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Dark Bane
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Posté le: Sam 15 Déc 2012 - 18:19
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=> Des Frères Ennemis

Actuellement dans l'espace.


Price restait assis pendant un long moment, il devait régler énormément de choses avant leur retour à Libertia à commencer par les réparations de première nécessité sur tout le vaisseau. L'Enterprise avait fait face à un puissant ennemi et l'avait abattu mais à quel prix ? Il avait un peu honte de revenir à la base avec un nouveau né si mal en point et sa machine à moitié détruite, que penseraient ses supérieurs en voyant cela ? John secoua la tête. Non, cela n'aurait pas pu se passer autrement, s'il n'avait pas sacrifié sa machine, ces obus auraient causé des dégâts non-négligeables. Le haut-gradé se leva après avoir couper le grand écran pour sortir et rejoindre la passerelle de commandement. Il n'y voyait plus que deux personnes, le pilote et la responsable des communications. Le vétéran s'approcha de la dame pour voir ce qu'elle était en train de faire.

-Je demande un bilan matériel de tous les vaisseaux qui rentrent avec nous pour l'envoyer à la base de ralliement et que le personnel d'entretien se prépare à nous recevoir.

-Très bonne initiative caporal. Continuez.

Soudain, un léger tremblement se fit sentir un peu partout dans le vaisseau, c'était comme une sorte de vibration qui parcourait les parois du croiseur. Toujours très réactif, il rejoignit le fauteuil de commandant et appela l'adjudant Marty.

-Scotty, qu'est-ce qui se passe ?
-Il y a un problème avec le moteur 2, on ne sait pas encore ce que c'est !
-Assurez-vous que ça ne soit rien de grave, je ne veux pas faire courir le risque d'une implosion à ce fichu vaisseau !
-Tout de suite capitaine !

Price quitta la passerelle en se remontant les manches et se dépêcha de se rendre à la salle des machines. Là-bas y régnait une atmosphère de folie. Une légère fumée était dispersée dans toute la salle, une chaleur étouffante venait rendre la tâche des techniciens plus difficile encore, le bruit assourdissant des moteurs auquel venait s'ajouter cette insupportable vibration pouvait filer un mal de crâne à la première personne n'étant pas habituée à ce genre d'expérience. Les équipes couraient dans tous les sens, certains criaient pour qu'on leur passe un outil, d'autres s'épuisaient à stabiliser les quelques blessés qui se trouvaient là.
John regardait tout ce spectacle d'un air dépité. Il n'eut que le temps de faire deux pas que l'adjudant Marty l'interpela.

-Commandant !
-Adjudant ! Alors c'est quoi cette vibration ?
-Rien de grave, il y a juste une défaillance dans le câblage, il a été endommagé pendant la bataille, les conduits d'énergie ne sont plus étanches !
-Vous pouvez réparer ça ?
-Non, nous avons utiliser tout le matériel nécessaire pour la réparations des deux autres ! Nous devons le couper avant que le danger ne croisse !
-Faites, mais rediriger tout ce que nous avons dans les deux autres sans que ça ne porte préjudices. Nous devons retourner aux colonies le plus vite possible !
-Compris capitaine !

Scotty y alla de ce pas et quelques secondes plus tard, le calme revint, la vibration cessa et l'agitation se dissipa petit à petit.

-Dites à vos équipes qu'elles aillent se reposer, vous le méritez tous. Qui s'occupe des réparations sur nos machines ?
-Le sergent Frans.

Il remonta au second niveau du vaisseau à l'aide d'un des ascenseurs, il allait donc aux hangars.

-Où est le sergent Frans ?
-Sur le deuxième container commandant !

Au moins, il n'aurait pas à changer de hangar, il était dans le bon.

-Sergent ?
-Oui commandant, j'arrive !

Il descendit et sortit de l'énorme boîte métallique où se trouvait la machine de Shéryl.

-Comment avancent les réparations ?
-Très biens, le plus gros sera votre machine.
-Je vois, terminez celle du sous-lieutenant Nome et allez prendre du repos, tous. Vous le méritez grandement.
-Me.. Merci capitaine !

Price descendit pour rejoindre ses quartiers, il avait dis à tout le monde d'aller se reposer, seule l'équipe médicale continuerait vu que son travail est indispensable.
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Posté le: Sam 15 Déc 2012 - 18:19
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Sheryl Nome
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Posté le: Lun 17 Déc 2012 - 12:42
Sujet du message: Retour à la maison.
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Alors qu’enfin je pouvais évacuer toute cette adrénaline, tout ce stress, je me demandais si je n’allais pas m’évanouir au beau milieu du couloir, tombant subitement endormie. Mais heureusement, ce ne fut pas le cas. Me séparant finalement de Zack afin d’aller chercher Mélissa et Kurz au hangar, je m’encourageai en pensant que dans quelques heures, je serais sur Libertia. J’avais déjà hâte d’expliquer directement au Président Zala ce qu’il s’y était passé. Il m’écoutait toujours attentivement, dès qu’il en avait le temps du moins. J’étais réellement heureuse de pouvoir lui être toujours plus utile dans cette guerre, depuis qu’il m’avait recueillie à la mort de mes parents. J’avançais toujours, machinalement, lorsque je fus sortie de mes songes par Kurz qui venait de toucher le sol, doucement porté par l’absence de gravité !

- Eh bien princesse, ça c’était du combat !

Même en sortant d’un combat si terrible, la bonne humeur de Kurz ne semblait pas affectée. Mélissa le rejoignit bientôt et le frappa doucement sur le sommet du crâne.

- Oui et tu as failli mourir bêtement à la fin, espèce d’imbécile !
- Que s’est-il passé ?
- Il a essayé d’affronter un Zaku alors qu’il venait de perdre son bras et que sa batterie était sur la réserve !
- Mais il te fonçait dessus !
- Je pouvais gérer !
- Au moins, nous sommes tous en vie… !

C’était tout ce que je voulais retenir dans l’immédiat. Après tout, la situation aurait pu être bien plus dramatique. Surtout avec deux pilotes peu prudents comme Kurz et Zack. Le chemin du retour se fit sur les détails exagérés de l’un des duels qu’avait mené Kurz et finalement, nous atteignirent les vestiaires. Ils étaient en partie mixtes. Seule une cloison permettait de se changer sans être vu tout en continuant de discuter. Pourtant, je restais assez silencieuse, dans l’immédiat. La fatigue m’empêchait de penser à ce que j’aurais voulu dire.

// Tous les pilotes en salle de briefing dans vingt minutes ! //

Cette annonce dans les haut-parleurs me fit tout de même soupirer. J’espérais pouvoir prendre une longue douche mais cela devrait visiblement encore attendre un peu. Poussant un soupir, je retirai simplement ma combinaison, et me rafraichi à l’évier avant d’enfiler mon uniforme rouge et noir. On ne tarda pas à quitter ensuite le vestiaire pour rejoindre le débriefing non sans quelques échanges de piques entre Kurz et Zack. Décidément, ces deux-là pouvaient être aussi gentils qu’insupportables.

- Je n’avais jamais été mise dans une telle situation. Je pense que même le capitaine Price était dépassé par moment mais on pourrait difficilement lui en vouloir en voyant ce que nous avons affronté…

C’était la seule remarque que je fis pour ne pas m’exclure de la discussion. Il était vrai que certaine décision de Price avaient été étonnante mais de manière générale, on pouvait dire qu’il avait plutôt bien géré une situation particulièrement difficile pour une première bataille de ce type. Finalement, nous rejoignirent la salle de briefing et nous purent nous y asseoir en attendant l’arrivée de Price. Je pris ma place habituelle et même si ma fatigue prenait de plus en plus le dessus, je ne pus rater les sourires et les regards insistants que me lançait Zack. Mon action de tout à l’heure devait lui avoir plu… Je lui répondais à mon tour par un léger sourire et enfin, le capitaine Price débarqua dans la pièce.

- Bien ! Les enfants, je suis très fier de vous ! Notre première mission n'était pas du tout sensée se passer comme cela aussi je m'en excuse mais vous avez fait preuve d'efficacité et le résultat final est que nous avons pu venir à bout de notre ennemi.

Il y eu alors quelques questions pertinentes, dont une de Kurz qui, cette fois-ci parfaitement sérieux semblait craindre des accusations de la part des terriens.

- En effet, nous serons très certainement accusés de trahison et de mensonge concernant la FNE. Vous connaissez le Blue cosmos je crois, inutile de vous expliquer la suite logique de l'histoire. Quoi qu'il en soit, je vous félicite, je ne suis pas resté longtemps dehors à cause de ces maudits obus mais le sous-lieutenant Nome et le lieutenant Wong ont su diriger la contre-attaque avec succès. Je vous invite à aller prendre un peu de repos, ne mangez pas de trop car une fois aux colonies, je vous invite quelque part, je vous l'avais promis non ?

J’acquiesçai et remarquait aussitôt la mine de Zack. J’étais prête à parier qu’il avait cru durant un instant que cette invitation n’était réservée qu’à Zessica et à moi. Cela me fit sourire, amusée mais finalement, nous fumes libérés par le capitaine en attendant notre arrivée sur les colonies. Je saluai brièvement les autres, adressant à Zack un « à tout à l’heure » avant de rejoindre ma cabine. Je n’étais pas contre l’idée de passer du temps avec eux tout à l’heure. Ou même plus particulièrement avec lui mais dans l’immédiat, l’appel de la douche et du lit étaient les plus forts ! Une fois à ma cabine, je me glissai dans la salle de bain afin de m’y laver consciencieusement. L’eau me fit un bien fou et une fois séchée je me contentai d’enfiler mes sous-vêtements. L’instant suivant, j’avais rejoint la pièce voisine et je me glissai dans mon lit. Je ne dormirai peut-être qu’une heure ou deux, mais j’en avais réellement besoin…
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Posté le: Dim 30 Déc 2012 - 15:15
Sujet du message: Retour à la maison.
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En approche du Spatioport de la cité Doragon.


Pendant toute la durée du voyage, John avait visité une seconde fois, l'ensemble du croiseur de guerre car un bon commandant se doit de connaître chaque parcelle, chaque boulon de son vaisseau. Comme il l'avait souhaité, la quasi totalité de l'équipage était en repos, les pilotes devaient probablement dormir et les mécaniciens et techniciens s'étaient très certainement donné rendez-vous au mess pour grignoter alors que le personnel médical, lui se voyait priver de paix même si elle n'était que de courte durée. C'est d'ailleurs sur leur lieu de travail qu'il se rendait, il n'avait été que récemment promu au rang de capitaine et commandant de l'Enterprise. En tant que tel, il était de son devoir de se renseigner quand aux possibles membres de son équipage se trouvant à l'infirmerie. L'éclairage principal avait été désactivé, seuls quelques néons placés à l'égale de plaintes sur les murs éclairaient faiblement les couloirs, ils étaient toutefois suffisants pour voir où on marchait. Ces lumières plongeaient tout le bâtiments de guerre dans une ambiance de sommeil réparateur, John aimait bien.
Il arriva enfin à l'infirmerie où il pouvait voir plusieurs techniciens allongés sur les lits, certains bandés aux membres, d'autres à la tête, ce n'était vraiment pas un spectacle très plaisant à voir. Le commandant du vaisseau s'approcha de la petite porte du bureau du sous-lieutenant, chef de l'unité médicale.


-Sous-lieutenant Bones ?

-Bonjour commandant !
-Faites-moi un rapport s'il vous plaît bien.
-Nous avons quelques techniciens qui ont été blessés lors de la bataille, rien de grave en soit, ils s'en remettront. Nous avons dû accueillir le Major Dylandy, l'état de son épaule s'est aggravé lors de l'affrontement, nous l'avons placé dans un caisson de soin.
-Je l'ai vu au débriefing, tout s'est arrangé donc. Rien d'autre ?
-Heu ... si commandant... Le caporal Johnson de l'équipe technique a malheureusement perdu la vie.
-Comment ?
-Quand nous l'avons reçu, il était dans un sale état, j'ai fais tout mon possible... Voici c'est effets personnels.

Lui dit-il en lui tendant une boîte.

-Je vois... Je vous remercie sous-lieutenant.

Price sortit en silence. Voilà qu'il venait de perdre un membre de son équipage. Certains pourraient lui dire que c'est normal même qu'il devrait être heureux qu'il n'en ait perdu qu'un seul, mais sur le moment, il avait eu un petit pincement au coeur. Dès qu'il serait arrivé, il s'arrangerait pour apporter les effets personnels de Johnson à sa famille, s'il en avait une. Il retourna à la passerelle en passant par sa cabine pour y déposer la boîte. Il était curieux de savoir dans combien de temps ils allaient pouvoir marcher sur la colonie.

-Commandant, vous tombez bien, nous arrivons.
-Super ! Voilà qui est réconfortant.
-Communication entrante avec Doragon !

// Enterprise ici contrôle de Doragon. //
-Doragon, ici Enterprise, on vous reçoit cinq sur cinq. Nous demandons la permission de nous poser. Nous avons quatre Nazcas avec nous.
//Reçu, patientez je vous prie.//

...

//Enterprise, rendez-vous au quai numéro 3, nous communiquons les informations aux Nazcas. Bienvenue chez vous.//
-Reçu, merci contrôle. Pilote, diminuez la vitesse et dirigez-vous vers le quai trois.

Il alla s'assoir dans le fauteuil qui trônait au milieu de la passerelle pour faire une communication dans les coursive mais avant, il s'arrangea pour que tout le système d'éclairage soit rétabli et soudain, comme par enchantement, le dernier-né de la Zaft s'illumina.

-Avis à tout l'équipage, nous arrivons à destination ! Vous pourrez jouir de deux jours de permission. Vous le méritez tous. Deuxième chose. Avant que vous ne bougiez, il me tient de vous annoncer que nous avons perdu un membre aujourd'hui. Le caporal Johnson de l'équipe technique. Pour lui je demande une minute de silence, en espérant que ça soit le dernier à nous quitter.

Soudain, tout les petits bruits que l'on pouvait entendre dans le vaisseau disparurent. Beaucoup pourrait se demander pourquoi ils se tairaient pour quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas mais dans l'armée, il y a une sorte de solidarité, de fraternité, tous son frères et Price voulait faire en sorte que ça soit d'autant plus vrai sur son vaisseau. Une fois la minute écoulée, il reprit la parole.

-Bien, je vous remercie pour lui. Une dernière chose, sous-lieutenant Nome, j'aimerais vous voir dans mon bureau dans une dizaine de minutes. Merci pour votre attention !

Et il coupa la radio. Il se leva et retourna dans sa cabine, attendant patiemment l'arrivée de la demoiselle.
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Zack Dylandy
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Posté le: Dim 30 Déc 2012 - 17:59
Sujet du message: Retour à la maison.
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Il n’y avait rien à faire après un dur et long combat rien n’intéressait le soldat, rien n’était plus réconfortant qu’une bonne douche bien chaude afin de se relaxer et d’éliminer les odeurs. Mais également un bon repas qui manquait pour l’instant à l’appel. Sentant enfin plus la fleur que les pieds, je pus enfin finir de me préparer. Après avoir enfilé un uniforme propre cédant ma place à Kurz qui avait plus que besoin de prendre une douche… avant d’être attaqué pour nuisances olfactives.

- Hey Zack, attends-moi si tu vas au mess ! J’ai la dalle.

N’ayant pas de réponse, il insista.

- Zack ?! Ho ! Je te parle là.

Non pas qu’ayant eu la profonde envie de l’emmerder, je m’éclipsais en direction du mess. Je n’eus pas le temps de verrouiller la porte derrière moi qu’adossée contre le mur, Mao me surprit.

- ZAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACK !!!

- Qu’est-ce qu’il se passe encore avec vous deux ?!

- Hum rien, il m’a demandé de te rejoindre pour aller au mess et de ne pas l’attendre.

- C’est vrai ?!

- Non.

Je me dirigeais donc accompagné de Mélissa, vers la cantine où un délicieux repas nous attendait. Apparemment elle ne souhaitait pas non plus l’attendre. Quoi de plus normal, entre répondre à l’appel du ventre et attendre cet abruti…

- Il va encore faire un scandale, tu le sais ça.

- Oui mais bon… c’est Kurz quoi.

- Sheryl ne t’a pas dit si elle venait au mess ?

- Elle se repose un peu, elle nous rejoindra après.

Nous arrivâmes assez vite sur l’endroit où régnait déjà une lourde atmosphère. Une grande partie des techniciens était présent dans la cantine se reposant entre deux surcharges de travail.

- Houlà on est arrivé au bon moment apparemment.

- Allez viens reste pas planté là faut bien qu’on mange.

Je partis chercher prendre les plateaux tandis qu’elle allait prendre place à un immense regroupement de table. Des places entre deux groupes de techniciens qui généraient un brouhaha incompréhensible dans leur jargon, dans le but de faire tomber la pression ce qui semblait plutôt raté. Ayant ramené plusieurs plateaux, je plaçais ceux des absents a des places libres devant nous. L’un des techniciens à notre droite sembla vouloir discuter avec nous.

- C’est pour qui les plateaux là ?

- Des pilotes qui vont arriver.

- Ça vous dérange si…

- Tu peux te servir.

- C’est vous les pilotes alors ?! Vous nous avez refiler un dur boulot sur certains machines, vous le savez ça ?

- Je ne peux le nier mais si vous aviez été là-bas, vous seriez heureux de ce qu’il en reste.

- C’était déjà bien de là où ‘on était croyez moi. Vous avez quand même fait un boulot terrible là-bas.

Kurz arriva entre-temps. Il allait prendre la parole d’un air énervé et j’intervins avant même qu’il ne puisse dire mot.

- Assied toi et mange, on t’a pris un plateau.

- M….m…merci

- Par contre je ne sais pas lequel d’entre vous pilote celui qui a un nom bizarre là mais… Je n’aimerais pas être à sa place quand le scientifique Tchèque, je sais plus son nom, tombera dessus.

- Radek ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

- Bah quand il a vu l’état de la machine, il est devenu fou et a commencé à hurler… Un peu comme ça en fait.

On pouvait entendre un bruit plus intense que le brouhaha des techniciens. Ce qui était surprenant c’est qu’un seul homme y arrivait. Depuis le couloir, le son s’intensifiait, il devenait oppresseur et on pouvait clairement comprendre que c’était le Tchèque qui rageait encore dans sa langue natale.

- DRUH ANTI-SEMITSKÉ KRETÉN VAŠEHO KATA MATKOU HOVNO DĚTÍ!

- Vous ! Vous ! s’estouffa-t-il en pointant son gros doigt sur mon visage. Il est complètement zlomenýt ! Plus rien ne marcher ! S’être votre faute! Hloupý!

Je n’eus pas le temps de répondre, un mécanicien gros comme un camion vint tapper ses puissantes mains sur les épaules de Radek tout en l’obligeant à s’asseoir.
La tête de ce dernier changea radicalement.


- Allons les gars on est pas là pour se bouffer mutuellement. Calmez vous!

Il fini par retourner à sa place et je ne pus réprimer un rire.

- C’est votre faute ! imbécile.

A mon tour je le pointais du doigt nos regards se croisèrent et il comprit assez vite qu’il fallait qu’il arrête.

- Machine être complètement détruite ! Qu’avez vous fait ?!

- Je ne sais quoi dire... par contre merci pour l’amélioration de puissance. Passer à 200% de capacités pendant un court temps, c’était brillant comme idée.

- Je n’avoir rien fait pour ça... j’avoir modifié que légèrement mais autant, c’est impossible avec  ressources actuelles que j'avoir.

Que c’était-il passé alors là-bas au coeur des combats lorsque tout l’impossible me semblait réalisable...

- Bon on s’ennuie un peu ici ! Barman, on veut tous de la bière !

- OUAIIII ! s’exclamèrent tous les soldats de la salle.

- Oui mais bon de la bière.... non c’est pas possible.

- Haaaaaaaaaaaa ! Allons....

Mélissa se leva tout en criant et avant même qu’on ne puisse entendre la suite de sa phrase, elle se retrouva en face du barman à négocier la boisson. En peu de temps qu’il ne faut pour le dire, elle revint tels une conquérante avec les bières. Et des heures passèrent ainsi à s’enivrer de bière surtout avec la nouvelle du capitaine qui venait de retentir dans le vaisseau.
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Sheryl Nome
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Posté le: Sam 5 Jan 2013 - 16:54
Sujet du message: Retour à la maison.
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Il faisait sombre ici… ? Où étais-je ? C’était un lieu assez luxueux, plongé dans une semi-obscurité et où le seul meuble notoire était un grand bureau de bois précieux derrière lequel Patrick Zala était installé, les mains croisées, son regard fixé sur moi. Je me rappelai de cette scène désormais. Je l’avais déjà vécue, dans le passé, juste après la mort de mes parents…

- C’est un moment difficile que tu dois surmonter, Sheryl. Tes parents ne voudraient pas que tu t’effondres.

Comme dans mes souvenirs, je ne lui donnai aucune réponse. Mon regard se posa sur la reproduction miniature de la preuve numéro une qui se trouvait dans son dos. J’étais assez intimidée, c’était la première fois que je voyais le Président Zala en vrai. A ce moment-là, je ne savais pas ce qu’il me voulait…

- Je voyais régulièrement ta mère lorsque nous avions une réunion au conseil. Il lui arrivait souvent de parler de toi, comme d’un exemple de personnes proches que nous devions protéger de cette guerre, en tant que politiciens. Elle t’aimait beaucoup, tout comme ton père.

Des larmes se mirent à brouiller légèrement ma vue alors que cette fois-ci, une réponse traversa finalement mes lèvres, à mi-voix :

- Je sais.

Je n’avais que dix-sept ans, je venais de perdre mes deux parents qui effectuaient un voyage à but diplomatique à bord d’un classe Laurassia. Je n’avais aucune idée de pourquoi ce Nelson terrien les avaient détruits et voilà que je me retrouvai devant l’homme le plus important des colonies. Je me sentais perdue…

- Lors d’une discussion avec ta mère, elle m’avait appris que tu avais une voix magnifique et que tu aurais préféré chanter plutôt que de poursuivre tes études actuelles…

Réellement embarrassée par cet aveu étrange, je rougis légèrement. Comment se faisait-il que le président me tienne une telle conversation ? Il avait certainement mieux à faire que de discuter de mes projets d’avenirs avec moi ? Projets qui devenaient bien plus floues maintenant que j’étais seule…

- Je chante souvent lorsque je suis seule. Jusqu’à aujourd’hui, ça m’aidait à me sentir mieux…

Je lui fournissais cette réponse sur un ton d’excuse et à ma grande surprise, je vis l’homme aux cheveux bleu m’adresser un sourire avant d’acquiescer.

- C’est exactement ce dont j’ai besoin. Quelqu’un qui puisse aider chaque coordinateur à se sentir mieux. Sheryl, si tu acceptes cette proposition, j’aimerais te prendre sous mon aile. Je ferais alors de mon mieux pour faire de toi la prochaine Lacus Clyne.

Aussitôt, mon embarras laissa place à une surprise sans nom. Je me demandais s’il se moquait de moi avant de réaliser que le président avait autre chose à faire que de se moquer d’une adolescente coordinatrice qui venait de perdre ses deux parents membres de la ZAFT. J’ouvris la bouche, avant de la fermer, ne sachant pas que répondre devant une proposition aussi folle.

- Nous avons besoin d’une nouvelle porte-parole depuis la disparition de notre bien aimée Lacus Clyne… Et si ta voix est aussi formidable que le disait ta mère, tu pourrais devenir la nouvelle idole des colonies…

Il semblait très sérieux. En cet instant même, mon rêve me rappela la peur que je ressenti devant cette perspective mais également l’excitation qui grandissait en moi. La nouvelle Lacus ? Et pourquoi pas, après tout… ?

- J’accepte… !

Aussitôt, la vision se troubla, partiellement remplacée par un message diffusé dans les coursives du vaisseau.

« Avis à tout l'équipage, nous arrivons à destination ! Vous pourrez jouir de deux jours de permission. Vous le méritez tous. Deuxième chose. Avant que vous ne bougiez, il me tient de vous annoncer que nous avons perdu un membre aujourd'hui. Le caporal Johnson de l'équipe technique. Pour lui je demande une minute de silence, en espérant que ça soit le dernier à nous quitter. »

Johnson… ? Oui, ce nom me disait quelque chose. Je l’avais déjà croisé au hangar. Certes, je ne le connaissais pas bien mais c’était un soldat, lui aussi. Il se battait pour protéger sa famille, sur les Plants, comme mes parents l’avaient fait avant lui pour moi. C’est un peu ce que nous faisions tous, ici. Sauf peut-être moi. Je n’avais plus personne à protéger, sur les Plants. Sauf peut-être Patrick Zala qui était comme un père pour moi. De manière générale, je tentais de défendre notre patrie dans sa globalité. Pensive, j’avais respecté cette minute de silence avant que la voix de Price ne s’élève à nouveau dans le couloir.

« Bien, je vous remercie pour lui. Une dernière chose, sous-lieutenant Nome, j'aimerais vous voir dans mon bureau dans une dizaine de minutes. Merci pour votre attention ! »


Il voulait me voir ? Pourquoi moi ? Enfin, je le saurais dans peu de temps. Je me levai aussitôt, me dirigeant vers la salle de bain afin de me rafraichir un peu et d’enfiler un uniforme. Je pris soin de me préparer correctement afin d’être présentable et finalement, je sortis de la cabine afin de prendre la direction de celle de notre nouveau capitaine. Je croisais peu de monde dans les couloirs, ils étaient peut-être tous en train de fêter notre victoire quelque part ? En tout cas, je ne tardai pas à arriver devant le bureau de Price et je sonnai doucement à la porte. Une fois invitée à entrer, j’ouvris cette dernière et lui adressai un salut militaire qui décidément ne m’allait pas beaucoup. Pourquoi avait-il tenu à me voir ?
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Posté le: Dim 13 Jan 2013 - 19:21
Sujet du message: Retour à la maison.
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John attendait maintenant depuis presque dix minutes lorsque quelqu'un vint frapper à la porte.

-Entrez ! Asseyez-vous sous-lieutenant.

La jeune femme en uniforme prit place silencieusement en face de lui, de l'autre côté du bureau qui trônait au milieu de la pièce. Elle avait l'air un peu tendue, rien de bien surprenant quand on est convoqué par un supérieur sans raison apparente.

-Dites-moi, êtes-vous aussi bonne tireuse en dehors de votre machine ?

La question avait l'air de surprendre la jeune coordinatrice et il est vrai qu'elle peut paraître stupide mais tirer avec précision dans une machine est plus compliqué que de tirer avec un fusil. Même si les deux choses avaient leurs difficultés propres, John trouvait plus difficile le tir au fusil. Après avoir écouté sa réponse, il répondit.

-Je vous demande cela car j'ai été très surpris lorsqu'on m'a montré les coordonnées de tir que vous nous avez envoyé et surtout lorsque j'ai constaté l'extrême précision de ces dernières. Grâce à cela, nous avons pu abattre la dernière défense mobile de l'ennemi et avoir par conséquent un avantage certain.

Price marqua une courte pause pour laisser à Sheryl le temps de bien comprendre ce qu'il lui disait.

-Je récompense toujours mes soldats lorsqu'il le mérite et ici, vous gagnez largement une nouvelle promotion. Je vais faire ce qu'il faut auprès de mes supérieurs, je vous félicite à l'avance.

Avant qu'elle ne sorte, il lui demanda une dernière chose.

-S'il vous plaît, transmettez à vos camarades pilotes que je vous attends dans trois heures devant le vaisseau. Mettez-vous sur votre trente-et-un !

Après une poignée de mains, la jeune femme quitta son bureau. Aussitôt, il ouvrit une nouvelle fenêtre sur son ordinateur et envoya un court message directement à l'état-major. Alors qu'il écrivait, une secousse légère prit la vaisseau, une secousse significative : ils étaient arrivés.
Maintenant à bon port, il devait faire trois choses avant de retrouver ses subalternes pour le restaurant. Tout d'abord, il allait organiser les réparations avec l'équipe d'entretien de la colonie. Il sortit de ses quartiers sans oublier la boîte qui contenait les effets personnels du caporal Johnson, il s'était dit qu'il allait les apporter personnellement à sa famille et en attendant la chanteuse de chansons, il avait fait des recherches sur le terminal. Il avait une femme et un enfant, un petit garçon. Le pauvre petit garçon, orphelin à l'âge de six ans.
Arrivé à la sortie de l'Enterprise, il croisa un mécanicien à qui il demanda où il pouvait trouver le chef de l'équipe qui s'occupait des réparations sur son vaisseaux. Ce dernier lui indiqua l'homme qui tenait une tablette en main un peu plus loin. Après de rapides saluts, il le prévint que les réparations devraient être fini le plus vite possible car de possibles ennuis pourraient se faire voir dans peu de temps. Le mécanicien semblait avoir comprit ses exigences et après de rapides calculs, il lui annonça que les réparations prendraient deux à trois jours. Satisfait, le haut-gradé quitta le hangar pour rejoindre le bureau du commandant des forces spéciales de réaction rapide qui se trouvait bien plus haut dans les installations militaires de Doragon. Ce dernier lui avait demandé de passer le voir après cette première mission.

-John ! Je suis vraiment désolé, cette première mission n'était pas du tout sensée se passer comme ça !
-Ce n'est rien commandant, la mission reste un succès.
-Tu n'as pas perdu d'hommes ?
-Si un, je m'en allais porter ses effets personnels à sa femme justement.
-Je suis désolé.
-C'est la guerre.
-C'est sûr. Alors, raconte-moi. Ca change le commandement d'un croiseur hein ?
-Vous n'imaginez même pas !

Pendant toute l'heure qui suivit, le capitaine expliqua en détails la bataille, le merdier que c'était et tout ce qui suivait.

-Enfin, on en a bavé.
-Je vois ça. Ca me fait penser que l'Etat-major m'a chargé de trancher concernant la promotion du sous-lieutenant Nome. C'est quoi cette histoire encore ?
-Le sous-lieutenant à fait preuve d'efficacité en analyse de terrain ce qui nous a permis de prendre un avantage certain sur l'ennemi.
-Le devoir de tous soldats non ?
-Oui mais j'en connais pas beaucoup qui peuvent prédire la position d'un MS ennemi sous camouflage optique. Cette promotion est toute méritée.
-A ce point là ? Joli. Bien, je suis d'accord. Je ferai en sorte que ça se fasse le plus rapidement possible.
-Merci commandant.

Les deux hommes se quittèrent après une franche poignée de mains. Price avait encore une chose à faire, rendre visite à madame Johnson.
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Sheryl Nome
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Posté le: Dim 20 Jan 2013 - 20:22
Sujet du message: Retour à la maison.
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Je ne savais toujours pas pourquoi le capitaine avait voulu me voir alors qu’il m’invitait à m’asseoir mais sa première question ne tarda pas à tomber. Une question un peu surprenante alors que nous venions de rentrer sur les colonies, d’ailleurs…

-Dites-moi, êtes-vous aussi bonne tireuse en dehors de votre machine ?

Un peu surprise, je ne répondis pas tout de suite. En réalité, je n’avais effectué que bien peu d’opération au sol. J’avais fait mes débuts sur des vaisseaux avant de finir dans l’escadron de Shiho sur Terre. C’était là que j’avais pu effectuer quelques opérations au sol. Dans ce cas de figure, j’avais en effet toujours terminé avec un fusil de précision en main, Shiho ajoutant généralement qu’il valait mieux que je ne me retrouve pas trop près de véritables soldats sur un ton dédaigneux. Mais je savais qu’elle disait cela car elle n’aimait pas faire de compliments. Jamais elle n’avait eu le moindre commentaire négatif à me faire.

- Je m’en sors plutôt bien, oui.

C’était une réponse honnête. Après tout, je savais lire une carte, me positionner à un endroit stratégique par rapport à cette dernière et tirer à l’aide d’un fusil de précision sur des distances assez longue. Peut-être pas aussi précisément qu’à bord de mon mobile suit où mes tirs étaient chirurgicaux mais tout de même…

-Je vous demande cela car j'ai été très surpris lorsqu'on m'a montré les coordonnées de tir que vous nous avez envoyé et surtout lorsque j'ai constaté l'extrême précision de ces dernières. Grâce à cela, nous avons pu abattre la dernière défense mobile de l'ennemi et avoir par conséquent un avantage certain.

Je me redressai un peu plus sur ma chaise en entendant cela. Il m’avait faite appeler pour me faire un compliment… ? Voilà qui était assez plaisant, surtout après un tel affrontement. Et le capitaine ne comptait pas en rester là…

-Je récompense toujours mes soldats lorsqu'ils le méritent et ici, vous gagnez largement une nouvelle promotion. Je vais faire ce qu'il faut auprès de mes supérieurs, je vous félicite à l'avance.
- Je vous remercie… !

Lieutenant Nome ? Oui, cela sonnait plutôt bien. Certes, je n’allais pas pouvoir faire grand-chose d’une augmentation vu l’argent que je possédais déjà et vu le peu de temps dont je disposais pour le dépenser mais être promue me faisait plaisir. Le Président Zala serait sans doute fier d’apprendre que j’avais pu être utile à l’un de ses officiers commandants ! J’avais déjà hâte d’aller lui annoncer cela mais ça devrait attendre encore un peu…

-S'il vous plaît, transmettez à vos camarades pilotes que je vous attends dans trois heures devant le vaisseau. Mettez-vous sur votre trente-et-un !
- C’est compris !

Je lui adressai un sourire radieux et en le voyant me tendre la main, je la saisis doucement avant de quitter son bureau. Il allait visiblement respecter sa promesse et nous emmener manger quelque part ! Ca promettait d’être vraiment amusant de fêter ce retour à la maison avec mes amis. Ne sachant par contre pas trop où les trouver, je finis par entendre leurs voix en passant non loin du mess. Ils n’avaient visiblement pas attendu plus longtemps avant de fêter quoi que ce soit vu le bruit qui provenait de la salle de restauration. Alors que des éclats de rire bruyants retentissaient dans la pièce suite à une blague certainement très drôle, j’entrais à mon tour dans le mess en apercevant Zack, Mélissa et Kurz. Sans que je comprenne trop comment, ce dernier m’attira jusqu’à leur table et me mit un verre de bière dans les mains.

- Comment avez-vous fait pour vous faire servir de l’alcool à bord ?

D’un air très sérieux, Kurz me répondit en me mettant presque sa chope sous le nez.

- Tu sais comment Mélissa peut se montrer persuasive. Je suis certain que ce pauvre cuisinier ne sera jamais plus pareille…

Devant mon air surpris, Mélissa haussa les épaules, indiquant ainsi que Kurz exagérait, comme d’habitude. En tout cas, Zack ne tarda pas à frapper doucement son verre sur le miens avec un sourire. J’avais appris que les terriens faisaient souvent cela avant de boire un verre d’alcool. C’était étonnant mais cette coutume, si on pouvait l’appeler ainsi, était moins répandue sur les Plants. D’un autre côté, bien que Coordinateur, Zack était né sur Terre…

- Santé !

Doucement, je bus une gorgée de ce liquide ambré et après une légère grimace liée à la surprise, je constatais que le gout n’était pas vraiment mauvais. Me laissant emporter par la bonne humeur de la pièce, je ris un peu avec les soldats présents ici, certains me félicitant gentiment pour ma future promotion. En tout cas, alors que nos verres s’achevaient, je me souvins de la raison pour laquelle j’étais venue ici.

- Zack, Mélissa, Kurz, le capitaine veut nous voir dans… Un peu moins de deux heures maintenant, devant le vaisseau. Il a dit de venir bien habillé !

Je leur adressai un clin d’œil, leur rappelant soudainement la promesse qu’avait faite le capitaine Price un peu plus tôt. Une fois le message passé et le verre vidé, je me redressai pour aller me préparer.

- On se verra tout à l’heure !

Et je m’éloignai du petit groupe, un sourire léger grandissant doucement sur mon visage en sentant presque le regard de Zack me suivre jusqu’à la porte. Je restais un peu confuse le concernant, ne sachant même pas exactement où j’en étais. Mais je me disais que le temps ferait le reste et dans l’immédiat, je ne voulais que profiter de mon retour chez moi, sur ces colonies que j’aimais tant. Regagnant ma cabine, je pris aussitôt le soin de me préparer. Je pris une douche et me lavais rigoureusement les cheveux avant de me sécher consciencieusement. Vint ensuite le moment le plus difficile lorsqu’il s’agissait de se préparer : le choix de la tenue ! Rapidement, ma cabine devint un véritable champ de bataille au fur et à mesure ou j’ouvrais mes trop nombreuses valises afin d’en sortir des tenues.

- Non, pas cette couleur-là. Et celle-là n’ira pas… Peut-être ça… ?

Alors que je changeais d’avis toutes les quinze secondes environs, je déposais des vêtements en tout genre sur les chaises et sur le bureau. Mais finalement, je trouvais une jolie robe bleue nuit accordée à mon regard. Celle-là ferait parfaitement l’affaire ! Elle était élégante et raffinée, sans rentrer dans l’excès. C’était parfait. Prenant le parti de ne me maquiller que très légèrement, je finis par enfiler cette robe ainsi que des escarpins également bleus. Cela ne serait pas très confortable mais largement supportable le temps d’une soirée. Après avoir ajusté ma coiffure devant le miroir, je quittais finalement ma cabine, radieuse. Comment aurais-je pu deviner ce que j’allais apprendre dans les heures à venir ?
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Zack Dylandy
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Posté le: Mer 30 Jan 2013 - 18:45
Sujet du message: Retour à la maison.
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Le communiqué du capitaine nous avait un peu refroidit. L’annonce de la mort d’un camarade n’était en rien joviale. Les personnes le connaissant plus profondément paraissaient plus moroses que d’autres mais nous eûmes tous le même respect envers lui en adressant une minute de silence. Les gobelets de bière reposaient tous sur les tables et nous nous tinrent tous debout. Le silence était bien présent, s’il y avait eu des mouches dans ce vaisseau nous les aurions entendus voler. Ce silence ne fut brisé que par une personne qui éclata en sanglot. Surement une amie, une personne proche de lui. Une fois cette douloureuse minute passée, personnes n’osa prendre la parole, bien que certains d’entre nous étaient quelque peu éméchés. Au final, je pris mon courage à deux mains et me relevais tenant mon verre en main. La gorge nouée, je sentais le regard de mes confrères se porter sur moi. Je déglutis une première fois, levant mon verre devant moi avant de déglutir de nouveau et d’ouvrir la bouche dans l’espoir d’émettre un son.

- Au… Aux morts victorieux. Puissent-ils reposer en paix. Disais-je légèrement gêné de prendre la parole dans ce silence. Finalement Mélissa ne tarda pas à me rejoindre. Elle se leva et tint son verre comme moi.

Enfin ils se levèrent tous et nous suivirent. « Aux morts victorieux ! » ces paroles résonnèrent dans la cantine ainsi que dans le couloir la longeant. Enfin nous vidâmes nos gobelets d’un trait. C’est après cela que le brouhaha revint de nouveau. Nous faisions passer le temps en faisant de la percussion sur les tables à l’aide de nos gobelets de métal ou bien même avec nos mains.

- Est-ce que vous connaissez des chants les gars ?

- Je connaître chant de mon pays.

- Moi ouai je sais chanter. Regarde…

- Non tais-toi Kurz !

- Toi Zack tu ne connaîtrais pas un chant ?

- Si… mais non, je ne chanterais pas.

- S’iiiiil te plaiiit !

- Je n’ai pas pris assez de bière et j’ai euh euh mal à la gorge.

- Zack ! Zack ! Zack ! Zack ! criait-elle bientôt accompagné par le reste de la troupe présente dans la cantine. Sentant une bouffé de chaleur montée en moi, pris par la gêne, je fini par céder afin qu’ils s’arrêtent de crier mon nom. Je ne savais pas vraiment quoi chanter, il fallait que je me rappel de ces chants estudiantins que j’avais appris en faisant mes classes. Soudain, observant intensément ma bière, l’une d’elle me revint à l’esprit.

- Que jusque tout au bord, on reeeeemplisseuh nos veeeeeerres. Qu’on les remplisse encore, de laaaa mêmeuh manièèèèèère.
Car nous sommes les plus fort, buveurs de blooooooondes bièreeuhs !


Le chant s’en suivi, j’étais accompagné par les rares qui la connaissait et la bonne humeur revint au sein de la cantine. Quelques temps passèrent encore mais l’amusement ne se terni guère. Au contraire à peine avais-je fini de lancer un nouveau chant que je pouvais apercevoir Sheryl rentrer dans le mess. Aussitôt Kurz alla à sa rencontre afin de la servir en bière.

- A que nos pères étaient heureux, a que nos pères étaient heureux. Quaaaand iiiiil était à taaaableuh.
  Le vin coulait à flot pour eux, le vin coulait à flot pour eux. Ça leur était foooort agréaaaaableuh.
  Eeeet ils buvaiiient à leur tonneauuuu commeuh des trouuuuus, commeuh des trous morbleuuuu ! Bien autrement que nous morbleuuu ! Bien
  autremeeeeeeent queeeeee nouuuuuus.


Je pouvais observer que Mélissa semblait encore régler une histoire que Kurz avait exagéré. Je ne savais pas comment décrire ça. On ne pouvait pas dire que chez lui c’était un don car l’imbécilité n’en n’est certainement pas un. Je me rapprochais alors de Sheryl remplissant au passage mon gobelet et vint le cogner contre le sien.

- A la tienne !

- Santé !

Reprenant cette habitude du passé, je vidais ma boisson d’un trait. Cette boisson ambrée et amère descendit le long de ma gorge. Je sentis que ce devait être la dernière. Nous apprîmes par après qu’elle avait été appelé en vue d’une futur promotion. Mélissa, Kurz et moi-même, nous nous regardâmes tous et après un léger rictus, nous lâchâmes en cœur :

- Nos félicitations, ô Lieutenant.

Nous étions assez éméchés pour titiller même un supérieur. C’est là qu’elle sembla se rappeler de quelque chose. Alors elle nous prit tous les trois et nous attira plus loin, au calme afin de nous le dire.


- Zack, Mélissa, Kurz, le capitaine veut nous voir dans… Un peu moins de deux heures maintenant, devant le vaisseau. Il a dit de venir bien habillé !

* Apparemment nous étions tous invité…*

J’attrapais alors la bière de Kurz franchement servi et la vidait une nouvelle fois d’un trait. Il passa son temps à râler tandis que Mélissa s’en amusa. Nous devions nous aussi aller au restaurant… bien habillé… je venais juste de me rappeler que je n’avais pas de costume à bord de ce vaisseau… Une fois Sheryl partie, et surtout une fois hors de mon champ de vision car toute ma concentration passait par elle, Mélissa me posa une question.

- Tu n’as pas l’air bien Zack. Ça va ?

- Je viens juste de me rendre compte que je n’ai pas de costume ici… on est sur un bâtiment de guerre.

- A moi j’ai le mien !

Mais personnes ne semblait écouté Kurz.

- Nous n’avons qu’à aller au centre-ville, je dois aller chercher une robe. On a le temps il reste un peu plus de deux heures.

- On fait ça. J’habite au centre-ville, c’est parfait.

Nous laissions là nos camarades, rejoignant la sortie afin de récupérer un véhicule dans la plus grande discrétion car nous devions quand même sentir l’alcool à des mètres à la ronde. Une fois la jeep récupéré, je pris la direction du centre afin de nous rendre dans une galerie commercial pour que Mélissa prenne sa robe. Les gens autour de nous, nous observaient. L’air inquiet songeant qu’il se passait quelque chose. Il est vrai que nous n’avions pas songé à retirer nos uniformes mais le temps pressait. Une fois la robe achetée ainsi que le véhicule rejoint, je pris la direction de mon appartement afin que l’on puisse se changer. Je laissais Mélissa profiter de la salle de bain avant moi. Pendant ce temps-là je préparais le costume que j’allais mettre et en profitait pour décuver. Une fois mon tour, je pris en vitesse une douche afin d’évacuer cette odeur d’alcool qui nous collait à la peau. Parfaitement rafraîchis, rasé et coiffé, j’enfilais mon costume afin d’être complètement près. Le temps arrivait à échéance, nous avions rendez-vous devant le vaisseau. Je laissais alors Mélissa conduire pour le retour qui me certifia arriver à l’heure. Elle avait raison… je crus même qu’elle allait créer une sixième vitesse sur la jeep, tellement elle forçait. Au final nous étions bien là, à l’heure et au lieu du rendez-vous à attendre nos confrères.
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Dark Bane
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Posté le: Dim 3 Fév 2013 - 11:55
Sujet du message: Retour à la maison.
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Annoncer le décès d'un père de famille s'était avéré bien plus long que prévu, John s'était senti obligé d'accéder à la demande de madame Johnson qui était de lui raconter les faits. Le capitaine de l'Enterprise ne savait pas trop comment s'y prendre. Devait-il détaillé les choses de manière brute ? Il avait tellement l'habitude de le faire mais peu après avoir commencé, il se rendit compte que cela blessait la mère plus qu'autre chose. Il avait beau être un vétéran de l'armée, le coordinateur n'avait jamais eu à faire preuve de tact comme il se devait de le faire à l'instant. Il avala une longue gorgée de café qu'elle lui avait gentiment offert et il se lança dans la narration.
Un peu moins d'une heure plus tard, il lui présenta à nouveaux ses condoléances avant de quitter le logis. Tout en marchant en direction de la jeep garée un peu plus loin il s'informa de l'heure qu'il était.

*Oh, je n'ai qu'une vingtaine de minutes ! *

C'est la pédale au plancher qu'il rejoignit le complexe militaire, John rendit le véhicule à l'entrepôt et s'empressa de rejoindre le hangar où se trouvait son vaisseau. Il était l'organisateur du souper, il n'allait tout de même pas être le dernier à se présenter ! Une douche, tailler la barbe et enfiler un costume, c'est tout ce qu'il avait à faire et ça prendrait maximum dix minutes. A l'instar de la chanteuse de chanson qui était très certainement en délibération avec elle-même quand au choix de la couleur de ses vêtements, John ajustait désormais la cravate noire rayée verticalement de blanc.

-C'est pas tous les jours que je vais manger dans un resto...

Un jetant un regard à l'horloge numérique qui se trouvait sur la petite table à côté de l'évier, il se rappela d'une chose importante. Une chose qu'il avait tout juste le temps de faire. Il sortit son portable et composa un numéro de mémoire.

- Alfred ?
//Monsieur ! Quel plaisir de réentendre votre voix //
-Plaisir tout partagé. Je n'ai pas beaucoup de temps, voulez-vous bien faire le chauffeur pour une soirée ? J'ai quelques personnes qui m'accompagnent au restaurant ce soir.
//Je viens avec la grande voiture ? //
-Vous avez tout compris, Alfred. Je vous attends devant le complexe militaire.
//Je démarre monsieur. //
-Merci !

Il coupa la liaison, il ne lui restait que dix petites minutes, dix minutes qu'il passerait devant le vaisseau. Pour attendre ses valeureux pilotes. Dans les couloirs, c'est sans surprise que les quelques passants se posèrent des questions, pourquoi se baladait-il ainsi vêtu ? Bientôt, il retrouva Kurz et Zack qui vraisemblablement était les premiers à être arrivés. Maintenant à trois,
ils attendaient patiemment les trois femmes. Ces dernières ne se firent pas longtemps attendre et John fut totalement stupéfait par la beauté de celles-ci. Comme quoi une guerrière a toujours le temps de bien se pomponner !

-Bien, les enfants, je suis très content vous voir enthousiastes. Ce soir, il n'y a pas de Capitaine, de major ou de lieutenant, nous allons manger, comme prévu, dans la bonne humeur. Ok ?

Tous répondirent par l'affirmative.

-Hep ! Pas de capitaine... !

Et là, ils s'efforcèrent de l'appeler par son prénom. En effet, cela était bien rare qu'un capitaine décide d'enlever cette hiérarchie, certes de manière exceptionnelle, mais il voulait marquer le coup en créant une ambiance cool et pour cela, il devrait enlever tout le stress que pouvaient avoir ces enfants.

-Suivez-moi, notre véhicule est par là-bas.

Les six personnes sortirent du complexe pour découvrir devant l'entrée une longue voiture de laquelle sortit Alfred, le majordome de John. Ce dernier s'approcha en lui serrant la main. Ca faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas revu.

-Comment va maman ?
-Elle va bien. Où allons-nous ?
-Chez Francesco, son resto est chicos mais il m'en doit une, il aura très certainement une table pour moi !
-Très bien.
-Allez, montez !

Dit-il à ses invités. Alfred leur ouvrit la portière et les laissa s'installer confortablement avant de la refermer et de grimper à son tour dans l'auto. L'hybride entre une limousine et une voiture classique s'engouffra dans la cité, une fois à droite, deux fois à gauche, troisième à droite et septième à gauche. Les voilà arrivés.

-Mesdames et messieurs, vous voici devant le meilleur restaurant de tout Doragon !

Dit-il en pointant légèrement du doigt l'insigne « Francesco Pataaate ! ». A première vue, les pilotes songeaient à une blague mais les apparences peuvent être parfois trompeuses.

-Ne faites pas attention au nom, je vous garanti que ce resto est assez luxueux.

Le petit groupe entra, c'est le gérant lui-même qui les accueilli pour les mener directement à leur table.
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Sheryl Nome
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Posté le: Jeu 7 Fév 2013 - 21:00
Sujet du message: Retour à la maison.
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Je connaissais pourtant déjà assez bien ce vaisseau ! Pourquoi fallait-il se perdre dans les moments critiques, dans les moments où tout le monde vous attends et, j’en étais certaine, où cette peste de Zessica disait déjà du mal sur moi ? Après une longue injure envers le concepteur de ce vaisseau qui était peut-être un ami de Mckay, je revins vers le plan dans un couloir et le suivais un instant du doigt avant de comprendre où se trouvait la sortie la plus proche. Finalement, je pus enfin trouver cette dernière et rejoindre les autres dans le hangar. Ils étaient déjà tous là, ce qui ne manqua pas de me contrarier légèrement mais en me voyant rejoindre le groupe, le capitaine Price prit la parole sur un ton décontracté.

- Bien, les enfants, je suis très content vous voir enthousiastes. Ce soir, il n'y a pas de Capitaine, de major ou de lieutenant, nous allons manger, comme prévu, dans la bonne humeur. Ok ?

Facile à dire, moins facile de lutter contre les habitudes et la réponse fut un « Oui mon capitaine » récité presque en cœur. Cela me fit sourire doucement car je suspectais Zack et Kurz de l’avoir fait exprès. Ces deux-là semblaient mieux s’entendre quand il s’agissait d’ennuyer les autres !

- Hep ! Pas de capitaine... !
- Comme vous voudrez, John !

Je n’allais pas avoir de mal à l’appeler par son prénom. Shiho n’avait jamais réussi à faire de moi le soldat acharné sur le règlement militaire. J’avais décidé de rejoindre l’armée pour servir d’exemple, pour que d’autre prennent également la décision de défendre les colonies. Pas pour devenir un soldat décérébré. Une fois satisfait, notre supérieur hiérarchique devenu pour quelques heures un homme simple indiqua la sortie du hangar.

- Suivez-moi, notre véhicule est par là-bas.

Je fus légèrement surprise de voir une sorte de petite limousine stationnée là devant mais encore plus étonnée en voyant un majordome en sortir et serrer la main de Price. Les gradés étaient si bien payés, sur les colonies… ? Ca expliquait pourquoi nous envoyons moins d’unités au combat que les terriens…

*Je me demande bien où il va nous emmener…*

J’avais d’abord pensé à un petit restaurant sympathique mais maintenant, je me demandais plutôt si nous n’allions pas avoir le droit à une soirée gastronomique. Après tout, je le voyais mal nous emmener dans une pizzeria ou une autre friterie à bord d’une limousine. D’un autre côté, j’étais habituée aux restaurants huppés des colonies. J’y allais parfois avec l’équipe qui m’assistait après mes concerts ou même avec le Président Zala lorsque je revenais sur les colonies.

-Allez, montez !

Sur cet ordre qui n’en était sans doute pas un, nous entrâmes dans la limousine et prîmes place. Je me retrouvai entre Zack et Mélissa qui appréciait moyennement sa tenue à première vue car une fois assise, elle marmonna quelque chose à propos de « cette fichue robe ». Personnellement, ça ne me gênait pas d’être habillée ainsi, pour une fois. On avait rarement l’occasion de s’amuser ou de s’habiller de manière si élégante, sur un vaisseau de guerre.
D’ailleurs, Kurz ne put s’empêcher de rire devant l’air contrarié de Mélissa concernant sa tenue.

- La prochaine fois, tu devrais demander à Zack un costume comme le sien ! Tu le supporterais peut-être mieux !

Le regard de l’adjudante ne laissait aucun doute sur ce qu’elle pensa aussitôt et la réponse fut aussi rapide que cinglante.

- N’attends pas la prochaine fois pour manger du poisson, Kurz. Ça te rendra peut-être un peu moins con !

C’était prévisible, Mélissa avait une langue bien pendue et Zack éclata de rire devant la tête du « blondinet ». Moi-même, je ne pus m’empêcher de rire doucement mais je m’interrompis en sentant la voiture ralentir, Price reprenant la parole.

- Mesdames et messieurs, vous voici devant le meilleur restaurant de tout Doragon !

Pour tout dire, je ne connaissais même pas cette rue… ! Un peu surprise, je me tournai donc vers l’enseigne… Qui semblait davantage faire penser à une friterie qu’à un restaurant chic, au final…

- Francesco… Patate… ?

Ça aurait vaguement put faire penser au nom d’un dessin animé pour enfant. Mais ce restaurant portait réellement ce nom et je ne pouvais m’empêcher de ressentir une légère appréhension : on allait être ridicule, dans des tenues pareilles si ce restaurant n’était pas à la hauteur que l’avait promis Price. Il sembla d’ailleurs comprendre à nos têtes ce que nous pensions.

- Ne faites pas attention au nom, je vous garantis que ce resto est assez luxueux.

J’avais un peu du mal à y croire mais après tout, nous étions là maintenant. Jetant un regard vers Mélissa qui en avait oublié sa robe pour l’instant, nous sortîmes du véhicule un à un et nous fûmes bientôt accueillis par le gérant de ce petit restaurant. Il parlait bien, et l’intérieur du restaurant était un contraste assez surprenant avec la simplicité de la façade. Des tables luxueuses en bois solides, nappées de bordeaux étaient disposées dans le petit restaurant. Il y avait des bougies qui donnaient à l’endroit une certaine intimité et une musique gaie mais pas déplacée animait un peu le restaurant de taille modeste. En réalité, tout semblait propre et décoré avec gout mais étrangement, il y avait bien peu de monde ce soir, ce que précisa aussitôt John Price. Le maitre des lieux répondit avec un ton un peu triste.

- Avec ce qu’il s’est passé aujourd’hui, pas étonnant ! Au moins, vous aurez une table au calme !

Il nous disposa en effet dans un coin confortable du restaurant. Nous y serions à l’abri des regards, loin des courants d’airs de la porte d’entrée et près d’une grande télévision pour l’instant éteinte. Comme une sorte de petit salon privé où nous pourrions manger et bavarder entre nous. Il m'adressa également plusieurs regards par la suite, m'indiquant qu'il m'avait finalement reconnue. Il annonça que l'apéritif serait gratuit pour nous ! Je ne pouvais pas vraiment cacher ma célébrité, surtout pas sur Doragon...
Mais je ne pouvais m'empêcher de penser à ce qu'il avait dis, plus tôt. Par « ce qu’il s’était passé aujourd’hui », j’avais compris la bataille de Messiah où de nombreux soldats de ZAFT avaient perdus la vie pour défendre la Terre et les Naturels. Il était vrai que c’était une lourde perte et les familles des défunts ne devaient pas avoir très envie de venir manger après ça. Price avait sans doute comprit la même chose, car il n’avait pas relevé la remarque. Mais dans l’immédiat, l’apéritif arrivait déjà et nous comptions bien profiter de notre vie après cette bataille pénible. Après tout, pour l’instant, nous étions ignorants de ce qui s’était passé ce matin sur Doragon 5…
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Zack Dylandy
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Posté le: Mer 20 Fév 2013 - 00:43
Sujet du message: Retour à la maison.
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Peu de temps passa avant que les autres convives ne nous rejoignent. Le premier fut Kurz qui sembla étonné de voir que Mélissa et moi étions déjà là. Il ne se retint pas de lâcher une blague de mauvais goût qui irrita Mélissa d’une rapidité déconcertante. La dernière personne que nous attendions fut Sheryl qui était d’ailleurs resplendissante. A son approche, le capitaine prit la parole, nous recommandant de l’appeler par son nom pour cette soirée. Instinctivement nous répondîmes tous par un salut militaire. Étrangement, je sentis l’envie de me tourner vers la gauche, Kurz se tourna sa tête vers la droite et lorsque nos regards se croisèrent nous comprîmes tout deux que nous avions eu la même idée… le faire exprès. C’était l’un des rares moments où nous nous entendions.

- Hep ! Pas de capitaine... !

- Comme vous voudrez, John !


Sheryl semblait la plus à l’aise pour cette appellation. Personnellement, bien que la façon d’appeler mon supérieur m’importe, il restait quand même une réticence. Après tout, après cette soirée, il suffirait d’un moment d’inattention sur le vaisseau pour qu’on l’appelle John devant tout l’équipage.
Il s’empressa de nous convier à rejoindre notre moyen de déplacement, un véhicule assez long, ressemblant à une limousine si c’en n’était pas une vint se garer devant nous. Un homme d’un certain âge en sortit et serra la main au capitaine. Il semblait être un serviteur. Il nous ouvrit la porte et ne retourna au volant que lorsque tout le monde fut rentré et qu’il ferma cette dernière, derrière nous.


* Il se fait pas chier le vieux…*

A peine rentré et le trajet entamé, Kurz ne s’empêcha pas de relancer un pique contre Mélissa. Cette fois-ci il en prit chère pour son grade. La répartie de l’Adjudant Mao devait avoir un arrière-goût amère dans la bouche de Kurz tant sa réplique fut cinglante. Un tels point que je ne pus me retenir et éclata aussitôt de rire, laissant des larmes perler sur mes joues. Il ne fit pas le malin bien longtemps le petit blondinet.
La voiture ralentit alors, ne laissant supposer que nous étions arrivés à destination.


- Mesdames et messieurs, vous voici devant le meilleur restaurant de tout Doragon !

- Francesco… Patate… ?


Je ne savais que dire, ni comment réagir. J’allais commencer à rire sentant le capitaine nous dire que c’était une bonne blague… J’aurais voulu que ce soit une blague et qu’il nous annonce la chute… malheureusement, voyant qu’il gardait son sérieux, je dus réprimer mon rire nerveux et essayer de comprendre.

* Bienvenue à Baraki Land…*

- Ne faites pas attention au nom, je vous garantis que ce resto est assez luxueux.


Nous sortîmes un à un… bizarrement moins vite que lorsque nous devions entrer dans cette limousine. J’aurais voulu rester dans cette limousine, au moins on pouvait être sûr qu’elle était luxueuse elle. Le gérant vint de suite, ne nous laissant pas trainer dans le hall. C’est lui-même d’ailleurs qui après avoir discuté avec John, nous conduisit à notre table. L’intérieur était en fait, bien comme le capitaine nous l’avait dit, luxueux. Du moins beaucoup plus classe que l’enseigne. S’il c’était appelé « Chez Francesco » ça aurait eu plus de classe mais bon nous devions manger chez monsieur patate à la place. Le restaurant bien que pas très grand paraissait bien vide. Pour un commerce aussi florissant d’après les dire de son propriétaire ainsi que par le capitaine, je m’attendais à ce qu’il soit plein à craquer. John fit d’ailleurs la remarque au propriétaire qui ne tarda pas à nous répondre.

- Avec ce qu’il s’est passé aujourd’hui, pas étonnant ! Au moins, vous aurez une table au calme !

Certes, comme tous ceux présents dans ce coin du restaurant, je songeais à la bataille et non à un autre évènement tragique… La mort de tant d’hommes pour les bêtises d’autres… combien de victimes comptait la Terre… La guerre fait partie des gênes de l’homme, faire mal à son prochain. Cela frôle presque l’autodestruction. La folie humaine ne s’arrêtera jamais… C’est ce que je me disais parfois.
Francesco ayant reconnu Sheryl, il nous fit dons de l’apéritif. Ce qui était fort agréable. Je n pus m’empêcher de commander mon péché mignon. L’attrait pour le vin cuit donnant presque l’impression à une dépendance à l’alcool.


- Je prendrais bien un Porto rouge.

Les autres commandèrent également leur apéritif. C’en suivit une longue discussion lors de l’attente. Parfois sérieuse, parfois nous servant à nous moquer du blondinet. Après tout il le méritait bien, il n’avait pas hésité à créer une confusion lorsqu’il dit haut et fort que Mélissa et moi nous étions promené en ville pour au final nous changer dans mon appartement. J’ai toujours dis qu’il était con mais il y avait des jours où sa connerie n’atteignait aucune limite… Fort heureusement pour nous, nous pûmes remettre les choses en ordres et convaincre nos amis.

Après avoir pris l’entré qui fut un délicieux carpaccio de bœuf accompagné de roquette, de copeaux de parmesans ainsi qu’agrémenter de la fraîcheur et du sucré de la crème de balsamique, je me levais m’excusant auprès de mes camarades et me dirigeait vers la sortie. Je n’étais pas un grand fumeur à la base mais je devais avouer qu’en sortie et autre, je me laissais aller et me permettait quelques écarts. A peine la cigarette sortie du paquet, Mélissa me rejoignit. Je lui tendais le paquet tandis qu’elle me sermonnait.


- Ce n’est pas bien, tu ne devrais pas voyons.

- Dit celle qui fume plus qu’une usine et qui ingurgite en une soirée autant d’alcool qu’un dromadaire boit de l’eau.

- Prends garde, tu deviens comme Kurz.

- C’est une manière détournée pour dire que je ne suis qu’un con ?

- Pas très détournée mais oui c’est bien ça.


Nous finîmes par en rire et fumer ensemble, observant l’activité dans la rue devant nous. La délicate musique du restaurant avait laissé place au vacarme urbain.
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Sheryl Nome
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Posté le: Jeu 21 Fév 2013 - 15:12
Sujet du message: Retour à la maison.
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La soirée avait plutôt bien débutée, au final. Le restaurant était en effet bien plus luxueux qu’il n’y paressait de l’extérieur et l’apéritif nous rendit tous plus joyeux et ouvert à l’idée de s’amuser. C’est ainsi que les premières blagues furent racontées, bien souvent à l’encontre de ce pauvre Kurz qui se défendait comme il le pouvait !
Je n’accordai néanmoins aucune importance au fait que Mélissa avait été chez Zack. Contrairement à Zessica, j’avais toute confiance en elle et je savais qu’elle ne tenterait rien dans mon dos. D’autant plus que mon intuition féminine m’indiquait que malgré leurs disputes incessantes, c’était bien pour Kurz que Mélissa ressentait quelque chose. Finalement, après avoir terminé l’entrée qui s’avéra être délicieuse, Zack s’absenta pour fumer, rapidement rejoint par Mélissa. A vrai dire, j’aurais bien prit l’air également mais Kurz avait une idée intéressante pour attendre le repas et j’étais assez intriguée par cela, moi aussi.


- Voyons voir si on parle de nos exploits spatiaux à la télévision !
- Je ne pense pas que ce serait déjà le…

Mais je me figeais, ne parvenant pas à terminer ma phrase. Dès que la télévision s’était allumée, j’avais pu lire en bas de l’écran : Patrick Zala assassiné !
C’était le journal télévisé, visiblement en direct car la nuit tombait doucement sur le palais présidentiel qui était filmé. Une journaliste ne tarda pas à parler.


- Les enquêteurs continuent leurs investigations afin de déterminer qui a pu s’infiltrer ainsi dans le palais présidentiel au cœur de la nuit. Pour l’instant, nous n’avons que peu d’informations mais tout indiquerait qu’il s’agissait d’un groupe de soldats d’élites qui avaient parfaitement prémédité leurs actes.

Sans même m’en rendre compte, j’avais lâché mon verre qui s’était renversé sur la table, mon regard se chargeant de larmes. C’était impossible…

- Zala est mort ?!

Kurz ne semblait pas en revenir lui non plus, mais je ne l’entendis même pas. Je tremblai comme une feuille désormais, et je ne désirai plus qu’une chose : me rendre là-bas afin de m’assurer qu’il ne s’agissait là que d’une très mauvaise blague.

- Impossible ! Ce n’est pas vrai !

Je me levai aussitôt et prit la direction de la sortie sans même accorder un regard aux autres. Ils semblaient de toute façon trop surpris que pour m’accorder de l’attention dans l’immédiat. Je fus bientôt devant le restaurant presque sans comprendre et là, il ne fallut qu’un instant à Zack et Mélissa pour comprendre que quelque chose n’allait pas.

- Sheryl ? Il y a un problème… ?

Mon regard trembla, des larmes perlaient à mes yeux. Pour une fois, je peinai réellement à me contenir…

- Zala… Ils disent qu’il a été assassiné… !

Ils semblèrent tous les deux très surpris, mais Zack savait que je considérais le Président du Conseil Suprême comme un père depuis que j’avais perdu mes parents. Je lui avais déjà parlé de ça, et il me demanda ce que je voulais faire.

- Il faut aller au palais… Ca ne peut pas être vrai !

J’en étais certaine. C’était une blague stupide, diffusée à la télévision dans le cadre d’un débat politique ou d’un événement qu’ils avaient ratés durant leur absence. Ca ne pouvait être que ça ! Voyant mon trouble, Zack ne me contraria pas et il demanda simplement à Mélissa de prévenir les autres. Finalement, il appelait un taxi qui passait dans la rue et ce dernier s’arrêta. Suivant Zack, un peu décontenancée par les événements, je le laissai même annoncer au chauffeur, un certain Thomas, notre destination.
La voiture se mit en route brusquement alors que le conducteur annonçait.

- Bon courage… ! C’est le chaos autour du palais présidentiel depuis ce matin !

Je tressaillis en entendant cela et des larmes jaillirent encore de mes yeux… je devais me ressaisir. Je ne pouvais pas apparaitre ainsi en public, non…
Je sentis Zack me prendre doucement la main, caressant la partie supérieure de cette dernière de son pouce, comme pour me réconforter mais je le remarquai à peine, totalement perdue dans mon angoisse. Je ne voulais pas l’avoir perdu. Pas lui. Il était ce qui s’approchait le plus d’une famille pour moi. Je ne voulais pas… !
Mais plus nous arrivions près de la demeure du Président Zala, plus la circulation devenait compliquée. Pourtant, le chauffeur n’hésitait pas à conduire de manière brutale pour se frayer un passage, aussi bien que je me demandais comment sa voiture pouvait encore être entière. Cette pensée fut malheureusement vite chassée par celle omniprésente de cette information : la mort de Zala.
Une fois sur place, il aurait été difficile de croire encore une fois à une blague… Nous descendîmes du taxi, Zack payant car je ne parvenais même plus à ouvrir mon sac. D’une manière incertaine, je m’avançais vers les grilles de la résidence mais la police m’arrêta alors que j’étais à quelques mètres de là.


- Personne ne rentre, mademoiselle, je suis désolé.

Personne… ? La colère me gagna cette fois-ci, remplaçant temporairement ma crainte et mon angoisse.

- Vous m’avez bien regardée ? Vous avez vu qui je suis ? Je veux entrer et savoir ce qui se passe !
- Mademoiselle Nome, avec tout le respect que je vous dois, il n’y a pas grand-chose de plaisant à voir là-dedans ! Le président Zala a été assassiné ainsi que tous ces gardes ! Vous ne pouvez pas rentrer… !
- C’est… Je ne… Je ne vous crois pas !

Cette fois-ci, je perdis totalement le contrôle et voulu passer de force. Le policier me retint et je fondis totalement en larmes alors que Zack venait me soutenir non sans lâcher à l’agent de police un regard noir. Je peinais à me tenir debout, déchirée par la douleur. J’avais l’impression que quelque chose se brisait en moi et sans Zack, je me serais effondrée devant les journalistes qui approchaient déjà. D’ailleurs, ceux-ci semblaient décidés à m’interroger mais Zack me redirigea vers le taxi, tentant de m’épargner le plus possible le contact des journalistes vu mon état. Je me retrouvai assise dans le taxi à nouveau presque sans comprendre comment et je fondis en larmes comme lorsque j’avais appris la mort de mes parents. Pourquoi devais-je encore perdre quelqu’un ? Une personne qui m’écoutait lorsque je revenais de mission et qui m’avait permis de réaliser mon rêve ? Pourquoi lui… ? Je n’entendis même pas la destination demandée par Zack. Dans l’immédiat, je me sentais brisée, anéantie. Je me sentais horriblement seule…
Zack ne tenta pas de me consoler, durant ce trajet. Peut-être était-il conscient que certaine peine ne pouvait pas être simplement effacée ? Elles devaient passer toutes seules… Il avait bien connu cela avant moi, après tout. Mais je pleurais toujours doucement lorsque le taxi s’arrêta, je tremblai, et je me sentais sans forces. En plus, je ne connaissais pas la petite rue où nous nous étions arrêtés. Zack m’annonça seulement qu’il vivait ici et que je pourrais m’y reposer loin des journalistes comme des militaires. Encore une bonne attention de sa part, de toute façon, je n’avais pas la force d’aller quelque part par mes propres moyens. J’acceptai donc de descendre, les jambes vacillantes et de me diriger vers son appartement. La nuit était bien tombée, désormais, non sans l’aide de Zack, je gravis les étages jusqu’à son appartement. C’était petit, mais propre et assez bien entretenu pour quelqu’un qui n’était jamais là. Me laissant tomber sur une chaise dans l’appartement, je songeais à ce que je venais d’apprendre, le visage toujours en larme, et l’âme en peine. Je ne pouvais pas admettre que mes discussions avec Patrick Zala lors de mes retours de missions n’auraient plus lieu. D’ailleurs, qu’allais-je devenir, désormais… C’était lui qui avait fait de moi ce que j’étais aujourd’hui… Lui seul…
Je fus tirée de mes songes par Zack qui me tendait un mouchoir, toujours silencieux. Je fus néanmoins touchée par son geste et je saisis le mouchoir pour sécher mes larmes. Je ne devais pas m’effondrer de la sorte, surtout pas en public comme je l’avais fait. Le Président n’aurait pas été fier de moi… Et tout ce que je pouvais encore faire, c’était honorer sa mémoire.

-Je… Je peux utiliser ta salle de bain… ?

Ma voix n’était plus qu’un faible murmure, comme si elle s’était brisée dans ma gorge mais au final, il accepta et je m’enfermai à l’intérieur. J’observai un moment mon visage dans la vitre. Il était complètement défait. J’allais certainement apparaitre dans tous les journaux le lendemain, dans ce triste état. Quelle misère. Mais cela m’affectait à peine en comparaison au drame que je venais d’apprendre… Patrick Zala, mort… ?
D’un geste lent, comme si je ne parvenais plus qu’à bouger au ralentit, je finis par me rincer le visage afin d’effacer les traces de maquillage qui avait coulé à cause de mes larmes. Heureusement que je n’en portais pas beaucoup, ça aurait réellement fait la une, sinon…
La voix de Zack s’éleva derrière la porte, et je lui répondis que ça allait. Il m’annonça qu’il m’avait déposé des vêtements pour me mettre à l’aise derrière la porte. A nouveau, des larmes envahirent mon visage : je n’étais peut-être pas complètement seule, au final…
Entrouvrant la porte, je vis qu’il avait fait ce qu’il avait pu pour me trouver des choses correctes à porter. Il avait trouvé un t-shirt assez large qui pourrait me servir de robe de chambre et un petit short. Après tout, il pouvait difficilement faire mieux : je le voyais mal se travestir tous les dimanches et donc, avoir des tenues mieux adaptées…
Retirant ma robe pour enfiler ceux-là, je finis par sortir de cette salle de bain. Mes mouvements étaient incertains et j’avais l’impression que chaque pas que je faisais était un effort en soit. Il m’attendait dans le salon et me demanda comment je me sentais. Je ne pouvais pas répondre, et je me contentai de secouer la tête en haussant les épaules. Je ne savais pas comment j’allais, c’était vrai. Je me sentais triste, seule et désorientée. Zack le comprit, car il m’indiqua de le suivre et me désigna une chambre. Il ajouta qu’une bonne nuit de sommeil me ferait sans doute du bien et qu’il prendrait le salon pour cette nuit. La chambre me sembla soudainement plus grande, plus oppressante. Elle représentait à elle seule le monde, l’univers, dans lequel j’allais finir seule, sans véritable famille. Cela me donna une fois de plus l’envie de pleurer alors qu’il s’approchait déjà de la porte, ne trouvant visiblement pas les mots qui pourraient me consoler. Y en avait-il seulement ? Mais moi, j’avais une demande à lui faire, et elle s’exprima sous la forme d’un murmure quasiment inaudible.

- Zack… S’il te plait… Reste avec moi…

Il se retourna, visiblement surpris et je parvins à ajouter d’une voix tremblante.

- Je ne veux pas être seule…

Il finit par acquiescer, et doucement, je me couchai dans le lit. Il avait raison, à force de pleurer, je m’étais fatiguée et alors qu’il s’asseyait simplement sur le lit dans l’immédiat, je me permis de poser ma tête sur son épaule. Sa chaleur, sa présence réconfortante, c’était sans doute tout ce qui pouvait atténuer la blessure que j’avais au cœur.

- Merci…

Grâce à lui, j’avais pu échapper aux médias et en prime, je n’allais pas devoir supporter toute cette tristesse seule. Dans l’immédiat, je ne pouvais espérer qu’il ne partirait pas, jamais… Sinon, je serais réellement seule.
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Zack Dylandy
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Posté le: Ven 22 Fév 2013 - 17:39
Sujet du message: Retour à la maison.
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Quelques minutes passèrent pendant que nous étions en train de fumer dehors. Je fis le point sur la situation. Depuis que j’étais monté sur le Destiny, c’était depuis ce moment-là que je pouvais compter es amis proche dans ma vie. Kurz bien qu’épouvantable avec sa sale manie à mettre en rogne tout ce qui l’entoure. Mélissa qui était incroyable tant pour sa répartie que pour son côté masculin. Zessica qui fut un soutien et mon mentor pendant un petit temps et enfin Sheryl qui n’avait jamais su attirer mon attention avant de la rencontrer et de combattre à ses côtés. Alors qu’aujourd’hui, je nourrissais des sentiments particuliers envers elle. De l’autre côté de la rue se trouvait un magasin d’électronique, dont la vitrine était décorée de télévision. Je pouvais voir une journaliste se tenant devant le palais présidentiel. Ne sachant pas ce qu’il c’était passé, je me disais que ce devait simplement être un reportage sur la politique et ne m’en intéressais donc guère cherchant à échapper ne serait-ce que peu de temps à toutes ces histoires. Soudain la porte du restaurant s’ouvrit brusquement laissant Sheryl devant nous la mine grave, au bord des larmes.

- Sheryl ? Il y a un problème… ?


Que c’était-il donc passé à l’intérieur pour que Sheryl soit dans cet état… Son corps trembla comme une feuille, les larmes coulaient le long de ses joues.

- Zala… Ils disent qu’il a été assassiné… !

Alors c’était ça, ce qu’il se passait à la télévision, le désastre de ce matin. Donc toutes les colonies étaient non seulement en peine pour leurs pertes mais également par la mort du président. Je n’en revenais pas, que c’était-il passé ? Mais je ne pouvais me permettre d’être sous le choc. Je devais être fort pour Sheryl je savais très bien ce que représentait le président pour elle.

- Que souhaites-tu qu’on fasse ?

- Il faut aller au palais… Ca ne peut pas être vrai !

- Bien. Mélissa dis aux autres que nous partons. Je vous tiendrais au courant.

Je savais que c’était une très mauvaise idée d’y aller, elle allait se faire plus de mal que de bien. Mais si c’était ce qu’elle voulait alors il fallait le faire. Peut-être qu’en allant sur place, elle accepterait plus vite la mort du président. Et puis je devais avouer que ma curiosité me poussait à savoir ce qu’il c’était passé. Je levais alors la main voyant un taxi arrivé. En temps normal je ne l’aurais pas pris au vu du nom « Taxi Konnart » mais dans l’urgence, il ne fallait pas faire le difficile. J’ouvris la porte à Sheryl afin qu’elle puisse vite prendre place dans le véhicule.

- Au palais présidentiel. Vite !

A peine la porte fermée, nous pûmes sentir la voiture démarrer au quart de tour. Je crus que l’avant c’était soulevé. Sheryl était encore en pleure et cela ne s’arrangea pas lorsque le chauffeur, dixit Thomas fit une bourde. La sentant sursauté et pleurer de plus belle, je serais l’épaule du chauffeur en lui faisant un signe de tête. Il comprit son erreur et n’ouvrit plus la bouche durant tout le voyage. Je venais de comprendre le jeu de mot avec le nom de la firme de ce taxi. Je pris alors doucement la main de Sheryl cherchant à la réconforter et caressais le dos de sa main à l’aide de mon pouce. Une fois arrivé à destination, nous sortions du taxi et à peine dehors Sheryl se dirigea vers les grilles. Tandis que je réglais la note au chauffeur, je remarquais la scène qui se passa à quelques mètres de moi.

- Personne ne rentre, mademoiselle, je suis désolé.

Seconde gourde de la soirée… ça allait vraiment mal se passer.

- Ne bougez pas, on arrive.

- Vous m’avez bien regardée ? Vous avez vu qui je suis ? Je veux entrer et savoir ce qui se passe !

- Mademoiselle Nome, avec tout le respect que je vous dois, il n’y a pas grand-chose de plaisant à voir là-dedans ! Le président Zala a été assassiné ainsi que tous ces gardes ! Vous ne pouvez pas rentrer… !

- C’est… Je ne… Je ne vous crois pas !

Si nous étions dans l’un de ces dessins animés, nous aurions pu voir la colère de Sheryl à travers la déformation et la destruction du décor ainsi que par une aura rouge de rage ressemblant à du feu. Elle voulut tenter de passer de force. Mais dans son état elle n’aurait rien su faire et l’un des gardes essaya de la maîtriser. Une montée d’adrénaline me fit avancer plus vite et alors qu’il allait poser la main sur elle, je l’attrapais par le col et le fit reculer. Avant même qu’ils ne puissent tenter une folie, je leur tendant mes papiers militaire au nez. Voyant l’état dans lequel elle était j’étais fou de rage des intentions des deux gardes, leur adressant un regard noir, je me demandais comment pouvait-on être aussi con. Je me demandais même si la firme de l’autre taxi ne fournissait pas en garde.
Je tins alors Sheryl comme je le pus essayant de faire en sorte qu’elle ne fasse pas un flop dans les médias et l’installa très rapidement dans le taxi. Sur quelques mètres à peine je dus faire reculer des dizaines de caméras. Une fois dans le véhicule je tendis un nouveau billet au chauffeur et lui donnait mon adresse. Il fallait qu’on se repose et ni les médias, ni l’armée ne devait la voir dans cet état. Sur le chemin, je la laissais tranquille. Il faut un moment à tout et le moment de la laisser pleurer, crier était venu. Une fois en face de l’appartement, dans la ruelle sombre, le taxi s’arrêta et Sheryl releva la tête.


- Où sommes-nous ?

- Je t’ai amené chez moi, tu pourras être au calme ici.

Nous sortions alors tout deux du véhicule et celui-ci ne tarda pas à partir. Rentrant alors dans le bâtiment, j’aidais Sheryl à gravir les marches. Elle semblait faible et fatiguée. Une fois la porte ouverte, elle avança toute seule dans l’appartement et se dirigea vers la table à manger et se laissa tomber sur une chaise pleurant encore la mort de son parent adoptif. Pendant ce temps je fermais la porte et déposais les clés dans le réceptacle sur une petite tablette de bois. J’allumais alors les dernières lumières pour qu’on puisse voir correctement dans cet appartement et déposais ma veste sur un cintre accroché au porte manteau. J’attrapais par ailleurs un paquet de mouchoirs et le tendis à Sheryl. Pour l’instant c’est tout ce dont elle avait besoin.

- Je… Je peux utiliser ta salle de bain… ?

- Bien sûr, fais à ton aise.

Je songeais alors à ce qu’il venait de se passer… Le président Zala mort. Quel enfant de put*** avait pu faire ça pendant un moment aussi tragique qu’était cette bataille. J’entendis alors le verrou de la porte mais n’y prêtai pas attention. Je me dis alors qu’elle voulait peut-être se mettre à l’aise et qui sait peut-être se reposer après cette dure épreuve. Je me dirigeais alors vers l’armoire de ma chambre fouillant dans les affaires après un vêtement qu’elle pourrait porter pour dormir. Je pris l’un de mes boxers ainsi qu’un t-shirt assez large venant de ma formation militaire. Le t-shirt que tous les nouveaux recevaient pour porter aux entrainements. Cela me rappela certains souvenirs. Certains bons d’autres moins bons. C’est alors que le verrou m’inquiéta. J’accouru jusqu’à la porte de la salle de bain et y frappa.

- Tout va bien ?

- Ca va.

- Je t’ai laissé des affaires près de la porte. Si tu as besoin de quoi que ce soit n’hésite pas.

Sur le temps qu’elle me rejoigne au salon, je m’étais servi un verre de whisky et j’essayais de comprendre la situation. Qui avait bien pu orchestrer tout ça… Je n’osais pas allumer la télé de peur que cela ne fragilise encore plus Sheryl. Voyant qu’elle chancelait en marchant, je me compris qu’elle devait absolument se reposer. J’attrapais alors sa main et la fit venir avec moi jusqu’à la chambre.

- Tu dormiras dans la chambre. J’irai sur le canapé.

Enfin nous nous trouvions dans la chambre et bizarrement on aurait dit qu’elle semblait perdue, effrayée par la chambre elle-même. Je ne savais que dire à ce moment-là, il fallait de toute façon qu’elle se repose et qu’elle se calme. Je me dirigeais donc vers la porte, voulant rejoindre le salon et mon verre.

- Zack… S’il te plait… Reste avec moi…

Je me tournais alors vers elle. M’a-t-elle réellement dit ça ?

- Je ne veux pas être seule…

- Bien disais-je tout bas.

Je la rejoignais alors. Elle se coucha dans le lit tandis que je m’asseyais dessus de l’autre côté. Pourquoi disait-elle qu’elle est seule ? Nous étions tous avec elle, nous sommes tous avec elle. Tous ses proches, tous ses amis sont là avec elle dans cette tragédie et même sans cette dernière, nous sommes tous là pour elle.

- Merci…

Ce mot me fit un pincement au cœur et me réchauffa tout à la fois. La voir dans cet état me mettais mal à l’aise mais savoir que j’étais un réconfort pour elle me faisait plaisir. J’étais sûr de compter pour elle. J’attendais qu’elle s’endorme enfin pour pouvoir la coucher confortablement dans le lit. Je voulais absolument savoir ce qu’il s’était passé. Je quittais alors discrètement la chambre afin de rejoindre le salon. Le temps de visionner la rediffusion du reportage et d’en savoir un peu plus, j’eu fini mon verre. Peu de temps après avoir envoyé des nouvelles à Mélissa, je reçu de sa part un dernier message.

To : Mao Mélissa
Enterrement du président demain à 10h30.
Rendez-vous au cimetière.


Ma réponse fut aussi courte pour confirmer notre venue mais aussi pour prévenir que j’allais passer le lendemain au vaisseau et demandais à Mélissa de bien vouloir préparer dans un sac, les affaires de Sheryl afin qu’elle se change.

La nuit fut très courte et dont nombres de minutes où je faisais aller-retour du salon à la chambre afin de m’assurer que tout aille bien. Je fini par dormir dans le salon. J’avais mis le réveil, il valait mieux pour elle qu’elle se repose le plus possible. Très tôt au matin donc, je pris la moto dans le garage en bas de la rue et pris la direction du vaisseau afin de récupérer les affaires de Sheryl. Il ne me fallut qu’une heure pour effectuer cette commission. J’avais laissé des instructions sur le frigo au cas où Sheryl ce serait réveillée. Heureusement pour moi ce ne fut pas le cas. Je ne savais pas si elle allait m’en vouloir si elle se rendait compte que je l’avais laissée seule pour dormir et pour aller chercher ses affaires. Voyant qu’il me restait encore un peu de temps avant l’heure de la réveiller, je m’installais au fourneau afin de préparer un petit déj revigorant.
Peu de temps après, me mouvant sur la pointe des pieds, je me dirigeais vers la chambre. Lentement j’ouvrais les volets afin de ne pas la réveiller brusquement. Une fois la pièce doucement baignée de lumière, je vins me tenir à ses côtés, caressant le côté de son visage.

- Hey… on a une longue journée. Il faut se lever.

J’espérais vraiment qu’elle se soit calmée et reposée car aujourd’hui allait être dur. C’était le dernier adieu, le jour de l’enterrement. Nous allons être tous réuni autour de cette homme qui a fait tant pour les colonies que ce soit bénéfique ou non. J’espérais vraiment qu’elle allait tenir le coup mais quoi qu’il en soit je serais toujours là pour elle. Je sais ce que ça fait de perdre ses parents. Tout comme elle je suis passé par là moi aussi. Mais c’était il y a fort longtemps, la douleur elle-même est fort loin maintenant.
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Posté le: Sam 23 Fév 2013 - 23:52
Sujet du message: Retour à la maison.
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Tout se passait merveilleusement bien, tout le monde était confortablement assis autour d'une table bien placée. John ne pouvait nier que voir ses pilotes ainsi heureux de se retrouver autour d'une table autre qu'une du mess de l'Enterprise lui donnait le sourire. Toutefois, ce paisible moment n'allait pas durer. En effet, lorsqu'un de ses subalternes décida de regarder les nouvelles télévisées, il transmit la mauvaise nouvelle. Un verre se brisa, les visages pris de stupéfaction, de terreur, d'incompréhension. Le haut-gradé se retourna alors pour constater la terrible annonce : Zala assassiné.
D'une seconde à l'autre, ses regard habituellement calme se transforma en regard plein de soupçons et de rancoeur. Sans prononcer un mot il sortit quelques billets qui devraient largement couvrir les apéros commandés et tout en les laissant tomber sur la nappe, il ouvrit le portable et d'une pression, il composa un numéro. Il sortit en vitesse, ne se souciant pas des réactions de ses pilotes.


-Ghost ! C'est quoi ce bordel ?

Dit-il en quittant la rue au pas de course.

-Je ne comprends rien ! On avait la propriété sous contrôle ! Je
-Il n'y a pas d'excuse ! Qu'est-ce qu'on a ?
-Rien absolument rien !
-Contacte Heavy, Frost et Woods. Au QG immédiatement !

Il raccrocha sans plus attendre en prit la droite. Il n'arrêtait pas de courir, il devait retourner au quartier général le plus rapidement possible. Toutefois, courir habillé d'un costume n'était pas toujours la plus simple des chose aussi décida-t-il d'abandonner le veston sur le trottoir. John tourna à gauche. Encore trois-cents mètres et il serait arrivé.
Qui ? Qui aurait pu faire ça ? Les intentions ne l'intéressaient pas, ce qui l'intriguait était que pour assassiner le président dans sa propre demeure, il fallait des ressources accessibles qu'à de riches privés ou à un groupe de mercenaires vraiment bien préparés. Une nouvelle puissance voulait-elle marquer son arrivée ? Dans ce genre de situation, un président par intérim replace le défunt jusqu'aux prochaines élections. La procédure voudrait que les services secrets le mette en sécurité. C'est ce qui devrait être fait.
A l'entrée du QG, il présenta le mot de passe, s'abaissa légèrement pour passer le scan rétinien et enfin il pénétrait les bureaux de la FSRR.


-Capitaine, votre unité vous attend dans la salle de briefing trois !

Sans répondre il s'y rendit.

-Price !
-Le commandant a déjà donné des instructions. L'équipe York va se rendre au bâtiment présidentiel.
-Pourquoi vous nous avez fait venir ?
-Mes obligations de commandant d' l'Enterprise m'imposent de retourner sur le vaisseau. Toutefois, je vous demande de rester prêts. Si c'est la CTA qui est à l'origine de tout ça, mon vaisseau risque d'être envoyé sur Terre pour repérage. Si jamais une intervention au sol serait nécessaire, je vous veux avec moi.
-Vous n'avez pas de soldats ?
-Je leur fait entièrement confiance derrière leurs commandes mais je ne suis pas certain qu'ils connaissent le véritable merdier qu'est un champ de bataille sans armure.
-On prépare nos affaires ?
-Prenez juste le matériel tactique. Des armes se trouvent déjà sur le croiseur. Attendez-mon signal.
-Compris.
-Bien chef.
-Et pour le commandant ?
-J'aurai votre décharge. En attendant, je vais vite réunir mes pilotes et voir ce qu'ils savent faire avec un flingue à la main et un détonateur sur la hanche.
-Vous n'attendez pas que les obsèques soient passées ?
-Juste, Nome était proche de Zala...
-Elle est dans l'armée, elle sait qu'il n'y pas la place pour les sentiments quand une mission est donnée.
-Elle reste quand même humaine, vous ne pouvez pas lui imposer ça, capitaine.
-C'est une tireuse d'élite, elle peut être utile.
-J'en suis un aussi, et un des meilleurs, je peux bien la remplacer ? Et aucune mission n'est encore donnée.
-Et qui te remplacera ?
-Peut-être Dylandy. Je vous dis, je vais voir ce qu'ils savent faire. Je leur communiquerai toutes les infos au cimetière, demain.
-Vous êtes sûrs d'être envoyé sur Terre ?
-Je connais le système, ils vont soupçonner la coalition et les services de renseignements ont sûrement déjà repéré des actions suspectes.

Price jeta un regard sur sa montre.

-Je dois y aller, préparez vos paquetages.
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Sheryl Nome
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Posté le: Dim 24 Fév 2013 - 18:53
Sujet du message: Retour à la maison.
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Je me sentais un peu moins seule au moment de m’endormir, c’était peut-être pour cela que mon sommeil ne fut pas secoué de terribles cauchemars. Ou peut-être simplement car j’étais trop épuisée, trop vidée de mon énergie que pour pouvoir rêver… ?
Difficile à dire, mais mon sommeil semblait pourtant bien léger, car j’entendis distinctement des bruits de pas dans la chambre. Je m’étais réveillée à l’approche de Zack et aussitôt, je sentis le poids de la mort du Président Zala charger à nouveau mes épaules. Si je n’avais pas su me contrôler, je me serais aussitôt remise à pleurer. Mais je parvins à résister à cette envie qui n’aurait mené à rien…
Déjà, il ouvrait les tentures et je dû plisser un instant mes yeux, le temps qu’ils s’habituent à la lumière ambiante. Ce fut rapide, et je les ouvrais à nouveau lorsqu’il annonça :

- Hey… on a une longue journée. Il faut se lever.
- Une longue journée… ?

J’avais pourtant dû dormir de longues heures mais rien à faire, je ne me sentais pas du tout en forme, que ce soit pour me lever ou pour faire quoi que ce soit d’autre. Néanmoins, j’allais changer d’avis lorsque Zack m’apprit que l’enterrement du Président aurait lieu aujourd’hui.

- Ah…

Cette exclamation, un peu étouffée s’était péniblement échappée de mes lèvres. Ce serait le dernier adieu que je pourrai faire à cet homme qui m’avait sauvée de la misère et de la tristesse lorsque mes parents étaient morts pour le bien des colonies. Je devais m’y rendre, ne serait-que ce pour l’honorer une dernière fois. Néanmoins, mon esprit se remettait en marche et je me sentis alarmée.

- Je n’ai aucune tenue adaptée à un enterrement…

Encore une fois, Zack me surprit en annonçant qu’il s’était arrangé avec Mélissa et qu’il avait été me chercher une tenue, ce matin. Il avait dû se lever très tôt pour cette attention…

- Merci, Zack.

Je lui accordai un faible sourire de remerciement. Je devais être bien triste à regarder, dans cet état. Mais il ne semblait pas s’en préoccuper et m’annonça même qu’il avait préparé un petit déjeuner. En réalité, je n’avais absolument pas faim. Je ressentais comme un poids au niveau de l’estomac et ma gorge était comme serrée. Je ne savais pas si je pourrai manger mais je devais au moins essayer, ne serait-ce que pour remercier Zack de ses efforts. Me demandant très sincèrement si mes jambes pourraient me porter, je fis l’effort de m’avancer sur le bord du lit et me redressai. Oui, je tenais debout. Du moins, c’était le cas aujourd’hui. Mais dans cette guerre, il était impossible de savoir combien de temps cela durerait…
Suivant finalement le pilote du Toruk dans la pièce voisine, nous primes là-bas notre petit déjeuner. Enfin, dans mon cas, je ne fis que tourner lentement ma fourchette au-dessus de mon assiette, picorant plus que je ne mangeais réellement mais je finis néanmoins le peu de nourriture que j’avais prise. Au moins, le garçon qui m’observait, comme s’il craignait que je ne me brise comme du verre, sembla rassuré de me voir manger un peu.

- Je te remercie pour le repas… Tu as dû te lever très tôt pour préparer tout ça.

Il acquiesça, et ne je pus m’empêcher de me dire que j’avais beaucoup de chance d’avoir rencontré une personne aussi sincère et juste que lui. J’aurais voulu lui faire part de ce compliment mais une sonnerie retentit dans l’appartement et il me fallut un moment pour l’identifier : la sonnerie de mon portable.

- Qu’est-ce que…

Parvenant à trouver mon sac à main à temps, j’en sorti finalement le petit appareil avant de décrocher en ayant uniquement eu le temps de distinguer un nom : Diana.
C’était le nom de la personne qui m’avait aidée dans ma carrière, depuis ses débuts avec bien entendu Patrick Zala. Elle avait toujours été en mesure de me soutenir mais également de me pousser à me surpasser et à entendre le bruit qu’il y avait de son côté, elle téléphonait depuis un endroit assez peuplé.

- Sheryl ? Comment vas-tu ma chérie… ?
- Ça va. Je suis désolée pour hier soir… J’ai dû te causer des problèmes, je suppose.

C’était elle qui gérait toujours ma carrière après tout et le petit scandale de la veille devant le palais présidentiel n’avait pas dû paraitre inaperçu devant les médias.

- Les meubles ont pu être sauvés. Heureusement, les journalistes ont pris peu d’images de toi dans cet état grâce à ton garde du corps. Tu pourras le remercier.
- Mon… garde du corps… ?

Il me fallut un moment pour comprendre ce qu’elle voulait dire et surtout, de qui elle parlait !

- Ah, Zack. Oui, il m’a été d’une aide précieuse…
- Zack… ? Enfin soit, je n’ai pas beaucoup de temps. Je suppose que tu seras à l’enterrement, tout à l’heure ?
- Oui, bien sûr.
- Nous nous y verrons donc. A tout à l’heure, Sheryl. Ne fais rien d’idiot concernant les médias d’ici là !

Elle raccrocha avant que je puisse répondre et je posais mon portable sur la table. Devant le regard interrogatif du major, je lui répondais par un sourire qui n’effaçait peut-être pas la tristesse de mon visage mais qui avait au moins le mérite d’être sincère. Le remercierai-je un jour suffisamment ? Je n’en savais rien, mais il était grand temps d’aller me changer, comme il me le fit remarquer et je me dirigeai donc à nouveau vers sa salle de bain. Mon cœur était encore chargé de peine, mais une motivation nouvelle me gagnait car je savais qu’aujourd’hui, j’allais dire au revoir pour la dernière fois à une personne qui avait beaucoup comptée pour moi. Je me devais d’être parfaite et je m’empressai donc de prendre une douche avant de me préparer consciencieusement. Mélissa m’avait choisie une robe noire, jolie et classe mais sans chichi. Une tenue parfaitement adaptée à un enterrement, en somme. Finissant par l’enfiler, ainsi que les escarpins noirs qui allaient avec, j’ajustai finalement ma coiffure. Le miroir me renvoya une image assez satisfaisante. Heureusement, mes heures passées à pleurer hier n’avaient pas trop affecté mon visage. Satisfaite, je sorti de la salle de bain, m’excusant auprès de Zack de l’avoir fait attendre. Il me répondit que ça en valait la peine avec un sourire et j’acceptai ce compliment silencieusement.
Je le vis saisir des clés sur une table et je le suivis hors de son appartement. Il s’était bien rendu compte que ma tenue ne permettrait pas de voyager avec sa moto et il m’emmena vers un petit garage au bout de la rue qu’il ouvrit. A l’intérieur se trouvait ce que j’identifiai comme étant une très vieille voiture sportive, de couleur noire. Un modèle d’avant l’ère de la colonisation ? C’était possible ?
Il m’avoua qu’il en était très fier et qu’il l’avait entièrement restaurée lui-même. Apparemment, quand il s’investissait dans quelque chose, il ne laissait pas tomber facilement. Il m’invita à prendre place et m’ouvrit même la portière. Une fois assise à l’intérieur, je le vis faire le tour et s’asseoir à la place du conducteur. C’était encore une clé à l’ancienne qui permettait de démarrer le véhicule et ce dernier fit un bruit qu’aucune voiture actuelle ne faisait plus.
Doucement, nous partîmes du garage qui se referma derrière nous et je vis la route défiler à travers la vitre. Comment avait-on pu en arriver là… ?
Mes parents avaient disparus ensemble, dans la destruction d’un croiseur de notre alliance lors d’une attaque éclaire. C’était la guerre qui l’avait voulu, bien qu’à cette époque, elle n’était pas encore officiellement déclarée. J’étais l’une des premières Coordinatrice à perdre des membres de sa famille dans ce qui deviendrait bientôt l’une des pires guerres de l’histoire de l’humanité. Et voilà qu’aujourd’hui, c’était le Président lui-même qui se faisait abattre dans des circonstances tout aussi mystérieuses et dramatiques…
Je n’avais plus de famille désormais, mais des amis sur qui compter. Et au moins, sur eux, je pouvais veiller. Jetant un regard vers Zack, je ne pus m’empêcher de penser que je devais à tout prix veiller sur lui… Car il était bien plus qu’un ami.
Il m’indiqua que nous étions bientôt arrivés. En effet, je voyais déjà le cimetière sur ma droite… Remplie presque à perte de vue de croix blanches, plantées dans le sol, là où dormait à jamais un coordinateur ayant perdu la vie. Pour la plupart, la guerre en était l’unique raison…

Finalement, je pus distinguer au loin un grand nombre de personnes et je sus que c’était là que nous allions nous arrêter. En effet, le véhicule fut bientôt stationné parmi beaucoup d’autres et je me réjouis au moins de constater qu’il n’y avait ici aucun média. D’ailleurs, le cimetière semblait surveillé par des gardes pour l’occasion et je distinguai ici des dizaines de têtes connues. Des ministres, des militaires, des personnalités importantes, toutes vivantes sur ces colonies spatiales… Ouvrant finalement la porte, je sortis de la voiture, Zack ayant rapidement fait le tour pour m’accompagner, comme s’il craignait de me voir m’écrouler. Lui-même avait fait des efforts vestimentaires. Il était élégant et avait une apparence noble dans ce costume. Lui aussi, il rendrait un bel hommage au Président Zala. Ensemble, nous avançâmes vers la masse de personne rassemblée là. Je vis au loin Kurz, Mélissa et même le capitaine Price mais déjà, un homme entamait un discours, et toutes les personnes présentes, placées devant la tombe se tournèrent dans cette direction. Un silence parfait touchait la foule, si on excluait quelques pleurs. Moi-même, je peinais à résister à ma tristesse, mais je ne voulais plus céder, plus pleurer. Je devais être forte, à l’instar de l’homme à qui tous ces gens rendaient un dernier hommage. Les discours se succédèrent, chaque personne allant ensuite déposer une rose sur le cercueil qui servirait de dernière demeure à Zala. Je n’avais pas eu l’occasion de réviser un discours, mais mon tour ne tarda pas à venir, et tous attendaient probablement que je dise quelques mots. Je vis même Diana dans la foule. Dommage, elle n’avait pas eu le temps de me dire comment agir. Ce n’était pas grave, je préférais largement parler avec mon cœur, aujourd’hui. Saisissant une rose à mon tour, je m’avançais près du cercueil où se trouvait également un micro pour ceux qui désiraient parler. J’essayai alors de me donner une contenance et me mit à parler d’une voix aussi audible que je le pouvais, la tristesse l’altérant néanmoins légèrement tout comme mes heures passées à pleurer, la veille.

- Je vois ici beaucoup de personnes rassemblées aujourd’hui. Des collègues de notre cher président Patrick Zala, mais également des amis, des membres de sa famille, des rivaux ou simplement des soldats et habitants des Plants qui le respectaient et qui voyait en cet homme notre salut à nous, coordinateurs.

Ma voix semblait se stabiliser alors que je parlais. Je gagnais également de l'assurance, mon cœur me dictant chaque mot.

- Dans la vie de chacun d’entre nous, il a occupé une place importante. Pour la plupart, il représentait l’espoir qu’un jour, notre peuple puisse vivre sans se soucier de la colère et de la jalousie des naturels à notre égard. Pour moi… Patrick Zala était comme un père.

Je dû faire une pause, sentant l’émotion me gagner mais je me dominais suffisamment que pour ne pas fondre en larmes devant tous ces gens.

- Aujourd’hui, si chacun d’entre vous sais qui je suis, c’est grâce à lui. C’est grâce à l’attention qu’il a su me porter lorsque je pensais être seule à jamais. C’était un don, chez cet homme. Il savait repérer le potentiel de chaque personne qui l’entourait, et l’exploiter du mieux possible. C’est grâce à ce don qu’il a su faire de nous le peuple remarquable que nous sommes aujourd’hui. C’est grâce à lui si nous avons pu conserver notre indépendance, grâce à lui si nous avons résistés jusqu’à aujourd’hui, fondant ainsi des bases solides qui pourront profiter à nos générations futures. Néanmoins…

Mon discours se chargeait en émotion et je sentais que le public m’écoutait désormais entièrement. Non pas par obligation mais bien par intérêt. Mon regard croisa celui de Diana qui semblait me soutenir.

- Néanmoins, cet homme a été privé de sa vie avant d’avoir pu finir sa mission, sa destinée. Et aujourd’hui, je me fais la promesse solennelle que je me battrais pour que ses rêves soient exhaussés. Notre devoir à nous, tous, c’est de finir ce que cet homme qui nous a tant apporté avait commencé. Ainsi, s’il nous voit de là où il est, il saura que sa vie et ses actes n’auront pas été vains ! Il saura que le peuple en qui il croyait a gardé espoir. Il saura que nous avons continué à défendre notre patrie, nos familles et les générations à venir.

Cette fois-ci, une larme unique coula sur ma joue. Tant pis pour le contrôle absolu, mais au moins, ça prouverait ma sincérité. Remerciant le public d’un bref salut de la tête, je m’avançai vers le cercueil et déposait à mon tour la rose sur la surface plane de bois précieux.

*Reposez-vous bien… Je prends le relais…*

Je revins ensuite vers les gens rassemblés là, prenant place près de Zack qui m’adressa un regard où je cru lire la fierté et la satisfaction. Il me murmura un compliment et je lui répondis par un hochement de tête. D’autres personnes s’avancèrent. Je distinguai même Cinna, mon styliste personnel ainsi que mes préparateurs. Le capitaine Price qui prononça quelques mots et même l’actuel Président des Plants, Gilbert Durandal. J’avais assez discuté avec Patrick Zala au cours de son règne que pour savoir que je me montrerai toujours méfiante envers lui. Néanmoins, il promit dans son discours qu’il ferait son possible pour retrouver les assassins de son prédécesseur et sur ce point-là, je n’allais pas le blâmer. Au final, le cercueil fut recouvert de fleur magnifique, et la mise en terre eut lieu. Alors que l’ultime demeure de Patrick Zala descendait lentement vers le sol, tous les militaires qui se trouvaient dans le cimetière le saluèrent une dernière fois. Je ne vis personne ignorer cette coutume et moi-même, ma main s’était levée par pur réflexe tant je respectais cet homme. Alors que le cercueil disparaissait dans le sol, ma force de caractère m’empêchant de pleurer, de tristes pensées m’envahirent encore. J’eu l’impression de revoir brièvement l’enterrement de mes parents, et aussitôt, je me dis que plus jamais les naturels ne me priverait d’un être cher. Je me montrerai sans pitié s’il le fallait, mais je pouvais jurer qu’ils périraient de mon fusil avant d’avoir pu mettre la vie de Zack, de Mélissa, de Kurz ou de qui se soit d’autre en péril. Finalement, l’enterrement s’acheva comme il avait commencé, sur un fond de silence et de tristesse, et nous mirent ensemble fin à notre ultime salut respectueux.
Les gens commencèrent alors à se disperser. Et je vis Diana venir vers moi, accompagnée de Cinna, d’Effie, Varus et Seneca. Ils étaient tous mes amis en plus d’être des éléments clés de ma carrière et c’est Cinna qui m’adressa la parole en premier. L’homme à la peau légèrement mate et au regard profond m’adressa même un sourire apaisant.

- Tu as été formidablement courageuse, Sheryl.
- Oui, tu m’as fait pleurer comme une madeleine durant ton discours.
- Tu as changée…

C’était Diana qui en était venue à cette conclusion et elle jeta un regard vers Zack. Je la connaissais assez bien que pour savoir qu’elle l’évaluait. Elle n’était pas idiote, et j’étais certaine qu’elle tentait de savoir s’il était quelqu’un de bien pour moi. Diana avait toujours eut la fâcheuse tendance de me materner bien qu’elle n’ait que quelques années de plus que moi.

- Je vous remercie pour ce que vous avez fait pour Sheryl, hier soir. Si j’avais su qu’elle était rentrée, je me serais arrangée pour être là pour elle…

La réponse de Zack sembla satisfaire mon manager qui lui répondit simplement.

- J’espère que vous veillerez sur elle lorsque je ne serais pas là pour le faire. Même si apparemment, elle se débrouille mieux qu’avant par elle-même.

J’étais prête à rétorquer que je pouvais me débrouiller par moi-même lorsqu’elle me jeta son habituel regard désarmant.

- Prend soin de toi, Sheryl. Je suppose que tu n’auras pas le temps de passer me voir avant de repartir, mais vient me voir au studio la prochaine fois que tu reviendras.

J’acquiesçai, saluant ensuite le petit groupe qui repartit vers les véhicules. Ce fut alors au capitaine Price de venir nous saluer. Mais comme je m’y attendais, s’il m’adressa quelques paroles de réconforts, il était là pour le travail avant tout. Il nous apprit ainsi qu’une mission allait bientôt nous être affectée et que nous serons peut-être chargés de combattre au sol.
Voilà quelque chose dont je n’avais pas particulièrement l’habitude, mais j’avais néanmoins pu faire mes preuves dans ce type d’opérations sous les ordres de Shiho. Zack écoutait attentivement ce que nous disait Price et ce dernier finit par préciser que si je désirais du temps pour me remettre, il pourrait m’accorder une permission spéciale de plusieurs jours. Ma réaction fut aussi vive que réfléchie.

- Hors de question, je viens.

Il sembla surpris et je lui expliquai aussitôt la raison de ma décision.

- Mon discours n’était pas là simplement pour faire remonter ma cote de popularité. Je pensais tout ce que j’ai dit et je suis prête à me battre jusqu’au bout et au mieux de mes capacités, mon capitaine. J’aimerais réellement participer !

Il sembla surpris mais finis par acquiescer. Il nous indiqua alors d’être présents à bord dans quatre heures tout au plus avant de s’éloigner. L’ordre de rallier la Terre arriverait si rapidement ? Tant pis, je serais prête. Je n’avais qu’une seule chose à faire avant de quitter cet endroit.

- Zack, ça te dérange si je me recueille sur la tombe de mes parents, avant de partir… ?

Bien entendu, jamais le garçon n’aurait pu me refuser quelque chose comme ça. Et en plus, nous étions sur place, après tout… Je me retournai pour prendre cette direction lorsqu’à ma grande surprise, je vis le Président Durandal qui s’avançait vers moi. Il me salua poliment et je fis de même, surprise.

- B-Bonjour…

Il jeta un regard vers Zack qui comprit visiblement et s’éloigna de quelques pas. Que me voulait-il, lui aussi ?

- Votre discours était impressionnant, mademoiselle Nome. Vous l’aviez fait par avance ?
- Non. Mais je connaissais assez bien Patrick Zala que pour pouvoir parler aisément de lui.
- Je suppose que vous l’aimiez beaucoup.

Pourquoi me sentais-je aussi mal à l’aise en la présence de cet homme. Sa voix était douce, presque bienveillante et il me souriait gentiment. Pourtant, j’avais l’impression que quelque chose n’allait pas. Peut-être parce que Patrick Zala en avait déjà sous-entendu du mal ? Ou était-ce là une sorte d’intuition ? En tout cas, je restais silencieuse à cette demande et il ajouta, sur un ton serein :

- Je ne peux pas vous accorder beaucoup de temps, dans l’immédiat. La mort de notre très regretté président Zala fait que je dois gérer une quantité impressionnante de travail. Mais peut-être qu’à l’avenir, nous serons amenés à devoir travailler ensemble comme vous le faisiez pour mon prédécesseur. Pourrais-je compter sur vous ?

Ainsi, il me demandait s’il pouvait disposer de mon image et de ma voix pour soutenir ses décisions comme Patrick le faisait avant lui. Voilà qui me laissait perplexe. Mais après tout, je venais de faire une promesse il y a moins d’une heure. Je n’avais qu’à m’en tenir.

- Si c’est pour le bien des Plants et des colonies où nos semblables vivent, vous aurez mon soutien.

Ma réponse était clair, et je su aussitôt que Durandal l’avait comprise. J’étais prête à soutenir le gouvernement des Plants pour le bien de notre peuple et pas pour soutenir une quelconque carrière politique. Certes, mon appui avait été plus fort que jamais avec Patrick Zala, mais ça ne serais jamais plus pareille. Mais encore une fois, le nouveau président du conseil sembla se contenter de cette réponse un peu vague.

- Très bien. Je vous remercie. Soyez prudente jusqu’à notre prochaine rencontre, mademoiselle Nome…

Me saluant d’un signe de tête, il s’éloigna vers une voiture noire sans doute blindée qui l’attendait un peu plus loin. L’endroit était presque totalement vide désormais et Zack ne tarda pas à revenir près de moi. Il semblait un peu curieux, et je lui répondis en haussant les épaules.

- Il voulait savoir s’il pourrait disposer du même soutien que j’offrais à Zala. Je lui ais dis que je soutiendrais le gouvernement des Plants tant qu’il agirait pour le bien des nôtres.

Sur cette réponse qui sembla satisfaire Zack, nous primes la direction de la tombe de mes parents. Elle était plus loin, perdue au milieu de toutes les autres mais malgré les années, je pu la retrouver aisément. Elle était là, sous mes yeux. La sépulture sur laquelle deux noms étaient inscrits : Lynn et Hayden Nome.

- Bonjour… Papa, maman…

La pierre était propre, cela me surprit car mes parents n’avaient plus que moi. Qui avait bien pu venir l’entretenir durant mon absence… ? Zack était resté un peu en retrait, comme pour me laisser une certaine intimité. Toutes ces attentions envers moi me touchaient droit au cœur, et je ne savais pas encore comment je pourrais l’en remercier. Si ma mère avait encore été là, elle aurait certainement eut une idée. Je n’avais pas pensé à prendre des fleurs pour eux, cette fois, avec tous ces événements… La prochaine fois, je devrais absolument y penser.

- Je reviendrais vite… !

Doucement, je m’accroupissais pour caresser la pierre froide de mes doigts. C’était une façon de leur dire au revoir, même si c’était sans doute idiot. Après quelques minutes, je revins vers Zack qui m’emmena alors vers la voiture. Quelque chose me vint néanmoins à l’esprit alors que nous marchions.

- Il n’y a personne… Que tu aimais ici ?

Il me répondit que non. Visiblement, sa famille avait la Terre comme ultime demeure, et je ne pus m’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Ces colonies étaient notre chez nous et si je le désirais, je pouvais me reposer sur la tombe de mes proches chaque jour. Zack par contre, n’avait certainement pas pu le faire depuis des années… Si seulement nous pouvions également nous implanter solidement sur Terre, nous aussi…

- J’aurais aimé rencontrer tes parents. Ça devait être des gens vraiment biens.

Cette remarque sembla le surprendre et je lui adressai un sourire doux.

- Oui, sinon tu n’aurais pas été comme tu es aujourd’hui.

Pour la première fois aujourd’hui, c’était moi qui lui avais accordé un compliment et il sembla touché de cette réflexion. Silencieusement, nous regagnâmes son véhicules et nous reprîmes la direction de son appartement. Nous avions des affaires à y récupérer et dans moins de trois heures, nous devions à nouveau être à la base. Mon paquetage fut vite réalisé, vu que je n’avais qu’une robe à emmener en plus de quelques affaires glissées par Mélissa dans le sac que Zack avait transporté ce matin. Mais il ne fut pas plus long que moi. Bien vite, nous étions prêts et nous repartîmes vers l’Enterprise…
Le chemin retour me sembla infiniment court. Et dire que la veille, à cette heure-ci, j’étais heureuse de pouvoir profiter quelques heures plus tard d’un repas avec mes amis. Aujourd’hui, je me sentais indécise. Certes, j’avais pris des décisions et je savais ce que je voulais faire, mais comment les choses évolueraient-elles ? Je ne pouvais pas le savoir, d’aucune manière. La voiture finit par s’arrêter, et Zack arrêta les vrombissements du moteur. Visiblement un peu anxieux, il me demanda si je me sentais prête à y retourner et j’acquiesçai aussitôt.


- Je ferais de mon mieux. De toute façon, maintenant, les personnes qui comptent le plus pour moi voyageront toujours à mes côtés.

Sur cette déclaration à peine voilée, je descendis du véhicule. Zack me suivit de près, et nous repartîmes vers le croiseur qui nous emmènerait certainement bientôt sur Terre. Je ne savais pas encore en quoi consisterait notre prochaine mission, mais j’étais certaine d’une chose : jamais plus je n’éprouverai de la pitié pour un naturel. Ils m’avaient pris trop de choses et même si aujourd’hui, on ne pouvait pas assurer que l’assassinat avait bien été organisé par eux, c’était sans doute l’explication la plus logique. Plus que jamais, c’était après la mort de Zala que mes idées rejoignaient les siennes. La seule solution pour nous de vivre sereinement serait la domination totale de notre peuple sur les naturels… !
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Posté le: Aujourd’hui à 21:32
Sujet du message: Retour à la maison.

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