qui voulait donc dire qu'il était grand temps pour elle de préparer son équipement. Elle vérifia ses deux lames de mêlée attachées à l'horizontale dans le creux de ses reins, son couteau de combat sanglé autour de sa cuisse droite, les quelques kunaïs sur ses omoplates n'attendant plus qu'une chose, être lancés. Elle s'occupa alors après avoir tout vérifier de monter son arc. Ce n'était pas un traditionnel arc, le manche était en métal, les deux branches en carbon renforcé dont les extrémités se séparaient en deux pour pouvoir tendre deux cordes. Il y avait deux espèces de ressorts pour permettre de le bander car les branches renforcées pliaient difficilement. Elle plaça son carquois juste au dessus des fesses qui lui aussi était relativement spécial, les flèches étaient retenues dans le bas par un simple verrou qui se défaisait en tournant simplement la flèche prise.

- My pain ...
(Ma douleur ...)


Ainsi armée, tenant fermement l'arc dans la main gauche, elle descendit plus bas dans l'ombre en suivant les rires infâmes des meurtriers de son maître.

*Will be yours*
(sera vôtre)

La voilà arrivée, ils se trouvaient dans la petite pièce où débouchait le couloir à sa droite. Dans un premier temps, elle fermait les yeux et se concentrait sur les voix, elle tentait de définir le nombre de tonalités différentes et ainsi avoir le nombre approximatif de cibles. Après quelques secondes, elle saisit deux flèches quelle fixa méthodiquement aux cordes, elle tourna à droite et s'avança d'un pas rapide et silencieux.
Les blagues et les discussions furent très vites terminées lorsque les deux premières flèches allèrent s'enfoncer avec précision dans les coeur des deux premiers venus qui s'écroulèrent lourdement sur le sol mouillé.


- Merde ! Les g

Le pauvre n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il tomba sous une flèche fatale. Lightning avait le geste véloce, sa main allait et venait de son carquois à son arc rapidement et les projectiles meurtriers fendaient l'air malsain pour s'ancrer dans les poitrines et têtes de ses victimes. Les pauvres n'avaient pas eu le temps de pointer leurs armes sur elle car l'avantage des armes blanches était qu'elles étaient silencieuses. Quand le calme fut revenu, elle continua son chemin en enjambant les corps inertes et en disparaissant dans l'ombre, elle dit à voix basse :

- Seven less ...
(Sept de moins ... )


Sur la route ensanglantée de sa vengeance se trouvaient cinq autres pièces comme la précédente et c'est sans exception qu'ils tombèrent tous. Cependant, bien vite elle tomba à court de flèches, chose inévitable. Elle le démonta et le rangea dans le carquois vide en sortant son couteau de combat. A chaque endroit animés par le cartel, les rires se changeaient très vites en hurlements et en cris car c'est furtivement que la belle aux cheveux roses se déplaçait. Ses ennemis voyaient les leurs tomber dans le sang répandu par les autres corps transpercés et sans pouvoir rien faire, ils ne voyaient pas leur ennemie et attendre de mourir de cette façon-là est toujours insupportable.

Du couloir maître des infrastructures du crime organisé pouvait-on entendre des cris de morts et de souffrances.

Après une heure de massacre, la jeune fille approchait enfin dans la dernière salle, celle où s'était réfugié l'homme qui se trouvait à la tête de l'organisation. Lightning avait laissé derrière elle déluge de sang, têtes coupées et organes mutilés. Le sang coulait doucement car le sol penchait légèrement vers la porte de l'enceinte de retraite du gourou du crime.
De l'ombre on la voyait sortir, les cheveux raidis par le sang séché, le visage recouvert d'éclaboussures de sang, les mains et les avants-bras complètement recouverts du liquide de la vie, ... Elle ne ressemblait plus à la belle jeune femme pure mais à un monstre sans pitiés. En vérifiant que toutes ses lames étaient bien de retour à leur place elle leva un des corps qui traînait là en guise de bouclier et enfonça la porte à grand coup de pied. Déjà les armes automatiques crachèrent leurs balles mais Light se jeta sur le côté en lâchant le corps. Elle se mit à courir derrière les meubles et dès qu'une ouverture se faisait, elle lançait un kunaï qui alla se loger en plein buste. Cela dura jusqu'à ce que les ennemis les plus dangereux soient tous tombés. Après, c'est les couteaux de mêlée à la main quelle fonça vers les autres, un coup pour dévier le pistolet en tournant sur elle-même lui permit d'asséner un violent coup de poing dans le plexus et le finir en lui tranchant la gorge, l'arme du second lui fut arrachée d'un coup de pied habile et par conséquent, elle put lui aussi le prendre au corps-à-corps. Deux secondes plus tard, c'est en s'accroupissant pendant le cadavre tombait qu'elle envoya un dernier kunaï dans le front du dernier ennemi.
L'assassine se relevait lentement, son regard dur et sans pitié se posa sur le dernier vivant à qui elle devait ôter la vie. Ce dernier recula en trébuchant et à quatre pattes comme un animal fuyait la jeune fille qui venait de tuer une cinquantaine d'hommes.


- Pitié !

Elle continuait d'avancer sans émettre aucune émotion, un pas après l'autre. Elle le saisit par le col et le releva en sortant une seconde fois son couteau de combat.

- Je vous en prie !

Et sans remords elle l'enfonça lentement sous le coeur pour le terminer en l'ouvrant jusqu'aux parties génitales. Elle accompagna le torturé jusqu'au sol en lui soufflant :

-Suffer as I have suffered.
(Souffre comme j'ai souffert.)


Elle fit demi-tour en le laissant agoniser pour retourner à la surface. Tout au long du chemin du retour elle marchait sur des corps et le sang du cartel qu'elle avait répondu.



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Posté le: Mer 26 Déc 2012 - 18:16
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Le jeune fille sortait enfin des égouts pestilentiels où une cinquantaine de cadavres gisaient sur le sol dans un spectacle macabre.
Dans un premier temps, Lightning errait dans les rues les plus obscures laissant derrière elle une odeur de mort. En assouvissant une vengeance, on se tuait soit-même, on poignardait notre âme selon l'éthique de l'ordre auquel elle appartenait et sur un coup émotionnel simplement justifiable, la jeune femme venait de s'excommuniée. Qu'importe, maintenant qu'elle n'avait plus de maître l'espoir de passer l'épreuve d'initiation n'était plus qu'une illusion sans aucunes possibilités d'accessibilité. Qu'allait-elle bien pouvoir faire maintenant qu'elle était aussi seule qu'à sa naissance ? La très jeune naturelle avait sans aucun doute les moyens légaux, ou non, nécessaires pour se dégoter un petit appartement mais qu'en était-il des vivres, des moyens de transport et de son possible réseau d'informations si elle décidait de continuer l'histoire de son défunt maître ? Elle n'était pas encore aussi douée que lui mais sa démonstration nocturne, même si personne ne l'avait vue, prouvait sa férocité au combat et l'absence de peur lors de l'exécution de son devoir. Le soleil était sur le point de se lever et elle marchait toujours entre les bâtiments peu accueillants.
Un rayon chaud venait doucement faire briller ses deux joyaux à la fois gris et bleu cristallin laissant l'impression que la lueur blanche allait se perdre dans la profondeur de son intense regard. Peu à peu, une lueur bien plus belle encore s'élevait dans le ciel artificiel de la colonie, l'herbe s'illuminait, la terre se réchauffait lentement et la belle demoiselle debout le regard suivant l'astre, trônait sur la colline qu'elle avait atteinte après une longue marche qui l'avait conduite en dehors de la ville. Une simple photo pourrait immortaliser cette instant et pourtant, elle pouvait être sûre que jamais plus elle ne verrait un soleil de cette couleur illuminer le monde dans lequel elle avait grandi, un soleil rouge, rouge comme le sang qui avait coulé la nuit de ses seize ans, comme le sang qu'elle avait partout sur le corps, le sang qui avait rendu sa tunique poisseuse, qui l'avait percée et qui avait rougi sa peau. Né dans l'ombre et la mort pour grandir dans la tristesse que lui causerait ce monde. Elle pouvait néanmoins se réjouir d'avoir pu croître accompagnée d'une merveilleuse personne, son maître.

Après quelques minutes passées à admirer cette source de lumière et de chaleur, la demoiselle se retourna pour rejoindre l'appartement abandonné où elle et Ezio avait autrefois laissé le matériel qu'elle prendrait plus tard, lorsque l'heure de suivre sa propre voie serait venue. Paradoxalement, ce logis abandonné se trouvait dans un immeuble bien occupé mais principalement par de vieilles personnes casanières donc si elle avait un peu de chance, ce qui lui manquait ces derniers temps, elle n'aurait pas à se cacher. Bien heureusement pour elle, après tous ces malheurs, elle put entrer dans l'appartement sans ennuis ni croiser âme qui vive. A peine eut-elle fermé la porte qu'elle déserra la ceinture de cuir sous sa poitrine et déclipsa les trois attache qui gardaient la sa blouse blanche fermée pour la laisser tomber sur le sol en même temps que le carquois et l'arc. Dans la foulée son épaulette, sa cape et son bracelet de bras partirent également. La fermeture éclaire de son son gilet sans manche fut ouverte et en même temps qu'elle se déshabillait, elle avançait vers la salle de bain. C'est un dernier qu'elle ôta ses bottines afin de se débarasser de sa jupe courte et du fin short qu'elle portait en dessous. C'est en sous-vêtements eux aussi tâchés de sang qu'elle pénétra dans la salle de bain et enfin sous la douche après s'être complètement dévêtue. Lightning actionna le mécanisme d'arrivée d'eau chaude qui ne tarda pas à sortir de la poire. Le liquide brûlant coulait le long de ses épaules, de son dos et de sa poitrine emmenant avec lui le liquide rouge qui s'était glissé à l'intérieure de ses vêtement. De plus c'est sans surprise qu'elle sentit un picotement au niveau du bas ventre, un peu plus sur la gauche. Une laide blessure tâchait son son corps pourtant si beau. Après avoir trouver un tiroir en cherchant à tâtons, elle mis la main sur un fil et une aiguille, par chance et coïncidence. Méthodiquement et avec expertise elle recousit la plaie bien proprement et ainsi finir de prendre cette douche qui ne lui faisait qu'un bien fou. Les croutes de sang raidissant ses cheveux roses sombres disparaissaient, son corps hormis ce qui promettait d'être une belle cicatrice retrouvait peu à peu de sa pureté sous le savon et autres liquides de bain utilisés.
Elle pouvait maintenant respirer sans avoir les narines assaillies par l'odeur de mort séchée. Propre elle sortit pour se sécher et comme le ferait toute fille. Lightning passa dans la chambre où elle sortit d'un tiroir de nouveaux sous-vêtements qu'elle enfila sans tarder. Se fut autour de vêtements neutre qu'elle choisit sans trainer. Une simple jupe et un beau T-shirt noir sans manche. Ensuite, comme une fille commune, elle se maquilla de façon discrète après s'être peigné les cheveux. Dans un silence de mort, elle sortit tous les autres vêtements qu'elle plia soigneusement pour les mettre dans une valise dans laquelle elle ajouta une petite trousse contenant cartes de crédits de plusieurs comptes largement remplis au préalable, et une photo d'elle et son maître décédé. La jeune naturelle souleva deux planches de parquet pour y découvrir tout l'arsenal d'armes de classe S qui s'y trouvait enfoui. Elle mit le tout dans un sac de voyage à savoir flèches, lames, kunaïs, shurikens et sabre. Dans ce même sac elle ajouta le carquois et l'arc démonté ainsi que les quelques lames qu'elle avait utilisées après les avoir nettoyées. En dernier lieu, elle se pencha sur la tunique imprégnée de sang, elle la plia en prenant bien soin de ne pas se salir et la déposa dans un sac en plastique qu'elle posa aussi dedans.

Ainsi prête, elle composa le numéro d'un service de taxi. Elle n'avait plus qu'une idée en tête, rejoindre Libertia. De simples chaussures à talons aux pieds, elle descendit rejoindre le taxi qui venait d'arriver. Ne parlant que très peu français, elle articula difficilement quelques mots qui suffirent à faire comprendre au chauffeur qu'elle voulait rejoindre le quai d'embarquement. A Libertia, elle pourrait vivre pendant un moment dans la tranquillité, se laissant oublier du monde. Après plusieurs minutes de marches et quelques formalités réglées, elle embarqua dans la navette en partance imminente pour les Plants. Lightning laissa ses bagages dans la soute et rejoignit son siège désigné. Après une annonce et de l'attente, les secousse significative du départ se faisaient sentir et finalement elle pouvait commencer à apercevoir les immenses parois extérieures de la colonie. Elle partait, enfin.

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Posté le: Jeu 27 Déc 2012 - 23:32
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