:: Mors Augusti - La Descente aux Enfers ! ::

 
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Posté le: Dim 7 Oct 2012 - 20:50
Sujet du message: Mors Augusti - La Descente aux Enfers !
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[HRP: Sujet précédant ici]

Colonie Doragon, 3h57



A cette heure-là, la colonie était plongée dans un calme souverain. Pas un seul bruit ne semblait en mesure de troubler l’équilibre silencieux qui s’installait chaque nuit sur ces immenses structures spatiales. Les hommes comme les petits animaux présents dans le parc artificiel dormaient paisiblement, profitant de l’obscurité dans laquelle était pour l’instant plongée Doragon 5. En voyant cette incroyable sérénité, personne n’aurait pu deviner que, quelque part au-dessus de la planète bleue, un terrible conflit avait actuellement lieu. Une bataille sans précédent dans laquelle s’affrontait les plus grandes forces armées du moment dans un combat crucial pour l’avenir de l’humanité. Mais personne n’aurait pu deviner ce qui s’apprêtait à se passer sur cette même colonie…

En ce moment précis, plusieurs équipes armées progressaient dans les égouts. Exactement quatre équipes, composées de quatre hommes chacune. L’une d’elle était dirigée par Full Frontal qui avait abandonné sa tenue rouge habituelle trop voyante pour une tenue noire, discrète et portée généralement par les commandos d’élites de la ZAFT. Ils progressaient à vive allure, ne se laissant perturber ni par les petits nuisibles qui vivaient là en dessous ni par l’odeur peu agréable de l’endroit. La seule chose qui ralentissait les différents groupes, c’était des petits grillages de protection qu’ils faisaient sauter avec des petites charges de faible puissance posées à des endroits stratégiques. Leur bruit pouvait ainsi être étouffé facilement…

A la surface, quatre autres équipes s’étaient également approchées de la demeure du président, utilisant pour cela de grands véhicules noirs qui passaient presque inaperçu au milieu de cette obscurité. En quelques signes typiquement militaire, ils s’étaient approchés de la propriété du Président Zala, prêt à mener l’assaut…

Un peu plus loin, deux agents de sécurités marchaient tranquillement autour de la maison du Président. Comme chaque nuit, il faisait calme et frais. Ils marchaient sereinement et discutaient tout aussi tranquillement. Effectuer ce même travail toutes les nuits depuis des années sans rencontrer le moindre incident avait amoindri la vigilance de certains gardes… Il fallait dire que le Président Zala était plutôt aimé du peuple…

- Il fait pas très chaud, ce soir…
- Non. Je suis bien content d’être en congé la semaine prochaine. Ma femme et moi, on voulait prendre quelques jours de vacances sur Celestia et emmener les enfants là-bas.
- C’est sûr que le paysage y est plus agréable. On se croirait presque sur Terre, là-bas !
- Carrément ! En plus, mon gosse n’a jamais vu un grand lac comme il y a là-bas et comme il aime les poissons et les…

Un sifflement sembla déchirer la nuit, infligeant le silence éternel à cet homme qui parlait de son fils. Son sang gicla brutalement sur le mur derrière lui, son crâne explosé par une unique cartouche de gros calibre. Son ami n’eut guère le temps de réagir. Son sang fut bientôt mélangé à celui de son collègue, sur le mur du bâtiment. Loin de là, à l’entrée du parc présidentiel, un tireur d’élite venait d’avoir raison d’eux tandis que le groupe venait d’éliminer les deux gardes à l’entrée du parc à l’aide d’armes équipées de silencieux. Déjà six victimes si l’on comptait les deux autres gardes de l’autre côté de l’habitation et pas encore un seul bruit n’avait été détecté. Il était 3h59 et dans une minute très exactement, ils rentreraient dans la maison de Patrick Zala par les deux garages se trouvant chacun à l’une extrémité. Sans attendre plus longuement, les quatre équipes se mirent à progresser rapidement à travers la cours tout en évitant les lieux où les caméras risquaient de les repérer. Ils purent finalement rejoindre les deux portes de garages, deux équipes par entrée…

- Posez les charges, magnez-vous !

Un soldat acquiesça et sortit deux petites charges de C4 qu’il apposa sur chaque côté de la porte. Ils devaient attendre le signal, désormais…
Signal qui ne tarda pas. 4h. Exactement ce qui avait été prévu !

- Go ! Go ! Go !

Deux détonations légères retentirent dans la cours. Assez fortes que pour être entendues dans l’avant-bâtiment, mais pas assez importantes que pour éveiller la méfiance des gardes dans l’arrière-demeure.

Dans le bâtiment, des gardes avaient déjà été alertés et l’un d’eux tenta d’activer l’alarme, en vain.

- Pas moyen d’activer cette fichue alarme !
- Les communications avec l’extérieur sont rompues !
- Des intrus arrivent par les garages !
- Arrêtez-les !

Mais les premiers gardes à arriver dans les garages n’eurent même pas le temps de tirer. Plusieurs rafales de mitraillettes silencieuses retentirent, tuant sur le champ les gardes tandis que les escouades de Full Frontal gagnaient le couloir principal de l’avant-bâtiment. C’est là que les premiers échanges de feu eurent lieu… Les statues présentes dans ce couloir tout comme les petites tables de bois précieux servaient de couvertures aux gardes tout comme aux agents FNE. Des giclées de sang fusaient parfois, lorsqu’un malheureux ne parvenait pas à se mettre à l’abri à temps.

Dans la petite cours qui séparait le premier bâtiment qui subissait l’assaut de celui où vivait le Président du Conseil Suprême, une bouche d’égout se souleva légèrement, laissant passer un fin câble dont l’extrémité était équipé d’une petite caméra. Les gardes dans cette cours avaient déjà gagné l’avant-bâtiment pour voir ce qui causait ce raffut… C’était parfais. En un instant, les quatre autres équipes jaillirent des égouts, privant définitivement l’avant bâtiment de toute chance de recevoir des renforts. Deux équipes dont celle dirigée par Frontal se dirigèrent vers la demeure de Patrick Zala tandis que deux autres gagnaient le premier bâtiment, décidées à prendre les gardes par derrière.

Le couloir où avaient éclaté les premiers coups de feu était désormais méconnaissable. Des statues étaient renversées et brisées. Des mares de sang tâchaient déjà le marbre blanc sur le sol et les gardes peinaient à retenir les deux équipes de Coordinateurs-Extenteds.

- Repliez-vous dans le hall ! Vite !

Les quelques gardes restant se mirent à courir, laissant les soldats de Frontal prendre le couloir et les pièces annexes. Les gardes des deux couloirs se regroupèrent donc dans le hall au moment où la porte s’ouvrait, laissant entrer les deux équipes qui venaient de passer par les égouts. Ils ne s’attendaient certainement pas à être encerclés si rapidement et le premier qui voulut prévenir ses alliés se figea sur place, recevant un couteau de lancer en plein front. La force était telle que son crane s’était fendu : il était mort sur le coup. Plusieurs rafales d’armes silencieuses éclairèrent encore une fois la pénombre dans laquelle était plongé le hall et seuls quelques coups de feu eurent lieu en signe de riposte. A 4h13, tous les gardiens présents dans l’avant-bâtiment étaient au sol tandis que les murs de la demeure étaient les uniques témoins de la violence et de la vitesse de l’assaut. Déjà, deux équipes jaillissaient du couloir est, deux autres du couloir ouest pour rejoindre celles qui étaient passées par les égouts, arrivant par le sud du premier bâtiment.

- Nous avons subis des pertes ?
- 3 hommes en tout et 2 autres blessés. Ils peuvent toujours se battre et nous nous sommes emparés de la salle de transmissions et de communication. L’arrière bâtiment est privé de tout soutien externe.
- On poursuit le plan. On rejoint l’assaut arrière. Vos équipes surveillent le bâtiment !
- Compris !

L’équipe sud regagna aussitôt la cours au moment où Frontal et ses hommes s’apprêtaient à attaquer l’arrière bâtiment. Celui où se trouvait le Président Zala ainsi que ses meilleures gardes du corps. La mission d’assassinat était loin d’être terminée…
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Posté le: Dim 7 Oct 2012 - 20:50
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Inscrit le: 09 Sep 2011
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Posté le: Dim 16 Déc 2012 - 22:20
Sujet du message: Mors Augusti - La Descente aux Enfers !
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[HRP : alors que l’event touche à sa fin, voici pour vous la conclusion de cette partie du roleplay. Bonne lecture !]

Colonie Doragon, Résidence du Président Zala, 4h17.

Cela faisait très exactement quatre minutes que les hommes de Frontal avaient neutralisés la première section du bâtiment présidentielle. Tout cela en faisant bien peu de bruit mais beaucoup de sang. N’était-ce pas là la marque d’un escadron d’élite du Blue Cosmos… ? C’était certainement ce que les journaux diraient, dès que la découverte macabre aurait lieu…
En tout cas, la mission de Full Frontal était loin d’être terminée. Devant les portes solides de l’arrière bâtiment, l’homme aux cheveux blonds, masqué et portant un uniforme d’intervention s’apprêtait à rentrer dans le dernier bastion de Patrick Zala. Il fit un geste de la main à ses hommes, désignant la porte afin de leur faire comprendre la marche à suivre. Ils acquiescèrent et quelques hommes revenant du premier bâtiment les rejoignirent. Le leader FNE acquiesça une dernière fois et la seconde suivante, deux coups de feu retentirent silencieusement, faisant sauter la serrure de la porte. D’un coup de pied, ils l’ouvrirent ensuite à la volée et deux hommes passèrent devant ceux qui venaient d’ouvrir la voie. Un garde écarquilla les yeux en constatant cette entrée haute en couleur. Cette hésitation lui couta de voir une balle se loger très exactement entre ses deux yeux et son corps glissa le long d’un pilier, laissant sur ce dernier une trainée ensanglantée. Aucun membre de l’escadron d’attaque n’apporta la moindre attention à ce corps qui n’était plus qu’un tas de chair à leurs yeux. Déjà, les équipes se répartissaient dans le hall et ouvraient les portes aux deux extrémités pour nettoyer les couloirs. Frontal et ses hommes prirent la direction de la porte nord qui menait sur un autre couloir, en direction du bureau de Zala et de ses appartements privés. Sans qu’il n’ait à en donner l’ordre, un de ses hommes posa de faibles charges de C4 sur les gonds de la porte. Voilà qui devrait la neutraliser en un minimum de bruit. Il se dépêchait mais Frontal reçut une communication durant ce temps :

- Frontal 7 à Frontal Leader, RAS dans le couloir est. Menace éliminée.
- Reçu. Allez prêter main-forte à Johnson et ses hommes… !

Il n’avait après tout pas reçu de confirmation du couloir ouest et pour cause, le dénommé Johnson était bien plus en difficulté que son collègue ! A couvert, derrière le buste en pierre d’un ancien Président du Conseil Suprême, il subissait les tirs de plusieurs gardes du corps de Zala. L’un de ses hommes était à terre, à quelques mètres de lui, se vidant de son sang.

- P***** ! C’est pas vrai ! Pourquoi ils sont si nombreux, ici… ?!

Saisissant un petit objet rond dans sa poche, il risqua de quitter sa couverture l’espace d’une seconde pour la lancer. Ses hommes encore debout comprirent la manœuvre assez vite que pour se mettre à l’abri et une seconde plus tard, un intense flash lumineux suivi d’un sifflement étrange retentissait au milieu du groupe de gardes qui furent à la fois aveuglés et déboussolés.

- Go !

Sortant de leurs cachettes, les combattants de Frontal se mirent à tirer mais certains gardes, suffisamment vifs parvinrent à se mettre à couvert à temps. Jurant un bon coup, le chef de cette unité entra en contact avec son supérieur.

- Frontal 5 à Frontal Leader, on est retenu ici, nettoyage en cours…
- Bien reçu, Frontal 5, terminé.

L’homme masqué porta aussitôt son regard vers la porte face à lui qui venait d’émettre un craquement : le C4 avait rempli son office et les gonds avaient lâchés ! D’un coup de pied, ils pénétrèrent dans le couloir encore un peu plus luxueux qui se trouvait désormais devant eux. Le système de sécurité étant désormais désactivé par ses hommes, Frontal ne s’occupa guère des caméras qu’ils croisaient ou encore des systèmes d’identifications aux portes. Ils parvenaient à avancer sans peine et puisque les gardes derrières les portes passées se faisaient plus rares, leurs éliminations se faisaient sans le moindre bruit. A pas de loup, le leader de la FNE et ses hommes progressaient désormais vers la dernière pièce du couloir.

- Nettoyez-moi toutes ces salles. Je m’occupe de Zala.

Bureau du Président Zala, 4h28

La pièce était calme et uniquement sortie de sa pénombre par une légère lumière tamisée provenant du plafond. Un bruit d’eau régulier, provenant d’un aquarium parfaitement entretenu rempli de poissons exotiques rendait l’endroit apaisant et une copie miniature de la preuve numéro une se trouvait sur la cheminée, derrière le bureau de bois précieux du Président du Conseil Suprême. C’est d’ailleurs ce dernier qui déboucha dans son bureau, non sans avoir ouvert la porte arrière à la volée. Il semblait nerveux, passablement contrarié par la situation de crise qui touchait le Haut Conseil depuis que cette base FNE menaçait de détruire tout simplement la planète bleue. Pourquoi s’excitaient-ils tous autant devant le sort de ces Naturels ? Après tout, peu importe les méthodes qu’employaient la FNE, cela réduisait considérablement l’effort de guerre ennemi. En quoi devaient-ils s’en plaindre ? S’asseyant derrière son bureau, l’ancien militaire ne parvenait pas à comprendre le comportement de la plupart de ces politiciens ! D’ailleurs, pourquoi l’un d’eux avait-il tenu à ce point à lui parler de si bonne heure ? Et via une ligne sécurisée, en plus ? Il avait intérêt à ce que ce soit important où il le lui ferait payer lors du prochain conseil ! Tapotant son bureau du bout des doigts, Zala finit par entendre son téléphone sonner. Il était 4h31…
Saisissant le combiné, il lut le nom qui s’affichait sur l’appareil avant de le porter à son oreille…

- Oui ?
- Je suis ravi de constater que vous ne m’avez pas oublié, Monsieur le Président. Je ne pouvais pas vous parler de cela en public…
- Vous êtes sur ma ligne personnelle sécurisée, j’espère que c’est important, Durandal !

Un peu impatient, Patrick se remit à tapoter son bureau de sa main libre. Il n’aimait pas cet homme et il savait que l’inverse était également vrai. Il faisait partie de ceux qui voulaient gagner cette guerre de manière détournée, préférant user de subterfuges scientifiques plutôt que de la qualité de leurs hommes et de leur force armée. Si d’autres hommes n’avaient pas éternellement voulu le brider, cette guerre se serait achevée il y a longtemps… !

- Ça l’est, Monsieur le Président. Je dois vous parler de notre futur, rien de moins !
- Dans ce cas, ne tournez pas autour du pot, le moment est mal choisi !

Il n’avait que peu de nouvelles provenant du front. Où en était l’avancement des conflits ? Est-ce que son armée avait pu faire quelque chose contre la base mobile FNE ? Il aurait préféré apprendre que, vu la puissance de feu de cette base, ses hommes étaient restés en soutien sans prendre trop de risques. Cela aurait donné le feu vert à la FNE tout en donnant le change aux Naturels sur leurs propres actes…

- Je pense que le moment est très bien choisi, Monsieur le Président. Pensiez-vous pouvoir garder secret longtemps encore votre responsabilité dans la situation actuelle… ?

Patrick Zala n’aurait certainement pas pu déterminer lequel de ses sentiments fut le plus vif et le plus fort : la colère ? La crainte d’être démasqué ? La haine ? Peut-être les trois à la fois. Et pourtant, c’est d’une voix parfaitement calme et contrôlée qu’il répondit :

- Je peux savoir de quoi vous m’accusez, Durandal ?
- Je n’accuse personne, Monsieur le Président. Je sais que vous avez fournis des fonds à l’organisation FNE afin qu’elle puisse mettre au point une arme d’un nouveau type. L’arme qui menace actuellement la Terre et la multitude de ressources matérielles et humaines qui s’y trouvent…
- Vous… !

Commençant à rougir légèrement de colère le Président réprima un sifflement méprisant. Durandal était visiblement un véritable fouineur en plus d’être un beau parleur !

- Vous n’avez pas la moindre preuve de ce que vous avancez, Durandal. Mais vos accusations ne resteront pas…
- Oh, rien ne restera de cette conversation, Patrick. Cette guerre dure depuis trop longtemps, vous ne trouvez pas ? Il est grand temps… de changer les choses. Au revoir, Monsieur l’ancien Président !
- Durandal !

Il venait de raccrocher et d’une colère noire, Zala claqua violement le combiné sur son socle. Il appuya aussitôt sur le bouton pour appeler sa garde personnelle. Il devait faire taire cet imbécile prétentieux au plus vite. Mais ce n’est pas l’un de ses hommes qui entra dans la pièce.

- Frontal… ? Comment êtes-vous…

Cette fois-ci, le visage de Patrick Zala sembla pâlir. Il avait compris ce qui se passait ici. L’appel de Durandal au beau milieu de la nuit. La présence du leader de la FNE ici, en tenue de combat signifiait clairement que ses gardes n’étaient pas ou plus à leurs postes… C’était à la fois une trahison et un coup d’état…

- Bonjour, Patrick…
- Comment pouvez-vous… Après tout ce que j’ai fait…
- Oh, je vous suis reconnaissant pour ces fonds pathétiques… Ils m’ont aidés à mettre en place une parfaite diversion !

C’était donc ça. Messiah n’était qu’un subterfuge dans l’esprit torturé de cet homme fou. Il avait sacrifié la plupart de ces hommes dans cette base mobile géante pour faire d’une pierre deux coups : éliminer le plus de Naturels possible et éloigner une partie des forces armées de ZAFT des colonies… !

- Vous n’êtes qu’un… Et que comptez-vous faire ? Me tuer ? Laissez-moi rire ! Personne d’autre que moi ne fermera les yeux sur vos actes !
- Vous vous trompez, Patrick. D’autres personnes veulent voir cette guerre finir. Les méthodes seront peut-être différentes… Mais l’important, c’est que nous l’emportons à jamais, non… ? Surtout si je peux participer plus activement à cette victoire !

Zala comprenait l’affreuse vérité. C’était Durandal. Il avait organisé tout cela, depuis certainement bien longtemps. Il avait très certainement promis quelque chose à ce traitre abject de Frontal qui avait alors organisé toute cette mascarade ! Et puisqu’il n’était pas tourné vers les colonies mais vers leurs ennemis, puisqu’il était le Président, il n’avait pas été attentif à leurs manigances… Une grossière erreur, mais il ne comptait certainement pas mourir ici !

- Nous verrons bien comment s’achèvera cette guerre, Frontal !

Sans crier gare, le Président donna un grand coup dans son lourd bureau à l’aide de ses pieds. Ce dernier se renversa aussitôt dans un déluge de feuilles et dans un fracas d’ordinateur brisé et plusieurs coups de feu retentirent. Une balle traversa le bois précieux et malgré son abri improvisé, le Président fut touché à l’épaule mais il avait déjà saisit le pistolet qui ne le quittait jamais. Sortant de sa couverture, il visa aussitôt Frontal qui se réfugiait déjà derrière une statue, dans un coin de la salle. La balle tirée par le Président frôla son dos, arrachant au passage une partie de sa combinaison qui tomba sur le sol.

- Vous n’avez aucune chance, Zala, vos gardes sont tous à terre, vous avez perdu ! Inutile de rendre les choses plus difficiles… !
- Vous ne l’emporterez pas non plus, imbécile ! Vous pensez réellement que cette vipère de Durandal aura besoin de vous bien longtemps… ?!
- Nous verrons bien. En tout cas, je profiterais de ma position plus longtemps que vous !

Sortant à nouveau de sa couverture, il tira vers le bureau… Avant de remarquer que le Président avait tout simplement quitté sa couverture. Totalement à découvert, l’ancien militaire aux cheveux bleus grisonnant explosa littéralement la tête de la statue d’une balle, mettant en danger Frontal qui était désormais en position de faiblesse. En vérité, il était pointé par l’arme de Zala.

- En fait, je ne pense même pas que vous allez prendre fonction, vermine !

Il allait presser la détente, mais la suite se passa trop rapidement. La porte s’ouvrit à la volée, plusieurs sifflements retentirent et les pupilles du Président s’écarquillèrent brusquement. Sa main trembla, mais il ne lâcha pas son arme. Au lieu de cela, il porta son regard vers son torse. Sa veste mauve se gorgeait déjà de sang, prenant une teinte pourpre. Ce même liquide envahit sa gorge, coulant à la commissure de ses lèvres et il lâcha enfin son arme à feu qui tomba sur le sol avec un bruit étouffé. Il eut le temps de jeter un dernier regard de dégout profond à Frontal qui avait été rejoint par ses hommes au bon moment. Il lui souhaitait la pire des morts, mais ne serait plus là pour la voir de ses yeux. Alors que dehors, la nuit se faisait déjà moins noire, l’homme le plus puissant des colonies s’effondra dans son bureau, au milieu des débris de bois et de pierres. Au milieu des feuilles déjà couvertes de sang… Un silence de mort tomba dans le bureau avant que Frontal ne reprenne la parole, visiblement soulagé.

- Mission accomplie. Nous partons…

En silence, les escouades rejoignirent doucement les égouts par où elles étaient entrées. Dans peu de temps, un soleil rouge se lèverait sur la colonie Doragon. La nouvelle de la mort du Président ne tarderait pas à se répandre comme une trainée de poudre prête à exploser. La Terre ne serait pas la seule à traverser une crise…
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Posté le: Aujourd’hui à 08:51
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