:: [FFCE] Elyas Gardner ::

 
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Elyas Gardner


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Inscrit le: 07 Nov 2012
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Localisation: En opération dans le Désert de Chalbi
Masculin
Gène: Coordinateur
Vaisseau: Sans affectation
Niveau de pilote: 1
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Posté le: Jeu 8 Nov 2012 - 17:03
Sujet du message: [FFCE] Elyas Gardner
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♦ Nom: Gardner
♦ Prénom: Elyas
  


Index

Premier Post:
  • Nouvelle Mombassa
  • Désert de Chalbi

Second Post:
  • Extrait du dossier de Police
  • Apparence
  • Caractère
  • Résumé de l'histoire





Nouvelle Mombassa.

    Quand Elyas se réveilla, le soleil s'était depuis longtemps couché sur la Nouvelle Mombasa et la pluie semblait prendre d'assaut la ville. Ce n'est qu'en sentant sa respiration difficile et ses membres endoloris qu'il finit par comprendre qu'il était tombée malade. Il repoussa son fusil d'un geste ample et tenta péniblement de se relever, constatant que ses vêtements étaient trempés et l'alourdissait considérablement. Tout en essayant d'accoutumer ses yeux aux lumières que la ville crachait dans sa direction, il se demanda combien de temps il avait bien pu rester sur ce maudit toit. C'est que quand il y était arrivé avec son fusil de précision beaucoup trop lourd et sa paire de jumelles datant du siècle dernier -littéralement-, le soleil montrait a peine ses premières lueurs, filtrant entre les immenses bâtiments qui n'avaient de cesse de projeter leur ombre boulimique comme des bêtes féroces jetant un regard absent sur les simples mortels qu'ils voyaient défiler chaque jour. Elyas avait longtemps vécu dans cette ville, en tout cas suffisamment pour apprendre a la détester. Et a la réflexion, c'était peut être un peu pour ça qu'il avait fuit, direction l'armée. Et pas n'importe quelle armée. S'engager chez les Feds et acquérir la citoyenneté d'office ou partir signer pour servir aux cotés de ses compatriotes Coordinateur, pourquoi pas ? Mais les rebs ? Définitivement, il avait fuit cette ville par tous les moyens possibles. Pourtant son unité avait finie par devoir y passer pour une future opération, un coup du sort qu'il essaya de prendre avec philosophie. Et par ce même coup du sort la tempête s'était intensifiée autour de la ville, ce qui se traduisit par une semaine de permission pour tous les soldats présents. Il avait alors commencé a croire que quelqu'un là-haut avait vraiment envie de le voir sortir, et même si il n'avait jamais cru en un quelconque dieu, il commençait a se dire qu'il serait prudent d'en avoir peur. Juste au cas ou. C'est ainsi qu'il était retourné dans cette foutue nouvelle Mombasa. Pour s'excuser ou pour terminer le travail, impossible à dire. Quoiqu'il savait pertinemment que cette petite visite n'aurait pas été suffisante pour continuer tout ce qu'il avait laissé inachevé. Mais le simple fait de savoir que de nouveaux éléments avaient fait leur apparition pendant son absence lui donnait la force de revenir dans la ville où son Ex résidait encore. Ex, soit dit en passant, qu'il craignait proportionnellement plus que cette ville. Elyas décida d'arrêter de ruminer et jeta un œil a la montre que cette même Ex lui avait offerte il y a trois ans de cela. Il aurait probablement du la jeter, histoire de ne pas être envahi par le remord a chaque fois qu'il voudrait regarder l'heure, mais n'avait pu s'y résoudre, malgré le fait que c'était en plus une montre mécanique. – Qui peut sérieusement utiliser des montres mécaniques, de nos jours ? -

    Une nuit d'encre avait recouvert la ville et Elyas n'arriva a distinguer les aiguilles de la montre qu'en l'éclairant avec sa lampe-torche. Deux heures du matin... Cela faisait maintenant presque une semaine qu'il s'était mis a sa recherche, sans résultats concluants, et a Dix-sept heures précise, il devrait se présenter a la caserne pour réintégrer son unité. Tant pis, c'est que l'heure du dénouement n'était pas encore arrivée. Et si il survivait a cette guerre avec ses bras, ses jambes et sa tête encore montée sur ses épaules, il aurait tout le loisir de continuer ses recherches. Allez, Elyas. On y croit. Peut être a cause de la fatigue et sûrement a cause du fond de la bouteille de Jack Daniels dont il émergeait encore, Elyas n'avait toujours pas remarqué la silhouette svelte et a la respiration imperceptible qui se tenait derrière lui. Ce n'est que quand il réussit finalement a se relever que cette silhouette devint un peu plus qu'une ombre et lui enfonça le canon de son Glock dans le dos :
    « - Adieu, jeunesse ! T'as les compliments du vieux Cassidy ! »
    On dit souvent que l'on n'oublie pas comment nager ou faire du vélo. Elyas, lui, n'avait jamais appris a monter sur un vélo. En revanche il ne put que se féliciter en ce instant de constater qu'il n'avait pas oublié la meilleure manière de tabasser son prochain. C'est ainsi que le Glock si menaçant devint bientôt un simple objet contondant qui alla se cogner durement sur la tête de la personne qui la tenait, laquelle trébucha immédiatement à terre. Elyas en profita pour s'emparer de l'arme et mettre la silhouette en joue, s'apprêtant a l'éclairer avec sa lampe-torche.
    « - Elyas, non ! C'est moi ! »
    Un sourire lui fut rendu.
    « - Je t'avais reconnue, farceuse. J'aurais pu sentir l'odeur de tes Lucky Strike jusqu'à New-York. »
    « - Tu lui as a moitié cassé le nez, a cette farceuse. Putain de Coordinateur ! »
    « - Fallait éviter d'avoir un sens de l'humour aussi pourri, foutue Polack ! »


    Malgré le sang qui s'écoulait de sa bouche, « l'inconnue » ne put s'empêcher de rire pendant qu'Elyas l'aidait a se relever.

    « - C'est le rouquin qui m'as donné ta trace. Tout le monde parle que de ton retour dans l'unité. Me regarde pas comme ça, tu croyais vraiment être discret ? Tu lui as a moitié démonté la mâchoire, a ce Junkie ! A l'heure qu'il est il doit encore geindre au poste»
    « - Il a essayé de m'écraser la tête avec une distributrice automatique quand j'ai commencé a lui poser des questions. Tu voulais que je lui fasse des câlins ? »
    « - Une distributrice automatique ? Tu te fous de... »
    « - Trop long a expliquer. »
    « - Je dis juste que t'aurais pu le maîtriser sans faire autant de dégâts. »


    Le silence, gêné, s'installa brièvement entre les deux jeunes gens. Se parler comme si rien ne s'était passé après tout ce temps n'aidait pas vraiment a les mettre à l'aise. Elyas s'appliqua a enlever l'eau de ses cheveux tandis qu'Elisabeth le regardait comme si il était revenue d'entre les morts, ce qui était techniquement vrai.

    « - Il paraît que la tempête sera calmée demain... J'imagine que ton unité partira immédiatement. »
    « - Pas le choix. Je me suis engagé après tout. »
    « - Ouais, et le chef est toujours prêt a te décrocher la tête pour avoir quitté la maison. »
    « - Un de plus ou de moins... Et puis je suis quand même revenu juste pour voir comment avait progressé l'affaire. Même si j'ai rien trouvé de concluant. »
    « - Tu pouvais pas demander au rouquin plutôt que d'aller réveiller tous les camés du coin juste histoire d'éviter de te repointer au poste ? Viens chez moi, je t'expliquerait un peu comment ça a évolué. Et puis t'en profiteras pour prendre un douche. Putain, mais t'as dormis où pendant tout ce temps ? »
    « - Eh, pas assez d'argent pour me louer un local.»


    Sans un mot, Elyas commença a rassembler ses affaires a les ranger dans son sac qui, comme de juste, était resté ouvert pendant que le torrent s'abattait sur la ville. Il fut interrompu quand Elisabeth jeta un regard perplexe sur le fusil posé au sol.

    « - Tu peux m'expliquer sur quoi tu comptais tirer avec ça ? »
    « - Relax. Je l'ai chargé avec des cartouches en caoutchouc et de toute façon je me suis endormi avant d'avoir pu l'utiliser... Je t'expliquerais plus tard. »


    En chemin, Elyas s'informa sur tout ce qui s'était produit dans cette ville dernièrement. Il savait que le Kenya était encore en pleine sécession et que le référendum approchait, ce qui n'arrangeait pas les affaires de la FFCE qui avait pensé avoir un territoire neutre ou disposer quelques troupes pour des opérations a plus longue portée, il y avait encore quelques mois.

    « - Alors, le référendum ? Tu pense que le "Oui" va être majoritaire ? »
    « - Ça me parait évident, non ? L'indépendance ça a plu a tout le monde un temps, mais ça fait maintenant un mois que le gouvernement est complètement écrasé entre les pressions des différentes factions. T'imagine bien ce que c'est... Les Feds seraient ravis de se réintégrer en Afrique du Nord tandis que ZAFT sait l'importance stratégique du Kenya, et ils feront tout pour ne pas le perdre. Et évidemment tes potes de la FFCE voudraient qu'on reste indépendants comme les autres, au sud, plus pour pour pouvoir acheminer leurs troupes que pour la bonne morale de la chose. »
    « - Ouais... Tu crois que Zaft irait Jusqu'à en arriver aux armes ? »
    « - Oui, et c'est bien pour ça que je pense qu'on va réintégrer la communauté dans pas longtemps. Peut-être même avant le référendum. Et puis presque tout le monde est favorables aux rouges, maintenant. Non sans raisons, c'est vrai. Vous avez déjà de la chance que cette ville soit frontalière aux territoires de la FFCE, sinon même sa neutralité temporaire vous auraient pas empêcher de vous démerder la tempête. Faut se faire une raison. Le Nord leur appartient, aux rouges. »
    « - Au moins ça vous évitera la présence de la fédération. »


    Il comprit au regard que lui décrocha Elisabeth que cette perspective ne l'enchantait guère et se maudit d'avoir oublié la première règle a observer dans une situation de conflit: Ne jamais parler politique avec ses amis. Pourtant, leur passé commun le rendait curieux quand aux raisons de ce regard. Il sorti ses deux dernières cigarettes de la poche de son pantalon et en offrit une a Elisabeth qui l'accepta avec un sourire mince. Il en alluma une et laissa Elisabeth écraser sa cigarette contre la sienne pour l'allumer a son tour. Elyas et elle attendirent d'avoir fait voltiger les premières volutes de fumée avant de continuer leur conversation. Puis elle finit par continuer a haute voix ce qui semblait être le fruit d'une longue réflexion.

    « - Je n'ai pas oublié pourquoi, a l'époque, nous nous étions retrouvés dans le même Bus qui partait pour les territoires neutres. Je sais que la fédération a provoqué tout ça a cause de son laxisme. Je sais a quel point ils sont défaillant, mais ça ne change rien. Le système en lui-même en saint. Les unions de ce genre sont toujours une chance, il faut juste qu'on les mène dans la bonne direction. Et la victoire des feds, aussi dur que ça puisse être, est nécessaire pour qu'on y arrive. »
    « - " Le système est saint ?" Tu trouve qu'un système qui laisse tout une catégorie de population se faire oppresser dans l'impunité la plus totale pendant des décennies mérite encore l'indulgence de nos jours ? Te fais pas d'illusion, ces mecs sont actuellement le second plus gros problème a l'horizon pour les prochaines années. Comment tu peux encore avaler leurs salades ? »
    « - Tu peux te moquer si tu veux, mais je t'assure qu'une grand fédération est l'unique espoir de l'humanité a l'heure actuelle. Imagine un peu... Des lois communes, des scientifiques du monde entier autour des même projets, une économie unifiée... Et surtout pas de guerres.Ça vaut le coup d'essayer, non ? »
    « - C'est une chimère, Elisabeth. Qu'on la fasse a coup de missiles ou avec des batons, on trouvera toujours une raison de faire la guerre. Mais je t'accorde au moins ça: Ils ne sont pas pire que Zaft. Et puis il y a pas de mal de monde qui semble penser comme toi a la FFCE, alors peut-être jour ils seront bons a quelque chose. Mais ce jour est loin d'être arrivé. »




    Elle s'apprêtait visiblement a rétorquer avant de se rendre compte qu'ils étaient déjà arrivés sur le seuil de son appartement. Elle tira un jeu de clés de sa poche et déverrouilla la porte, laissant entrer Elyas. Celui-ci alla d'abord regarder par la fenêtre du salon. L'aube allait pointer dans deux heures, ce n'est pas encore cette nuit qu'il trouverait le sommeil. Il laissa son regard errer dans la pièce tandis qu'Elisabeth refermait la pote et ouvrait les immenses volets des deux grandes fenêtres qui donnaient un éclairage si particulier a la pièce. Rien n'avait changé, ici. Sur l'unique table du salon étaient étalées des dizaines d'ouvrages traitant de sujets aussi bien politiques que scientifiques, auxquels se mêlaient divers croquis esquissés au hasard. C'est une simple feuille de papier protégée par du plastique qui attira son attention, il y jeta un œil et le montra a sa propriétaire qui avait terminé de nettoyer son visage.

    « - Tu t'es mise a lire Shelley ? »
    « - Depuis qu'il a commencé a nous les envoyer, ses recueils sont en passe de devenir mes livres de chevet. »
    « - Je vois... Ta conclusion ? »
    « - T'avais raison a son sujet. Il est éduqué, raffiné, encore qu'on retrouve souvent ça chez le genre de mecs qu'on recherche, mais tout ce qu'il nous as envoyé ici était cohérent et au service d'un sens moral. Ce que je comprends pas c'est... Pourquoi est ce qu'il ne nous mène pas simplement a l'autre au lieu de jouer avec nous ? »
    « - Il a l'air de penser que l'on doit mériter les réponses qu'il peut nous donner... C'est pour ça qu'ils nous envois de la poésie, c'est pour ça qu'il nous fait parvenir des messages qu'on met toujours des semaines a déchiffrer. Je crois qu'il nous met a l'épreuve depuis tout ce temps. »
    « - C'est toi qu'il met a l'épreuve, Elyas. »
    « - Comment ça ? »
    « - Attends deux secondes. »


    Elisabeth partis chercher un livre sur la bibliothèque qui était adossé au mur de sa chambre a coucher. Il en profita pour s'asseoir et écraser sa cigarette sur le cendrier remplis jusqu'au bord qui trainait sur la table entre deux ouvrages. Elle revint avec un exemple d'un livre qu'il reconnut immédiatement. Il ne comprit pas avant qu'elle lui montra que la quatrième de couverture comprenait un message. "J'ai toujours trouvé notre jeu très distrayant mais franchement, comment voulez-vous décemment jouer si vous partez faire la guerre partout comme un barbare ? J'attends avec impatience votre retour" Il n'en revenait pas. Cette personne avait prit soin de lui envoyer l'un des seuls ouvrages qu'il avait ouvert depuis sa convalescence, ouvrage qui continuait de la labourer profondément. Ça ne pouvait que difficilement être une coïncidence.

    « - Qu'est ce qu'il essaie de me dire ? »
    « - Au début je pensais que je... l'ennuyais. Alors j'ai demander a quelqu'un d'autre de mener l'enquête. Mais le chef m'a dit avoir reçu ça la semaine dernière, déposé sur le pallier de son logement. Elyas, ce mec ne nous aideras que si c'est toi qui essaie de coincer le tueur. »
    « - Ce type a avalé un mauvais Roman policier quand il était gosse ou quoi ? Tu sais bien que je ne peux pas revenir maintenant, tu crois que la FFCE est plus tendre que les fachos avec ses déserteurs ? Je t'assure que je pourrais rien pour cette enquête suspendu a un arbre par une corde.»
    « - Je sais bien. Ce type... Je crois qu'il est persuadé de servir une cause supérieur. Et on sait maintenant qu'il a trouvé le moyen de savoir absolument tout sur nous. Il a l'air de penser que tu pourra lui être utile... Et je crois aussi qu'au delà de ça il t'aime bien. Le chef m'a demandé de te dire qu'il te voulait de retour sur l'affaire. Mais il aussi précisé que ça n'était pas incompatible avec tes nouvelles responsabilités.»


    Le tonnerre s'abattait maintenant sur la ville, faisant trembler les volets dont le bruit résonnait dans toute la pièce. Elyas ne réussit qu'a poser un regard d'incompréhension sur la jeune femme qui verrouillait sur lui ses yeux d'émeraudes.

    « - Le chef pense que ce mec trouvera le moyen de te contacter quelque soit l'endroit où tu trouve, pourvu que ce soit sur terre. Il a laissé filtré des informations allant dans ce sens sur ton dossier au central vu qu'on sait que notre gros malin y a trouvé toutes les infos qu'il a sur nous. »
    « - Pourquoi est ce qu'il aurait besoin de moi ?»


    La jeune femme se pinça les lèvres, visiblement pour contenir une réponse qu'elle ne trouvait pas appropriée, avant de se raviser.

    « - Je pense pas qu'il connaisse beaucoup de personnes qui ont tendance a revenir d'entre les morts... Ça lui plait, je crois. »
    « - C'est bien ma veine. Et merde... Tu dira au chef que je marche et que je lui donnerais de mes nouvelles bientôt. »


    Considérant l'affaire close, mais toujours troublé, il s'étira nerveusement, laissant son regard tomber sur une des photographies qui étaient éparpillées sur la table. Il se souvenait l'avoir prise après l'opération d'Elisabeth. Il la trouvait personnellement horrible et n'avais jamais compris pourquoi elle l'aimait tant. Il avait finis par la lui offrir après son rétablissement. Il se souvint alors qu'il avait faillis lui casser le nez il y a quelque heures de cela et se confondit en excuses qu'elle accepta avec un grand sourire. Elle s'approcha de lui et il enroula ses bras autour de sa taille comme si ils avaient été conçus pour ça. Leur étreinte se prolongea indéfiniment et Elyas s'autorisa a décrocher pour la première fois depuis des années, comme si la simple présence d'Elisabeth le réconfortait et l'autorisait, même pour un bref instant, a ne pas être constamment plongé dans un état d'alerte chimique. Il se rendit alors compte que le métier et les gens qu'il y avait connu lui manquaient plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Et puis il y avait Megan... Il commença a regretter d'être parti si brusquement avant de balayer cette pensée. Stupide, absolument stupide. La jeune femme l'embrassa quelque part entre la joue et la bouche avant de se lever.

    « - Et maintenant vas prendre une douche, on va passer au commissariat central, demain. »
    « - Pourquoi faire ? »
    « - Le Chef a insisté pour que ce soit toi qui lui donne ta réponse. J'imagine qu'il va surtout en profiter pour se faire un abat-jour avec tes fesses »
    « - Je crois que son sens de l'humour m'as manqué autant que tes sermons, sœurette. »

    La décence n’autorise pas a décrire le geste qui lui fut rendu pour toute réponse.



    Désert de Chalbi
    Deux semaines plus tard.

    « - Elyas, attrape ! »

    En tentant d'attraper au vol la gourde que Talia venait de lui lancer, Elyas se la reçut en pleine figure, commentant son triomphe d'un juron a demi marmonné tandis qu'une bonne moitié du contenu de la gourde alla se répandre au pied de l'escalier de la soute du marcheur. Parker arrêta de nettoyer les commandes pour ramasser la gourde et la montrer d'un air réprobateur a Elyas.
    « - T'essaye de me faire une mauvaise blague, c'est ça ? »
    « - T'as qu'a te mettre a ma place la prochaine fois que Talia oublie de prendre ses pilules et se met a jeter des objets sans prévenir, mon pote. »
    « - Eh, je t'ai entendu, le coordinateur ! »
    « - Un coord ? Je savais pas que vous aussi, vous pouviez naitre avec deux mains gauche. »


    Elyas passa les dix minutes qui suivirent a marmonner en avalant une a une les rares gouttes d'eau ne s'étaient pas répandues plus bas dans la cabine. Il se rendit compte qu'il avait perdu le compte du temps qui était passé depuis que le marcheur avait été débarqué aux bordures du désert. Mais si il avait tiré une seule leçon utile de l'année qui venait de passer, c'est que chaque moment d'ennui profond passé sur la route vers les combats était déjà un moment de moins passé a se planquer dans ces foutus marcheurs surchauffés en espérant qu'aucun obus ne vienne lui arracher la peau. Et en temps de guerre, il faut se contenter de ce qui s'offre a nous, même quand ça se traduit par une semaine sous ce soleil de plomb a entretenir péniblement les Mobile Suit archaïques qui devaient les conduire a destination. Elyas commença a contempler l'étalage de sable brun surchauffé qui défilait devant ses yeux depuis tout ce temps. Des dépôts de sel et des restes de puits abandonnés se faisaient voir ci et là, probablement des restes de l'époque ou cette partie du désert était encore habitée. Cela faisait maintenant longtemps que les Naturels et Coordinateurs locaux s'étaient affrontés après avoir décidés que le Kenya était devenu trop petit pour y cohabiter en paix, de cette époque il ne restait plus que des ruines éparpillées dans le désert et si on exceptait les récupérateurs prêts a se frotter aux tempêtes crachant leur sable brulant a 130Km/H, il ne restait plus grand monde dans cette partie du Kenya.

    Cette fois, Elyas reçut la seconde gourde en pleine tête sans avoir été prévenu, ce qui épargna étrangement le contenu de celle-ci. A une dizaine de mètres de là, Talia se tenait au sommet de l'autre marcheur et affichait une moue ravie.

    « - Et c'est un STRIIIKE ! »
    « - Talia, putain, ça fait mal ! »


    Il ramassa la gourde qui était tombée juste devant lui sans arrêter de jurer et descendit un instant la donner aux deux pauvres diables qui s'acharnaient a entretenir le tas de ferraille qui semblait essayer de les tuer a coup de pics de chaleur depuis une semaine. Il y avait évidemment le Sergent Parker, qui n'avait cessé de tenter d'apprendre a Elyas les rudiments de de l'entretien des machineries de ce genre. A coté de lui se tenait le chef de bord, le lieutenant Walker. Un soldat chevronné, pour sur, peut-être un peu psychorigide sur les bords mais on comprenait rapidement sa relative raideur en apprenant qu'il avait déserté l'armée Fédérale pour des raisons qu'il préférait garder pour lui. Il avait ensuite rejoint une faction de mercenaires assez fortuné, avant de se rendre compte qu'ils ne faisaient qu'empirer la situation en Afrique du Nord. Il avait réussi a fuir avec un Zaku "emprunté" au Hangar, non sans en garder une cicatrice béante sur le visage. Tout ce que Elyas savait, c'est qu'il avait ensuite été repêché a moitié mort par une unité de la FFCE. Il n'avait pas fallu longtemps, ensuite, pour le voir prendre les armes de nouveau. Elyas respectait le Lieutenant Walker, qui le lui rendait en essayant de lui inculquer un brin de rigueur militaire. Pas facile, en moins d'une semaine, mais le fonctionnement de ces marcheurs nécessitait une telle synergie entre les membres d'équipage qu'Elyas avait été forcé de jouer le jeu, au moins un temps. C'est probablement en pensant a cela que le Lieutenant affichait un léger sourire alors qu'Elyas lui tendait la gourde pleine. (EN COURS//)








      Dernière édition par Elyas Gardner le Jeu 3 Jan 2013 - 16:25; édité 10 fois
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      Posté le: Jeu 8 Nov 2012 - 17:03
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      Elyas Gardner


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      Posté le: Jeu 3 Jan 2013 - 14:41
      Sujet du message: [FFCE] Elyas Gardner
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      Informations Principales:


      ♦ Extrait du Dossier de Police :



      ♦ Apparence physique :

      Si l'adage selon lequel la vie d'un homme peut se lire sur son corps est vraie, alors il est aisé de deviner que celle d'Elyas n'a pas été de tout repos. En fait, le jeune homme semblait tout droit sortir d'un film Noir avec son physique de nageur, son apparence vaguement Caucasienne émaillée de quelques traits plus orientaux hérités de sa mère, ses yeux d'un vert profond et ses cheveux bruns coupés court. Cette impression était facilement renforcée par les cicatrices, peu nombreuses mais bien trop visibles qui s'étaient accumulées ci et là sur son torse et témoignaient de sa propension a se faire tirer dans la poitrine. Le malheur est qu'on n'avait jamais réussi a lui trouver un surnom adéquat pour cette tendance, au bureau des enquêtes. Même l'équipe médicale en avait été réduite a l’appeler "L'homme qui valait Trois Milliards", ce qui témoigne d'un manque d'inspiration flagrant. En dehors de ça, il était plutôt grand, ce qui est très pratique quand on veut éviter de finir écrasé sous une foule en colère lors des émeutes auxquelles il a fait face un temps. Les jours ou il lui prenait l'envie de ressembler a un cliché ambulant, Elyas enfilait son costume d'un marron plutôt sobre hérité de la période ou il faisait encore partie de la police de la nouvelle Mombasa. Et tout cliché que cette veste puisse paraitre au yeux de n'importe quel amateur de bon cinéma, elle n'en permettait pas moins de se fondre dans a peu près n'importe quel décor et s'était vite révélée indispensable au jeune homme. Avec la nostalgie, c'était une des premières raisons qui avait poussé Elyas a la garder en rejoignant la FFCE. Il avait également emporté sa tenue anti-émeute qui lui avait sauvé la vie un nombre impressionnante fois et sur laquelle Elisabeth avait dessiné une fille affectueusement nommée "Bulletproof Girl". Mais la rigueur militaire étant ce qu'elle est, il avait été obligé de troquer sa tenue de combat pour une combinaison de pilotage aux couleurs sombres et étonnamment légère, bien que n'offrant aucune protection, qu'il portait par dessus une veste militaire discrète et résistante a la pluie avec en prime un Holster de poitrine permettant de dégainer rapidement une arme de poing.

      ♦ Caractère :

      Un des éléments proéminents de la personnalité d'Elyas est d'abord qu'il est à certains égards un loup solitaire. Bien qu'il affiche dans le civil une sociabilité tout à fait normale, ses nombreuses années dans la police puis dans l'armée l'ont souvent amené a travailler seul et sous pression pendant des semaines entières. Ainsi, il déteste impliquer ses proches dans les affaires qui le concernent de peur de les mettre en danger et éprouve d'énormes difficultés à obéir a quelqu'un en qui il n'a pas confiance. Fut-il un son supérieur hiérarchique. En dehors de ce trait, peu de personnes connaissent réellement la personnalité d'Elyas qui a été influencée par tellement de facteurs et de personnes différentes qu'il apparait être une personne aux réactions relativement complexes et motivées par des raisons morales qu'il est le seul a connaitre. C'est ainsi que durant les années ou le Capitaine Natalis connut Elyas, il lui fallu un temps non négligeable pour deviner que l'habitude qu'il avait prise de garder un silence pesant sur une scène de crime était sa manière de rendre hommage aux morts, qu'il soient criminels ou non. En parlant de criminalité, il convient de préciser qu'Elyas a toujours eu un lien extrêmement ambiguë avec ce milieu. D'un coté le nombre d'arrestations auxquelles il a participé et sa tendance a toujours poursuivre une enquête jusqu'au bout au mépris de sa propre sécurité pourraient indiquer qu'il méprise le milieu criminel. Mais la vérité est qu'il a toujours trop bien compris les criminels pour simplement leur opposer du mépris, ce qui en retour lui avait permis de nouer de solides contacts dans le milieu. Mais la part la plus importante de sa personnalité actuelle, il l'avait acquise auprès de ses professeurs et Lieutenants, qui étaient ses seconds parents. Et il lui semblait qu'il n'avait atteint l'âge adulte qu'en étant entrainé pendant une année par celle que l'on nommait aujourd'hui la Louve de L'Oural et qui était réputée pour sa maitrise exceptionnelle du terrain. Son plus grand enseignement, elle le lui avait donné lors d'un exercice de CQC après qu'il ait tenté de la déséquilibré. Elle l'avait alors violemment mis à terre et avait immédiatement enchainé en prononçant une phrase qu'il avait ensuite gardé a l'esprit lors des années à venir:

      « - Tu essaye de te battre comme un professionnel, ce n'est pas ce que je te demande. Tu te limite trop en pensant a rester civilisé, ça peut marcher contre un pauvre criminel mais dans une guerre où tu te bat pour quelque chose de fort, c'est ta survie qui est en jeu. Et tu ne peux pas survivre en restant sage et silencieux. »

      Elle s'était tue quelques instants pour laisser ses paroles faire leur effet et avait continué une fois qu'elle su qu'elle avait mobilisé toute l'attention du jeune homme:

      « - On essayera toujours de te dire que c'est la guerre ou que ce sont les affaires, que tout ça est politique et qu'il n'y a rien de personnel là-dedans, juste avant de t'étriper. Ce sont des conneries. Si tu te bats pour quelque chose de fort, quelqu'un a qui tu tient vraiment, si ça en vaut la peine, si celui qui est face de toi est le seul obstacle qui te sépare de la liberté et qu'il est hostile, cesse d'être poli. Donne lui l'enfer et soit poli quand tu l'aura mis à bas si ça te chante. Le jour on s'attaquera a quelque chose en quoi tu crois, envois-les tous se faire mettre. Fais-toi entendre. Fais-en une affaire personnelle. »*




      ♦ Résumé de l'histoire :

      Né en CE 112 d’une mère Flic et Franco-Japonaise, ce qui peut-être extrêmement intimidant formulé ainsi sur un CV, et d’un père Africain d'origine Russe, Elyas a très tôt compris que le métier de ses parents n’était pas de soigner les gens. Un peu plus tard, ils lui expliquèrent non sans une certaine ironie que le jeune garçon ne goûta qu’a l’âge adulte que Maman arrêtait des gens tandis que Papa leur tirait dessus. Ils n'avaient jamais été très doués pour les entrées en matière. Ils lui précisèrent aussi qu’elle était une coordinatrice et lui un naturel, sans qu’il comprenne immédiatement ce que cela signifiait. Bien évidemment ses parents firent l’erreur classique que tout parent exerçant un métier un tant soit peu dangereux reproduisait systématiquement depuis l’invention des métiers dangereux: Ils le poussèrent a faire quelque chose de différent. C'est ainsi qu'ils le firent s'intéresser très tôt aux lettres. En lui apprenant a lire, hein ? Pas en remplaçant ses petits voitures rouges et vertes par des volumes traduits du Grec Ancien. C'est donc tout naturellement qu'un certain intérêt pour la littérature lui vint a un âge relativement précoce, ce qui ne l'empêchait pas de sauter sur les toits de sa ville natale, manquant de se tuer autant de fois qu'il se fit réprimander pour son caractère qu'on aurait qualifié de suicidaire, si il avait été adulte. Elyas avait eu la chance de passer une grande partie de ses dix premières années en Afrique centrale, qui était devenue un paradis pour ceux qui cherchaient a fuir les tensions naissantes entre les gens d'appartenance Coordinatrice et naturelle qui se manifestaient encore partout dans le monde. Cependant il lui fallu se confronter a une réalité beaucoup moins agréable à vivre lorsque ses parents décidèrent de s'établir en France, autant pour des raisons professionnelles que pour faire voir du pays au jeune garçon.

      Connaissant déjà relativement bien l'Anglais et le Français, il n'eut pas grand mal a entrer au collège puis au Lycée, poursuivant des études satisfaisantes tout en nourrissant une passion grandissante pour ce qui touchait au droit et, naturellement, aux métiers y étant liés. Il décida finalement de se prendre en main au plus tôt et s'installa dans la capitale Française, enchaînant petits boulots sur petits boulots pour financer ses études supérieures en criminologie. Une voie qui ne plaisait pas particulièrement a sa mère mais qu'elle finit cependant par accepter, notamment parce que l'autre alternative, celle ou il tenterait de devenir militaire, l'effrayant autant qu'elle effrayait son mari. Pendant ce temps, le monde s'approchait progressivement du point de non retour avec une multiplication de conflits désorganisés et non reconnus au niveau international. C'était le retour des factions de mercenaires, plus politisées et engagées que la plupart des armées d'états de par le monde. Ecoeuré par l'inaction de la Légion étrangère lors de sa mission de six mois en pleine guerre en Amérique du Sud, le père d'Elyas finit par rendre son insigne et décida de rejoindre un groupe de mercenaires a l'influence grandissante et a l'action subversive et organisée. Pendant ce temps, Elyas avait montré de bons résultats a ses premiers examens et commençait a élargir ses horizons. Il s'intéressa a la neuro-psychologie et toucha plus ou moins officieusement (Et illégalement) a la médecine avec des amis étudiants cette branche. Cependant il dut bientôt se concentrer pleinement sur ses intentions premières devant la difficulté de la tâche, refusant toute aide financière de ses parents malgré le nouveau salaire de son père, des plus conséquents. C'est a ce moment qu'il fit la rencontre d'Elisabeth, une Américano-Polonaise du même âge que lui qui étudiait alors le droit criminel. Malgré leur incapacité pathologique a rester dans la même pièce plus de vingt minutes sans entrer en conflit sur n'importe quoi, (Même sur la supériorité des pains au chocolat sur les chocolatines, ce qui est pourtant la seule chose sur laquelle l'ensemble de l'humanité devrait tomber d'accord) ils se lièrent d'amitié et décidèrent d'habiter en collocation pour tenir le coup au niveau financier. Elisabeth étant une jolie fille, Elyas du maintenir un œil si suspicieux sur ses prétendants qu'on les prit bientôt pour des frères et sœurs. Après avoir allégé ses finances en s'installant avec lui, Elisabeth fit doublement le bonheur de Elyas quand elle lui présenta une amie, plan d'une viabilité généralement douteuse qui se solda ici par un succès aussi fulgurant qu'inexplicable. Cette fille, c'était Megan. D'un an l'ainée d'Elyas, elle avait un corps de danseuse aux courbes parfaitement dessinées, des yeux d'un bleu extrêmement clair et surtout un caractère absolument atroce, ce qui semblait être un critère très important aux yeux d'Elyas a la vue de ses fréquentations. Moins d'un mois après leur rencontre, ils étaient ensembles et partagèrent l'appartement avec Elisabeth, qui se vengea de sa tranquillité perdue en plongeant toutes les pièces dans un fracas sonore fait de musique Allemande pendant un mois. Ce qui est un acte d'une cruauté qui ferait passer la Saint-Valentin Sanglante pour un sympathique carnaval a visées civiques. Cependant la nouvelle petite amie d'Elyas était elle aussi engagée dans des études délicates. Megan étudiait la communication et la tactique militaire, ce qui ne manquait pas de rappeler a Elyas qu'aussi loin qu'il pouvait chercher a partir de la route que le destin lui avait tracée, il finissait toujours par s'en rapprocher par des voies détournées.

      A l'âge de 21 ans, les études d'Elyas arrivaient progressivement a leur terme, tout comme celles d'Elisabeth et de Megan. Cependant le monde avait changé entretemps. Et il avait changé pour le pire. Peu à peu, les antagonismes entre Coordinateurs et naturels avaient violemment contaminés l'Europe après les désastreuses manifestations de Londres, ou le feu avait été ouvert sur des envoyés d'associations humanitaires qui tentaient d'aider des membres de la foule blessés mais assimilés a des casseurs par les forces de la police locale. C'est à partir de ce moment que les manifestions communes des deux camps pour l'apaisement des tensions se transformèrent en manifestations séparées et opposées, qui finirent la plupart du temps en émeutes. Même Paris, le berceau intellectuel où les parents d'Elyas pensaient l'avoir amené, céda finalement a cet élan de colère. Et les naturels étant majoritaires dans cette partie du monde, les jeunes étudiants observèrent bientôt la haine d'un genre nouveau qui avait atteint l'humanité. Rentré de mission avec une prime confortable, le père d'Elyas retourna en Afrique Centrale accompagné de la mère du jeune homme. Elyas insista cependant pour rester en Europe, pour des raisons qu'il ne comprends pas lui-même aujourd'hui. Mais tout changea brusquement le jour du pogrom. Après l'agression d'un naturel par des coordinateurs en colère ayant conduit a sa mort, la ville de Kiev fut plongée dans un bain de sang incontrôlé qui dura plusieurs semaines, sans jamais que le gouvernement fédéral n'intervienne directement, laissant une police débordée face a des masses de foule en colère. C'était la première fois depuis une centaine d'années qu'on entendait le mot "pogrom" en dehors des archives historiques. Ce drame laissa des cicatrices profondes dans l'ensemble de l'Europe et ne fit qu'encourager d'avantage de violences. Le nombre de groupuscules terroristes prônant l’anéantissement des "Sous-humains" ou des "Artificiels" explosa, et encore une fois, même la colère générale et les dénonciations permanentes ne suffirent pas a ôter au gouvernement mondial son laxisme proche de l’inaction totale. C'est a partir de ce moment qu'Elyas cessa de croire en la fédération. Lui et Megan auraient pu rejoindre les plants, retrouver ceux qu'on appelait leur semblables. Ils auraient même pu s'engager dans l'armée de Zaft comme de nombreux jeunes gens le faisaient dans la prévision d'une guerre que tout le monde savait imminente, mais Elyas se rappelait de cette journaliste qui avait été battue a mort sur les plants pour le simple crime de ne pas être née avec un code génétique essoré comme un torchon. Il se souvenait de ceux qui, même sur terre, l'accusaient de ne pas être un Coordinateur suffisamment pur. Il se rappelait aussi pourquoi son père était devenu un mercenaire : Ceux qui cherchaient a prendre parti et a devenir des héros ne faisaient bien souvent que plus de mal. C'est alors qu'ils entendirent a nouveau parler de l'Afrique et de la situation stable qui y régnait désormais. Ils décidèrent de partir pour le Kenya et la nouvelle Mombasa, la récente capitale en pleine expansion. D'abord réticente, Elisabeth se décida finalement a les suivre.



      Leurs études étant alors achevées, les jeunes gens eurent l'opportunité de se prendre en main. C'est ainsi que Megan s'engagea dans l'armée Kenyane tandis qu'Elisabeth et Elyas rejoignirent le département de police de la nouvelle Mombasa. Ils étaient alors âgés de 22 ans. Une année plus tard, leur formation était terminée et ils purent postuler dans le département d'assaut, qui intervenait autant en cas d'émeutes que dans le cadre d'affrontements entre gangs, plutôt courants dans la ville la plus diversifiée de la planète. Ils furent tous les deux reçus avec de bonnes évaluations qui leur permirent de rapidement se rendre sur le terrain. Si Elyas avait su vers quoi cela allait le mener, il est probable qu'il aurait changé d'orientation et serait devenu fleuriste, mais on ne se refait pas. C'est a peine six mois plus tard qu'une vague d'émeutes secoua le Nord et l'Est de l'Afrique après les mesures liberticides a l'encontre des coordinateurs prises par la CTA sous couvert de lutte contre l'activisme armé. Les manifestations tournèrent a l'émeute dans la ville lorsqu'une femme fut tuée par un policier ayant cru la voir brandir une arme qui s'était révélée factice. Et bien qu'ils eurent volontiers été du coté des manifestants, les deux bleus durent rejoindre l'unité anti-émeute dans le centre de la ville pour tenter de contrôler la population et éviter un bain de sang. L'anarchie s'installa lorsque des terroristes coordinateurs firent exploser une bombe devant l'entrée de la plus grande tour de la ville, où Elyas et Elisabeth eurent le malheur d'être affectés. Après la dispersion confuse qui s'ensuivit, Elyas se retrouva isolé au milieu de la foule. Conscient qu'il ne conserverait pas sa tête plus d'une minute en restant ainsi a découvert en plein centre ville, il décida de courir vers le quartier du commissariat chercher de l'aide. En chemin dans les rues secondaires, a première vue désertes, il tomba cependant sur un naturel accompagné de sa fille qui était pris a parti par des émeutiers déchainés par l'attentat qui venait d'être commis. Il réussit a attirer leur attention mais se retrouva bientôt encerclé. Heureusement, son impulsivité naturelle lui fut pour une fois utile et la colère lui fit tenir tête avec succès au groupe qui nota bientôt qu'une barre de fer ne valait pas grand chose face a coordinateur enragé. Il n'avait cependant pas prévu que deux d'entre eux étaient armés et se retrouva bientôt avec une dizaine de coups de feu tirés sur lui. Si le Kevlar en arrêta la plus grande partie, celle que l'un des émeutiers lui tira a bout portant finis par atteindre son but. Elyas resta malgré tout conscient et réussit a s'emparer de l'arme, tuant celui qui lui avait percé la poitrine. Les deux restants prirent peur et s'enfuirent avant qu'Elyas ne sombra dans l'inconscience. Il se réveilla au milieu de cette même rue, plusieurs heures plus tard, entouré des membres de son unité et du civil qu'il avait réussit a protéger. Il se fit naturellement insulter par Elisabeth pour avoir tenté de jouer les héros tandis que le médecin de l'équipe spéciale, dépêchée lorsque l'émeute avait empirée, lui appliquait les premiers soins. La seule chose qu'il observa avant de s'évanouir une troisième fois fut le regard songeur que lui jetait leur chef.

      Les violences arrivèrent a leur terme dans les rues de la Nouvelle Mombasa, et pendant ce temps Elyas se remettait progressivement de l'opération qu'il avait subis le soir de sa blessure. Il prit connaissance des événements qui avaient conduis Elisabeth a le retrouver baignant dans son sang et prenant soin du civil qui avait pu appeler des secours. Il prit également connaissance de leur montée en grade commune et de l'intention de Megan de se faire un collier de la balle extraite de la poitrine d'Elyas conformément a une vieille tradition héritée de l'école d'officiers locale. Il eut ainsi tout le temps de réfléchir a la meilleure manière de faire en sorte que sa petite amie quitte cette armée de fous avant de se retrouver égorgé dans son sommeil. Sorti de l’hôpital, il n'eut pas le temps d'encaisser la bonne nouvelle que constituait l'abandon des mesures qui avaient conduites a ces émeutes par la CTA qu'il fut contacté par le Capitaine de l'unité a laquelle il devait plus ou moins la vie. C'est ainsi qu'il fit la rencontre de Anya, aujourd'hui connue sous le nom de la "Louve de L’Oural" et originaire du même endroit. Elle n'était à l'époque qu'une Capitaine ambitieuse de l'unité d'élite du commissariat central, et Elyas comprit rapidement que son inconscience face au danger trouvait pour la première fois une personne sachant l'apprécier a sa juste valeur. Anya avait reçu l'autorisation de former une des officiers récemment promus avec des méthodes militaires. L'objectif était alors d'en faire des chefs d'équipe capables de lutter efficacement contre les gangs, dont l'activité dans la ville amenait de plus en plus de morts violentes. Aucun rapport de formation ne fut écrit sur cette initiative et Elyas n'aimait pas beaucoup en parler. Tout ce que Elisabeth réussit a apprendre au cours de cette année fut que sur une quarantaine de candidats sélectionnés, beaucoup avaient abandonné en cours de route. Et Megan portait toujours ce fichu collier. Entretemps Elisabeth avait été promue au département des enquêtes criminelles. La formation d'Elyas achevée, elle le recommanda pour ce poste et il fut transféré a son tour. Ce fut sa dernière et plus longue affectation dans la police. C'est durant ces années qu'il fit la connaissance du Capitaine Natalis, qui est honnêtement l'unique raison pour laquelle Elyas est encore en vie à l'heure actuelle. Celui-ci tenta le prit officieusement sous son aide et semblait tenter d'en faire son successeur en lui apprenant a être un chef d'équipe pondéré et prudent. Il se heurta évidemment a la tendance d'Elyas a toujours vouloir entrer plus en profondeur dans les enquêtes qu'il menaient, quitte a prendre des risques inconsidérées. Il ne tua plus jamais personne, en revanche il eut encore l'occasion de se faire tirer dessus un nombre impressionnant de fois. Maigre consolation, le nombre d'arrestation lui étant attribuées et sa capacité a faire parler n'importe qui sans sac plastique et sans lui arracher les dents conduisirent son Capitaine a lui dire que c'était un "Bon Flic". Un compliment qui, venant de lui, sonne presque comme une déclaration d'amour. Cependant, les vrais ennuis arrivèrent bientôt. Cela commença d'abord avec une série de meurtres identifiés comme ayant été commis par la même personne qui fit les affaires de la presse de la ville a un tel point qu'on l’appela bientôt le "Nouveau Dalhia Noir". Elyas et Elisabeth faisaient partie de l'équipe chargée de l'enquête a titre permanent, mais le manque d'informations valables marqua rapidement la mise en pause de cette enquête. Quelques mois plus tard, des coups de feu avaient été signalés dans un quartier de la ville, et il semblait que plusieurs véhicules volés y avaient été laissés par les fuyards. La brigade de la circulation et l'unité d'Elyas furent envoyés sur place pour constater les dégâts. Il y avait un seul corps sur place, un homme s'approchant de la trentaine ayant vraisemblablement essayé de démarrer un des véhicules volés avant de s'être vidé de son sang. Elyas eu le temps de trouver un carnet dans la poche de sa veste avant d'entendre les premiers coups de feu ricocher autour du véhicule. Des membres d'un gang avaient visiblement quelque chose a récupérer sur la scène du crime, et ils étaient prêts a s'attaquer a deux unités de police pour l'obtenir. L'échange de coups de feu qui s'ensuivit fut particulièrement violent et personne ne réussissait a bouger sous le feu nourri des armes automatiques que les assaillants avaient réussis a se procurer. Les véhicules derrière lesquels ils s'étaient réfugiés avait été perforés par la riposte des flics et Elyas pu pour la première fois faire quelque chose d'utile avec son addiction a la nicotine. Il eu juste le temps de sortir a découvert jeter son briquet allumé sur la flaque d'essences qui avait eu le temps de s'écouler a terre avant de se faire tirer dessus a l'épaule. Quelques secondes après que l'essence eut pris feu, un nuage de fumée incandescente secoua la ruelle sous le coup de l'explosion. Les membres de Gang étaient partis ou sonnés par l'explosion et les deux unités pouvaient finalement souffler un peu et revenir de cette opération avec quelques gus a interroger. Pendant qu'il s'appliquait a arrêter le saignement de son épaule aidé d'un gars de la brigade de la circulation, Elyas examina le contenu du carnet qu'il avait récupéré et qu'il savait être la raison pour laquelle de simples trafiquants de voitures volées s'étaient armées et avaient pris le risque de s'attaquer a deux unités entières. Il eut la surprise d'y voir les noms de plusieurs flics de cette même brigade de la circulation et quand il comprit enfin de quoi il en retournait, il quitta précipitamment la scène du crime en emportant simplement quelques bandages et doses de morphine avec lui. Plus personne n'eut de nouvelles de lui dans la semaine qui suivie et l'enquête ordonnée par la Capitaine Natalis ne donna rien de concluant.

      Elisabeth, cependant, finit par recevoir un message étrange: Une adresse, Le nom d'Elyas. Consciente du danger mais aussi de l'opportunité, elle décida d'en informer le Capitaine qui l'autorisa a monter une enquête pour enquêter sur place. En arrivant, tout ce que l'équipe trouva fut une porte défoncée, un appartement retourné de fond en comble et un corps. Ce corps, c'était celui d'un des officiers les plus hauts gradés de la brigade de la circulation. En examinant rapidement les causes de sa mort, Elisabeth en conclut qu'il avait été tué d'un unique coup de feu d'une main professionnelle a en juger par la précision du tir. Son impression fut confirmée lorsqu'elle trouva dans son portefeuille un autre carnet, remplit des plaques d'immatriculations et des noms des véhicules volés depuis que ce fameux trafic de véhicules avait été mis à jour. Quelques pages plus loin, les adresses et numéros de tous les flics impliqués dans ce trafic à grande échelle. La vérité apparaissait peu à peu alors qu'Elisabeth feuilletait les pages qui été remplies avec une autre écriture que celle du mort et qui, elle le savait, était destinées a celui ou celle qui trouverait le cadavre. Des officiers de la brigade de la circulation et du département des fraudes jouaient double-jeu depuis des mois et avaient trouvés un arrangement avec quelques gangs qui avait acceptés de leurs fournir un grand nombre de véhicules volés en échange de la garantie d'une part suffisante et d'une falsification des papiers et des numéros d'immatriculation pour la revente. Mais semble-t-il, leur plan avait montré ses limites lorsque l'un d'entre eux était prêt a les dénoncer, probablement dans l'espoir de toucher une part plus grande. Celui-ci avait été liquidé trouvé par Elyas et par les membres non impliqués dans le trafic. Affolés, les organisateurs de cette affaire avaient renvoyés leur complices sur place pour terminer le travail quitte a devenir des tueurs de flics. Elyas avait sûrement trouvé les preuves de l'existence de ce trafic et avait décidé de partir en solitaire pour confirmer ses soupçons. Restait maintenant a savoir ce qu'ils en avaient fait. Même si Elisabeth avait de moins en moins d'espoirs de le revoir en vie. Cependant, celui qui les avaient mis sur cette piste avait également pris soin de glisser dans la carnet qu'il leur avait laissé une simple note avec, avec encore une fois une adresse. Celle d'une ancienne usine située en dehors de la ville. Et heureusement pour les fesses d'Elyas, Elisabeth ne croyait pas aux coïncidences. Elyas était a genoux au beau milieu de cette usine désaffectée, avec un sac plastique de sa taille au pieds du premier flic corrompu qui l'avait trouvé en train de fouiller dans son appartement et un .45 pressé contre sa tempe par le chef de la brigade de la circulation, quand Elisabeth sauva sa vie pour la seconde fois. La brigade spéciale sécurisa rapidement l'usine, colla une balle dans le bras de celui ci qui s'apprêtait a répandre la tête d'Elyas un peu partout et appréhenda le reste sans grandes difficultés, ceux-ci étant probablement intimidés par le nombre de fusils pointés sur eux.



      A priori, la suite des événements semblait remplir les conditions du manuel du parfait petit Happy-ending: Le trafic de véhicules volés fut démantelé et la moitié des officiers supérieurs de la brigade de la circulation et des fraudes se virent offrir un séjour gratuit en prison. Elyas fut promu au poste de Capitaine, remplaçant Natalis qui fut quand a lui promu commandant du département des homicides. Elisabeth, quand à elle, devint Lieutenant supérieur et eut l'occasion de sermonner Elyas pendant des semaines a l’hôpital pour avoir joué les loups solitaires. Cependant Elyas ne parla a personne de ce qui s'était précisément passé pendant cette semaine et semblait préoccupé par quelque chose qui dépassait l'affaire qui venait de toucher a sa fin. Pendant plusieurs mois il se concentra presque exclusivement sur le dossier du meurtrier en série qu'on lui avait assigné auparavant. La première personne qu'il prévint avant de s'engager brusquement dans la guerre qui avait commencée depuis des années en rejoignant les rebelles de la FFCE fut le Commandant Natalis, a qui il expliqua l'intégralité de la situation. Il était parti une semaine plus tard. Il n'avait jamais étudié l’ingénierie, mais la FFCE manquait visiblement de pilotes et ses compétences de combattant firent qu'il fut autorisé a apprendre le pilotage. Directement sur le terrain. Il fut envoyé une première fois en Europe de l'Est ou des escarmouches de faible envergure étaient encore en cours, et il apprit sur le tas le maniement d'un Mobile suit, malgré sa répugnance aux joies du calcul trigonométrique. Il commençait alors sa vingt-sixième année et allait être pour la première fois déployé sur le front. De retour en Afrique du Nord, il fut affecté a une escouade de pilotes de Mobile Suit qui revenaient tout juste de l'espace et devaient directement enchainer en prêtant main forte aux troupes de la FFCE embourbés sur le front difficile à tenir du Sahara. L'utilité d'Elyas ne paraissait pas des plus évidentes, au départ. Il n'avait alors que quatre mois de pilotage derrière lui et bien qu'il eut déjà reçut un entrainement militaire, il semblait plus destiné a combattre au sol avec l'infanterie ou avec les forces spéciales qu'a faire hurler le métal. Les membres de son escouade, en plus de cela, étaient tous des vétérans aguerris qui avaient participé a de multiples campagnes pour leurs factions d'origine avant de déserter et de rejoindre la FFCE. En fait, le chef de l'escouade était la seule personne en dehors d'Elyas qui ait rejoint la FFCE dès le départ. Du haut de ses 39 ans, Burning était également l'ainé de cette unité qu'il menait d'une main de fer. Et il ne voyait pas d'un très bon œil l'arrivée d'un novice complet dans son unité. C'est ainsi que la formation d'Elyas prit un tournant inattendu lorsqu'il dut combattre en première ligne au même titre que les autres membres de l'unité. Il est inutile de préciser que cette méthode fut aussi illégale qu'efficace. De plus, Elyas avait souvent touché a du matériel médical pendant sa carrière dans la police, et il s’avéra bientôt que ses bases en médecine étaient bien plus utiles au groupe que son habilité toute relative au pilotage. Son chef d'escouade décida donc de le laisser se montrer utile en scindant l'escouade en deux: Une unité parée pour le combat et une unité portant assistance a des escouades en difficulté en leur prodiguant les premiers soins. Pendant plusieurs semaines, Elyas dut se déployer sous le feu ennemi pour essayer de rafistoler comme il pouvait les pilotes et fantassins blessés au combat. Il démontra ainsi qu'il connaissait la notion de guérilla bien plus qu'il ne le laissa entendre, ce qui ne manqua pas de laisser perplexe le chef d'escouade, se demandant comment un ex-flic avait bien pu être entrainé a ce genre de tactiques. C'était il y a un peu plus de deux ans. Et Elyas n'avait pas encore découvert le vrai visage de la guerre. Le commandement de la FFCE décida rapidement de réviser sa stratégie sur Terre, alors que les affrontements dans l'espace étaient de plus en plus éprouvants selon les rumeurs qui couraient parmi les troupes. Pendant ce temps, les troupes postées dans le Sahara avaient réussit a obtenir la victoire de justesse et un court répit s'offrit a l'escouade d'Elyas. Il en profita pour faire plus ample connaissance avec ses membres, alors qu'ils étaient postés dans une ville frontalière abritant une base temporaire de la FFCE. Il y avait évidemment le Lieutenant Burning, qui avait prit Elyas sous son aile et essayait de le former du mieux qu'il pouvait tout en essayant de connaitre les raisons qui avaient poussées un flic a s'engager dans l'armée. C'était un chef d'équipe compétent et Elyas comprit rapidement qu'il pouvait se confier a lui et compter sur son soutien. Il y avait aussi Rachid, un ancien de l'infanterie qui avait réussi a postuler comme pilote après avoir joué la chair à canon depuis la début de la guerre. Lui et Adams, le mécanicien de l'équipe, avaient désertés la CTA après qu'on leur ait ordonné d’exécuter des civils ayant aidés les forces de ZAFT. Il y avait aussi Talia, dite "la Rouquine" et Jessica, deux anciennes de la CTA elles aussi, qui s'étaient engagées dès le début de la guerre en mentant sur leur âge. Elles avaient aujourd'hui dépassé la vingtaine et étaient des pilotes de talent capables de tirer vite et bien. Elyas apprit même que Talia était étudiante en ingénierie militaire avant le début de la guerre. Venaient ensuite Rick, Terry et Karen. Ces deux derniers étant quand a eux des anciens de ZAFT. Tous étaient de bons pilotes, et même si ils n'avaient jamais vraiment eu l'occasion d'apprendre a se connaitre jusque là, Elyas commençait a se prendre d'amitié pour eux. Et ils eurent tout le temps de faire la moue devant sa tendance récente a photographier tout ce qui bougeait pour ensuite envoyer les clichés a sa petite amie qui attendait toujours de l'étriper pour son départ précipité. Leur permission ne pouvait cependant pas durer éternellement, et malheureusement pour eux, le commandement de la FFCE avait un nouveau plan d'action sur terre. Ils furent envoyés par porteurs lourds en Amérique du Sud sans recevoir de plus amples explications avec tout ce qui restait des troupes de la campagnes du Sahara. C'est une fois parachutés sur place avec leurs Mobile Suit qu'ils furent briefés sur la situation: La situation dans l'espace devenant intenable, le commandement devait y garder toutes les forces disponibles et ne pouvait se permettre d'envoyer de renforts aux troupes restantes sur Terre, il leur fallait donc au mieux exploiter leur infériorité numérique et éviter les pertes inutiles sur des fronts a découvert. La mauvaise nouvelle leur fur annoncée en dernier: personne ne pouvait porter assistance a ces troupes pendant les semaines voir les mois à venir et depuis leurs anciennes positions, ils risquaient l'encerclement et l'anéantissement. Il fallait donc se montrer audacieux et se défendre par l'offensive pour minimiser au maximum les pertes. Leur seul moyen de survivre était maintenant de vaincre.

      C'est justement en Amérique du Sud que l'opportunité se présentait d'obtenir une victoire, au moins temporaire sur le plan stratégique. De violents affrontements entre la CTA et ZAFT avaient engrangés des pertes civiles et l'opinion publique s'était en partie retournée contre ces deux antagonistes au point de voir la création de nombreux groupes rebelles favorables a la FFCE et harcelant les unités des deux factions déjà présentes en organisant une série ininterrompue d'attentats dans les bases militaires et contre les convois. Il s'agissait là d'une des premières opportunités pour la FFCE de s'affirmer dans le secteur tout en recevant le soutien idéologique d'une partie non négligeable de sa population. Les forces de la CTA et de ZAFT étant en difficultés dans ce secteur, leur supériorité numérique était moins écrasante que dans toutes les autres campagnes menées par la FFCE et les maigres forces rebelles déployées sur place pouvaient, selon le commandement, gagner cette campagne et en se replier quelques mois après. Conscients de l'occasion qui se présentait a la FFCE, les forces adverses renforcèrent leurs positions dans le but évident de faire la différence par le nombre. Du coté de ZAFT, la méthode ancienne de la Guerre Subversive fut même de nouveau étudiée pour essayer de retourner l'opinion publique et de supprimer cet avantage aux forces de la FFCE. Personne ne se doutait alors qu'avec un si faible nombre de soldats engagés dans les combats, cette campagne allait rester dans les mémoires comme l'une des plus violentes depuis le début de la guerre. Tout se passa pourtant bien, au début. La progression des forces de la FFCE sur le terrain était incontestable et rapide devant des troupes affaiblies et désorganisées qui n'avaient d'autre choix que de mener un combat perdu d'avance ou de battre en retraite. Une dizaine de Mobile Suit de la CTA et de ZAFT furent capturés dans les premières semaines de l'opération, et plusieurs dizaines de soldats faits prisonniers. Mais a la fin du premier mois, les forces adverses s'étaient réorganisées chacune de leur coté et le commandement de la CTA avait en secret révisé son plan d'action sur le continent, décidée a ne pas se laisser faire sur son propre territoire. En pleine avancée sur l'Argentine, les troupes de la FFCE furent soudain prises sous un feu d'enfer de l'artillerie a longue portée de la CTA, sans moyen de riposter a cette distance. Pendant une semaine, les tirs continuèrent et paralysèrent autant les troupes de la FFCE que celles de Zaft, qui tentaient de revenir sur le front depuis le Sud du Pérou. Quand les tirs cessèrent, l'avant garde de la neuvième armée de la CTA était déployée et organisée du Nord du Brésil. Il fallait faire vite avant que de vrais renforts n'arrivent et bouleversent le rapport de force. Aidé par les guérilleros, le bataillon de la FFCE changea une nouvelle fois son plan d'action et troqua la tactique de guerre éclaire contre celle de Guérilla, la plus a même de leur permettre de tenir le coup face a des troupes ennemies Quatre fois plus nombreuses. Ce fut le début de l'enfer pour Elyas et son escouade. Rapidement, un front commun se créa dans la région Nord de l'Argentine, ou la densité de la forêt força les forces en présence a s'engager au sol a courte portée. Une infernale guerre de positions commença alors pour les forces des trois factions. Il s'agissait le plus souvent de petites unités de Mobile Suit protégées par plusieurs escouades d'infanterie qui tentaient de se frayer un chemin à travers la forêt en établissant une ligne de vue. La visibilité étant dans les faits quasi-nulle, les affrontements se résolvaient souvent dans des corps à corps éprouvants entre les fantassins tandis que les Mobile Suit se traquaient mutuellement pendant des heures dans les forêts. Ces conditions intenables firent bientôt que la plupart des unités envoyées sur place se retrouvaient rapidement isolées ou scindées en deux. La seule solution pour les forces de la FFCE, dont le sous-nombre affolant commençait a rendre la situation intenable, était de prendre des risques et de soutenir les unités isolées qui tentaient de renforcer leurs positions avec des escouades de MS rapides et aptes a les ravitailler ou a soigner leurs blessés sous le feu de l'ennemi. L'escouade d'Elyas était de ces unités. Ils parcoururent bientôt près d'une centaine de Kilomètres par jour, devant faire la jonction entre les nombreuses unités alliées qui étaient prises sous le feu permanent de l'ennemi et n'avaient d'autre choix que d'essayer de se fortifier en attendant de recevoir l'aide hypothétique des guérilléros ou d'une unité qui se serait désembourbée. Il fallait alors débarquer des munitions sous le feu de l'ennemi et rejoindre les couvertures alliées à pieds, couverts par les MS opérationnels de l'escouade pour espérer soigner les blessés qui étaient le plus souvent placés juste derrière les barricades de fortune. Pendant les mois que durèrent cette tactique de déploiement, Elyas eu l'occasion de voir la mort de près plus d'une fois. Un jour, il faillis même être assommé par les douilles éjectées par la mitrailleuse d'un MS allié en tentant de rejoindre le sien. A coté de ça, des rumeurs de plus en plus inquiétantes circulaient sur ce qui se passait là ou des escouades alliées étaient tellement isolées qu'aucune aide ne pouvait leur être apportée. On parlait de deux escouades de MS qui s'étaient retrouvées prises entre le feu des forces de ZAFT et de la CTA et avaient finies décimées. On parlait également de troupes de ZAFT de plus en plus populaires auprès les guérilleros. Et malgré la tactique employée, la situation paraissait toujours bloquée pour la FFCE. Il sembla finalement que le commandement principal avait jugé la situation dans l'espace suffisamment stable après presque quatre mois d'affrontements pour envoyer de maigres renforts en Amérique du Sud. Cependant, a peine furent-ils débarqués que la voie de l'espace fut de nouveau coupée, rendant la possibilité d'un retour par l'espace de plus en plus improbable.



      Ces renforts inespérés débloquèrent la situation et déplacèrent le front. Le soutien toujours actif de quelques résistants locaux a la FFCE acheva de permettre la réorganisation des troupes et de faire un bref bilan avant de repartir au combat. Près du quart des maigres troupes dont ils disposaient étaient prisonnières ou avaient péries, mais les pertes avaient été bien plus lourdes du coté des autres factions. Et quand a leur grande surprise, les troupes de la FFCE furent accueillies en héros par une partie des civils en marchant sur la ville de Viedma, le commandement de la FFCE décida que le moment était venu d'entreprendre une opération de plus grande envergure avant de se retirer. La cible fut désignée a la surprise générale: Il avait été décidé que la Capitale de l'Argentine serait l'objectif principal des troupes de la FFCE. L'administration du pays étant hésitante quand à l'aptitude a adopter et la prise de Buenos Aire sonnerait comme une victoire symbolique et stratégique pour des troupes en si faible nombre et désorganiserait suffisamment la CTA pour permettre aux troupes de la FFCE de se retirer autre part tandis que tous les ennemies seraient occupés a reprendre le contrôle de la ville. L'armée locale étant occupée a affronter les forces de ZAFT, ils pouvaient s'y prendre rapidement et désorganiser la CTA dans le secteur. Cependant un dernier obstacle demeurait entre Buenos Air et la FFCE. Lors de leurs actes de sabotages contre les troupes de la CTA, les résistants avaient détruits la quasi-totalité des ponts qui faisaient la transition entre le Rio Grande et le nord du Pays. Le temps était venu de les reconstruire sans tarder pour pouvoir obtenir le renfort des MS lourds fraîchement arrivés qui ne pouvaient être transportés par les airs. Elyas avait finis par acquérir une bonne maitrise de son MS après tant de combats et ne put que s'en féliciter quand il appris que son escouade allait faire partie de la première vague d'assaut, qui devait sécuriser le Nord du Pays pour permettre aux unités du génie militaire de procéder a la reconstruction rapide des infrastructures qui devaient servir a la FFCE. Ils furent ainsi envoyés en première ligne au delà des rives du Rio Grande par transport aéroporté: Direction le Nord de l'Argentine, soit plusieurs centaines de Kilomètres a franchir sans s'arrêter. Pour éviter les places fortifiées qui avaient été installées par la CTA pour protéger la capitale et couvrir la retraite des troupes du Rio Negro, le premier groupe d'assaut reçut l'ordre de contourner en passant par le Sud de l'Amazonie, qui avait récemment été déserté par les forces de ZAFT. Ce n'est qu'en tentant de rejoindre les résistants postés près du fleuve Amazone en s’enfonçant dans la forêt qu'ils découvrirent l'embuscade. Les forces de la CTA affrontaient toujours ZAFT dans la forêt Amazonienne et avaient également prévues que la FFCE tenterait de les contourner par là. Les premières forces d'assaut de la FFCE étaient isolé, en infériorité numérique, et la bataille la plus sanglante de cette campagne avait commencé. Durant une semaine, les troupes des trois factions firent du Sud de la forêt Amazonienne un véritable champ de bataille. Cela passa d'abord par un accord tacite qui fit que les troupes de ZAFT et de la FFCE concentrèrent leur assauts sur la CTA, en supériorité numérique dans le secteur. Les premiers combats achevés, la guérilla commençait et au lieu d'une guerre de positions, ce fut cette fois-ci une guerre de mouvement basé sur des tentatives d'attrition multiples qui réduisirent bientôt a néant toute possibilité de ravitaillement. La forêt étant en grande majorité sauvage, elle se révéla très hostile aux fantassins qui étaient grandement menacés par les maladies et animaux sauvages et ils furent bientôt forcés d'adopter un rythme de déplacement moins rapide en se séparant des unités de MS, qui devenaient les pièces maitresses de la bataille. L'unité d'Elyas fut ainsi privée de tout support d'infanterie et dut redoubler de vigilance. La visibilité était quasi-nulle, et la moindre embuscade pouvait être fatale. La seconde semaine vit les affrontements redoubler d'intensité alors qu'aucun renfort ne semblait être en route. Les vivres et les munitions venaient a manquer et il était courant que des escouades isolées restent silencieuses des heures durant, n'attaquant en aucun cas, même alors que des troupes ennemies avaient été repérés. Elyas manquait de matériel pour soigner ses coéquipiers qui avaient été blessés a plusieurs reprises, et l'absence de vraie formation médicale l'empêchait d'utiliser certains produits dont il ne connaissait pas la méthode de dosage. Peu à peu, les affrontements donnèrent l'impression de s'espacer devant l’affaiblissement croissant des forces en présence. Le Lieutenant Burning reçut a la fin de la deuxième semaine une communication cryptée venant d'une unité d'infanterie alliée qui s'était retranché et qui, bien que manquant de vivres, avait suffisamment de munitions en réserves pour tenir le coup et ravitailler quelques MS. Le signal était proche, le danger semblait être minime et le Lieutenant décida de les rejoindre.

      Ils arrivèrent en début de soirée et purent faire le point sur la situation avec la troupe d'infanterie qui semblait avoir été relativement épargnée par les affrontements. Leur médecin eu le temps de rafistoler les membres de l'escouade qu'Elyas n'était pas en mesure d'aider et les MS étaient désormais moins limités en munitions. Ils purent ensuite entrer en contact avec d'autres unités qui avaient établis un QG temporaire pour rassembler les troupes survivantes. Les deux escouades décidèrent de se couvrir mutuellement pendant la vingtaine de kilomètres qui les séparaient des forces alliées. Mais arrivé au QG, ils furent pris par surprise par les troupes de la CTA qui avaient elle aussi réussi a se réorganiser. De la nuit au matin, la bataille tourna au cauchemar pour les troupes épuisées qui se retrouvaient prises dans des corps à corps violents ou il devenait bien trop risqué de faire feu sur des alliés. Toutes les munitions récupérées par l'unité d'Elyas furent épuisées en quelques heures alors qu'ils essayaient de repousser les assauts consécutifs des soldats de la CTA et de ZAFT qui s'étaient également joints au combat. Bientôt, la bataille rangée tourna a un affrontement désorganisé ou chaque unité se retrouvait petit à petit isolées des autres. Durant cette nuit, des tirs d'artilleries touchèrent sans distinction les forces des trois belligérants et des pilotes de MS embourbés utilisaient les moteurs de leurs appareils comme des Lances-flammes pour repousser les soldats qui les prenaient d'assaut, donnant lieu a d'atroces hurlements qui résonnaient dans la jungle même au milieu du fracas des tirs et des ordres confus qui grésillaient dans toutes les radios du secteur. C'est cette nuit qu'Elyas vit la mort de plus près. Alors qu'ils ripostaient a distance contre un ennemi invisible avec les quelques munitions qui leur restaient, lui et ses coéquipiers firent soudain face a des MS de ZAFT qui avaient profité du fracas ambiant pour s'approcher suffisamment près pour provoquer un corps à corps entre les appareils. Les MS de l'escouade équipés pour ce genre d'affrontements firent front, profitant du plus faible nombre des MS de ZAFT présents tandis que Talia, Elyas et Rick se déployèrent en retrait et fournissaient un appui-feu relativement efficace. Mais alors qu'au plus fort de la nuit la bataille semblait ne pas vouloir s'arrêter, un soldat à pied réussit a placer une charge qui fit exploser la porte du cockpit d'Elyas. Il se faufila dans le cockpit avant qu'Elyas ne put voir a travers la fumée soulevée par l'explosion et tenta de l'égorger en utilisant une machette. Talia l'entendit hurler dans la radio et constata avec horreur qu'il se débattait avec ce soldat coordinateur. Elyas avait été suffisamment entrainé pour affronter ce genre de situations, et l'homme qui lui faisait face était aussi exténue que lui. Mais un éclat de la porte du Cockpit s'était enfoncé dans sa jambe et il demeurait sonné par l'explosion, il allait perdre prise et sa tête ne serait bien plus qu'un souvenir. Mais par chance pour lui, Talia avait un don naturelle au jeu, d'ailleurs il convient de préciser qu'il ne l'avait jamais battue au Poker. Elle calcula les chances qu'elle avait de ne pas tuer Elyas en faisant feu sur son assaillant avec une Gatling crachant des munitions conçues pour percer des matériaux lourds. Elle calcula également les chances qu'elle avait d'arriver a pied pour lui porter assistance avant qu'il ne se fasse massacrer et en conclut que le choix de la gatling était encore le moins suicidaire. Elle tira avec la mitrailleuse de son MS sur ce qui restait de celui d'Elyas en priant pour que ça marche. Et alors qu'il tentait désespérément d'empêcher l'homme en face de lui de lui trancher la gorge, Elyas vit ce même homme amortir l'impact de la dizaine de cartouches de 90mm qui arrivaient sur lui. Talia aurait joué cette nuit là sa quinte flush royale si une des cartouches qu'elle avait tiré n'avait pas violemment transpercé l'épaule d'Elyas en frôlant son poumon, le propulsant contre la partie métallique de son Cockpit et le laissant inconscient malgré la vitesse moindre du projectile, amorti par le corps du pauvre diable qui se tenait maintenant inerte devant l'entrée du cockpit.

      Quand il se réveilla, plusieurs jours plus tard, Elyas était sous une tente de fortune. Le Lieutenant Burning et la totalité de l'escouade étaient présents, et celui-ci expliqua a Elyas que des renforts avaient permis au premier groupe d'assaut de l'emporter en Amazonie, mais également que le commandement avait décidé d'arrêter la campagne d'Amérique du Sud pour éviter encore plus de pertes civiles après que la totalité de neuvième armée de la CTA était maintenant déployée autour de Buenos Air et avait rapidement repris le contrôle de toute l'Argentine. Ils s'apprêtaient donc a quitter l'Argentine, mais si la brève opportunité tactique qui s'était présentée avait maintenant disparue, la plus grande partie du plan du haut commandement avait fonctionné: Le bataillon était toujours en vie, et les déplacements des troupes adverses leur permettaient maintenant de rejoindre le quartier général d'Afrique du Sud en un seul morceau. Il comprit également que Talia était probablement le premier pilote de Mobile Suit a avoir sauvé la vie d'un de ses coéquipiers en l'arrosant généreusement a la Gatling, ce qui aurait provoqué un fou rire général si Elyas n'avait pas hurlé a cause de son épaule. Pendant quelques mois, Elyas fut ainsi envoyé en arrière-ligne le temps de récupérer suffisamment pour être de nouveau apte a rejoindre de nouveau son escouade. Pendant l'année qui venait de passer, pas loin d'une cinquantaine de Mobile suit furent abattus et malgré le faible nombre de soldats y ayant combattus, cette campagne s'était avérée éprouvante et particulièrement brutale. De nouveau sur pied, Elyas rejoignit son escouade pour recevoir les instructions du commandement. Il eut par ailleurs l'occasion de constater avec amusement que l'homme qui les avait sauvés, lui et son escouade, presque un an et demi auparavant en les envoyant en Amérique du Sud avait pour devise "S'adapter pour vaincre". Par écrans interposés, celui-ci expliqua d'abord aux hommes et aux femmes de la campagne d'Amérique du Sud de quelle manière la situation avait changée depuis leur départ six mois auparavant: La zone s'était de nouveau stabilisée sous le contrôle absolu de la CTA, seulement perturbée par des poches de résistance de plus en plus favorables a ZAFT, probablement en raison de la tactique qui avait été adoptée par ces derniers dans la dernière phase des combats. Elyas ne pouvait s'empêcher de penser que tous les efforts qu'ils avaient fournis sur ce front avaient été vains et que la CTA n'en sortait que renforcée, mais au moins ils étaient là, ils étaient des vétérans et leur tête tenait encore sur leurs épaules alors qu'ils auraient du finir prisonniers ou massacrés quelque part sur Terre. Il n'avait aucune idée du nom de l'homme qui leur donnait leurs ordres, mais il ne les avaient pas oubliés et Elyas décida que c'était un "putain de héros" pour qui il était désormais vraiment prêt a se battre. Et cet homme leur expliqua également que l'espace les attendaient, ce qui manqua de provoquer une crise cardiaque chez Elyas. Il semblait que l'Espace avait pris encore plus d'importance pendant l'année qui venait de passer, et la FFCE avait besoin d'y déployer un maximum de troupes. Mais avant cela, ils devaient partir pour le désert de Chalbi et porter assistance a des unités alliées embourbées dans des combats pénibles contre les forces de ZAFT. Par chance pour eux, le Kenya, qui bordait l'union Africaine était alors en plein référendum pour décider si oui ou non ses habitants souhaitaient rester du coté de la communauté Africaine. Ce faux élan de démocratie ne dupait personne et la grande part de coordinateurs présents dans le pays rendait évident sa ré-adhésion a l'alliance proposée par ZAFT. Mais cela permettait au moins aux trois escouades de MS qui devaient rapatrier leurs alliés coincés dans le Désert de Chalbi de s'arrêter discrètement dans la grande ville de la nouvelle Mombasa en contrepartie du versement d'une somme confortable. Elyas venait alors d'être promu Caporal, et nous étions en CE 139.



      En fait cette phrase est une référence a une des meilleures lectures que j'ai eut ces dernières années et que je tenais absolument a partager. Carbonne modifié, c'est un vrai roman noir qui se cache derrière un excellent roman cyberpunk. En plus de ça, il y a plusieurs suites dont je n'ai entendu que du bien. Bref c'est bon, Mangez-en.


      Pour préciser un peu les passages où je traite de la partie militaire de l'histoire d'Elyas, je liste ici toutes les influences qui m'ont servies a élaborer cette histoire dont on a brièvement discuté avec Allelujah sur le tchat et que j'ai modifié en conséquence pour accentuer le fait que le bataillon dont il faisait partie n'avait d'autre choix que d'adopter une tactique offensive.

      Je me suis principalement inspiré de l'assaut mené sur la base de Jaburo pendant la guerre d'un an de de la première série Gundam et qui remplit globalement les mêmes paramètres. Un territoire peu défendu par la fédération, une attaque surprise et rapide d'un faible nombre de troupes de Zéon qui devaient choisir entre ça et se faire anéantir dans l'espace et une retraite forcée après plusieurs mois (? - Pas sur pour ça par contre). Je me suis aussi repassé quelques épisodes de l'OAV MS IGLOO qui traite de situations similaires pendant la guerre d'un an, en Afrique cette fois. Pour les tactiques employées et les décisions du commandement je me suis en grande partie basé sur l'opération Rubicon de Gundam 0080, sur la manière dont ont été déployés les personnages principaux de Gundam 0083 et sur les tactiques de combat utilisées dans les terrains denses de l'OAV 08TH MS team. Voilou, juste histoire de rassurer sur la faisabilité de l'opération que j'ai décrit ici comme un chapitre annexe mais mineur de la guerre actuelle. Et puis je me disais que ça pouvait être bien d'apporter une petite pierre a l'édifice de l'histoire du forum en commençant de cette manière a détailler les combats qui ne comptent pas globalement dans la guerre mais sont bien présents, un peu a la manière de ce que Tomino avait fait avec les romans traitant de la guerre d'un an et qui étaient fortement influencés par des situations s'étant réellement produites pendant la seconde guerre mondiale, la guerre du Vietnam ou encore celles d'Indochine et d'Algérie. Ah, et pour la manière dont se termine la campagne, j'ai prit exemple sur ce qui s'était passé suite a la bataille de Richmond lors de la guerre de sécession. Les troupes sudistes s'étaient approchées de Washington mais savaient qu'elle ne pouvaient pas tenir la ville et décidèrent donc battre en retraite sans subir d'autre pertes après avoir suffisamment approché la ville pour affoler les troupes Fédérées et les obliger a se fortifier autour de la ville. Désolé de compliquer les choses, c'est juste que je traine depuis maintenant pas mal de temps sur le forum et j'ai voulu me rendre utile à l'histoire du fofo en plaçant mon personnage dans un épisode méconnu et en dehors des grands événements plutôt que de simplement faire une fiche neutre.

      http://www.youtube.com/watch?v=AtOoxiBdvBQ
      http://www.youtube.com/watch?v=9ZULhqmhv3o
      http://www.youtube.com/watch?v=D-Z6vcNX4_E

      Évidemment c'est aux modos trancher, maintenant. happy
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      Posté le: Jeu 3 Jan 2013 - 21:06
      Sujet du message: [FFCE] Elyas Gardner
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      Tout d’abord, je te souhaite un bon retour parmi nous, Elyas ! J’espère que tu apprécieras à nouveau rp à nos côtés.

      En lisant ta fiche, j’ai été assez impressionné par la qualité de ta narration mais j’ai tout de même relevé quelques points pouvant poser problèmes par rapport à l’histoire de GNG, particulièrement vers la fin de ton histoire.

      - Tout d’abord, je trouve que la transition entre la carrière de policier de ton personnage et son adhésion à l’armée (et pas à n’importe quelle armée, à celle qui se fait passer aux yeux du monde entier pour des rebelles) est un peu brusque. C’est peut-être dû à la quantité de texte qu’un détail m’a échappé. Dans ce cas-là, je m’en excuse mais dans l’immédiat, je ne comprends pas bien ce qui a poussé ton personnage à un changement aussi radical.
      - Les deux derniers points problématiques relevés sont directement liés à l’assaut que tu décris sur l’Amérique du sud. Ce territoire est majoritairement contrôlé par l’Alliance même si la ZAFT parvint petit à petit à gagner un peu de terrain. Il est vrai que la FFCE pourrait être intéressée par une tentative de venir en aide aux populations locales mais j’imagine difficilement un assaut de l’organisation pacifiste sur ce continent, en sachant pertinemment que leurs forces sont maigres et qu’ils risquent de perdre beaucoup devant ces deux grandes armées. Surtout s’ils jouent ainsi sur la durée, en sachant qu’ils ne pourront pas recevoir de renforts. Je trouve que cette partie de ton histoire colle assez peu avec les agissements de la FFCE qui sont généralement des attaques ou des interventions éclairs.
      - De plus, toujours sur ce point, tu sites une brève alliance entre la FFCE et la ZAFT mais jamais la FFCE ne ferait une alliance formelle avec la ZAFT. Ils pourraient éventuellement décider de profiter de leurs agissements mais sans plus. D’autant plus que pour la ZAFT, la FFCE reste une organisation dangereuse à éliminer.
      - Pour le RP, il faudra également un avatar montrant réellement ton personnage happy

      Je pense qu’il faudrait modifier le texte dans le but de remédier à ces points. Bien entendu, si quelque chose m’a échappé ou que tu as une question, n’hésite pas à me l’envoyer par MP.
      _________________
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      Posté le: Aujourd’hui à 08:49
      Sujet du message: [FFCE] Elyas Gardner

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